i'd cross the world for someone like you > dougie

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MessageSujet: i'd cross the world for someone like you > dougie    Dim 2 Fév 2014 - 0:13

Dougie et Nora

Laissez-les sans surveillance moins de trente secondes et vous pourrez les chercher dans toute une ville fantôme pendant trente minutes. Voilà  la leçon que je tirerais d’une telle expérience. Je m’étais absentée moins de deux minutes, allant chercher la boisson qu’ils avaient expressément demandés et voilà qu’ils se lançaient dans une partie de cache-cache grandeur nature. Les fourbes. M’occuper de la poignée d’enfant du groupe n’était pas la tâche la plus pénible dont on m’avait incombé, mais ce n'en était pas la plus simple pour autant. D’une moyenne d’âge de dix ans environ, ils ne représentaient même pas un dixième de l’effectif du groupe, mais ils étaient parfois capables de déployer une telle énergie –et ce, malgré la situation actuelle- qu’un peu de soutien ne serait pas de refus. Grand bien me fasse, les gosses étaient ordinairement tenables ; aussi, une des membres de l’ancienne cohorte était aussi institutrice de temps à autres, ce qui me permettait de diviser le temps de service. Néanmoins, c’était ma journée, j’étais à bouts de nerfs et il fallait que j’arrange tout ça avant de me faire taper sur les doigts.

Le soleil était couché depuis une petite heure et l’air s’était fait plus frais. Un vent léger parcourait l’atmosphère, emportant avec lui quelques grains de sable et de poussière. Seul le son lointain de pas et de quelques bribes de paroles venaient ponctuer le silence pesant alentours. Les ruines de cabanons et autres abris de fortune n’étaient que très peu et mal éclairés, compromettant la traversée de la chaussée. Une personne normalement constituée commencerait lentement à paniquer. Il faut dire, se balader en pleine nuit dans les anciennes rues délabrées d’une ville fantôme des plus glauques et lugubres n’a rien de très rassurant. Mais, il faut aussi avouer que je n’étais plus tout à fait « dans la norme ». Différente, plutôt. Comme nous tous ici. Une bouteille d’eau pleine sous le bras, je bifurquais sur la droite et passais la tête dans l’embrasure d’une porte à moitié dégingandée. C’était là l’endroit où je passais avec eux le plus de temps, peut-être qu’avec un peu de chance, ils s’y trouveraient. Parcourant la pièce du regard, je ne fus même pas étonnée de constater qu’elle ne me souriait pas, cette chance. Je lâchais un soupir guttural et profond, du genre à en retourner les morts dans leurs tombes, lorsque je perçu des voix familières et enfantines. M’approchant subrepticement d’une fenêtre aux carreaux à demi brisés, je repérais enfin ces garnements. Malgré de nombreuses réprimandes et tout autant d’avertissements, ces vils petits avaient gagné le hangar délabré qui se situait une petite centaine de mètre plus loin. Nouveau soupir. Allez Nora, t’as survécu à bien pire qu’une micro-armée d’enfants en mal de divertissement. Rebroussant chemin, je me dirigeais vers le lieu en question d’un pas ferme et assuré, bien déterminée à affirmer ma position et à leur faire comprendre que fuir lâchement pendant qu’on envoyait une gentille rousse chercher du ravitaillement n’était pas quelque chose à faire.

Ils étaient effectivement présents, tantôt chahutant entre eux, tantôt fouinant par-ci, par-là. Si je leur demandais de rester éloignés de cet endroit, c’était avant tout pour deux raisons. Premièrement, l’adjectif « délabré » n’était pas rattaché pour rien au nom de l’endroit : débris de verre et de tôles, restes de fournitures et d’objets non identifiables, tout traînait sens-dessus-dessous, tout était un potentiel danger pour ces petites  têtes blondes ; deuxièmement, certains des membres du groupe venaient ici entreposer quelques affaires ou bricoler en paix et, c’est bien connu, laisser des enfants touche-à-tout pénétrer un lieu pareil, c’était comme ouvrir la porte de la caverne d’Ali-Baba aux quarante voleurs. En résumé, une grossière erreur. A la fois tout concentrés et mutins qu’ils étaient, aucun d’entre eux n’a semblé me remarquer alors que j’entrais dans le bâtiment. Les paupières closes, j’inspirais lentement. Ce brouhaha constant commençait doucement à me taper sur le système et ayant passé une journée relativement pénible, j’étais exténuée. Je ne rêvais que d’un moment de répit, au calme, posée sur un oreiller duveteux et un matelas moelleux. Ô douce réalité ! Nous n’avions ni matelas correct, ni oreiller en plumes d’oies. 1. 2. 3. Je rouvris les yeux. Il était l’heure d’arrêter de jouer. « Nom de dieu, Andy ! Veux-tu bien lâcher ça immédiatement ?! » Accourant auprès de la fillette qui tenait un lourd maillet à bout de bras, je lui retirai immédiatement l’objet des mains. « On ne joue pas avec ça, Andy, d’accord ? Allez, aide-moi à calmer les autres, c’est bientôt l’heure d’aller manger. » Et d’un, plus que six. Bon, d’accord, plus que six et demi. A peine avais-je eu le dos tourné que l’intéressée, au lieu de raisonner ses camarades, s’était jointe à leurs petits jeux. Ça m’apprendra à me porter volontaire pour m’occuper d’eux au lieu d’éplucher des pommes de terre et de faire cuire des miches de pains. Au moins, les patates, ça ne vous fout pas la migraine. Mon jugement à l’air assez rébarbatif, pourtant, tout le monde sait que je les aime, ces mioches, disons simplement que c’était la mauvaise journée. Peut-être était-ce dû au syndrome prémenstruel, une carence en vitamine D, un début de rhume ou que sais-je. « Ça suffit maintenant ! Arrêtez de chahuter ! » M’avançant vers un duo de garçonnets qui se livraient un combat de bâtons de bois digne des plus grands chevaliers de la table ronde, je ne remarquai pas qu’un individu avait fait son apparition dans le hangar. Du moins jusqu’à ce que celui-ci pousse un juron après qu’un bruit sourd résonne dans l’air. Me précipitant vers le nouveau-venu, sans pour autant prêter une note attentive à son identité, je me baissais afin de ramasser ce qu’un des enfants avait dû faire tomber de ses  bras chargés en le bousculant et le lui tendis avec un sourire empreint de culpabilité. « Je suis désolée, je ne sais absolument pas ce qu’ils ont ce soir, ils sont complètement survoltés ! C’est à peine--» En croisant les pupilles de l’inconnu, je me stoppais net. J’étais ainsi figée, l’incompréhension peinte sur le visage, la mâchoire décrochée, les yeux exorbités. Non. Non, c’était impossible. Ça ne pouvait être vrai. Ça ne pouvait pas être lui.  « ...Douglas ?»

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Dernière édition par Nora Aldrin le Mer 12 Mar 2014 - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i'd cross the world for someone like you > dougie    Lun 10 Fév 2014 - 21:48

Dougie et Nora

« je laisse tomber Léon, c'est plus la peine. » Le jeune homme passe une main dans ses cheveux spontanément, alors qu'il se baissait pour cueillir quelques herbes. Tous les deux étaient sortis hors du campement pour faire une ronde. Depuis le traumatisme crânien vécu par le blondinet, Léon s'était vraiment occupé de lui, quitte à le materner un peu trop. Un vrai papa. De toute façon, les gens du campement ne le laissaient jamais sortir seul. Pourtant, quand il était au campement, Dougie passait pratiquement des jours entiers sans avoir le besoin de parler à quelqu'un, et sans que ces derniers ne lui adressent la parole. Mais, dès qu'il prépare son sac pour partir en douce, et trouver des nouvelles idées d'explosifs, quelqu'un se précipitait toujours pour l'accompagner. « Tu ne peux pas laisser tomber, c'est ta vie, Doug. » Au départ, chacun sortait à son tour des excuses... avec le temps elles devenaient de plus en plus invraisemblable. L'idée de partir en quête de nourriture alors que vous rentriez à peine de votre précédente sortie le laissait perplexe. Et puis, il avait fini par gueuler un bon coup, disant qu'il n'était pas un gamin. Après tout, Doug ne les avait pas attendu pour prouver qu'il valait le coup. Autrement, il n'aurait pas eu la responsabilité des explosifs... Alors, avoir des souvenirs ou pas... qu'est ce que ça pouvait bien changer à ses sorties ? Mais non, ils ne voulaient pas comprendre. « On ferait mieux de rentrer, j'ai tout ce qu'il me faut. » Dougie veut enterrer la conversation une bonne fois pour toute. Il avait baissé les bras, pour ça du moins. « Et puis arrête de jouer au psychologue. J'ai pas besoin de tout ça pour faire des explosifs du tonnerre ! » Il sourit, décidé à faire sourire son ami à son tour. Histoire de lui changer les idées, ainsi que de conversation. Mais l'humour ne semblait plus suffisant. « Est ce que t'essayes vraiment ? » Pour première réponse, Léon obtint un doigt d'honneur.  « Comment veux tu que j'essaye de me souvenir de quelque chose dont je ne me souviens pas ? » Bah oui, arrêtez de le prendre pour un flemmard. Il ne pouvait juste pas. La conversation s'arrête là, pendant les quelques minutes de trajet où tous les deux soucieux, n'échangèrent aucun mot. Son ami, fatigué, décida d'aller se reposer alors que Dougie, hyperactif, voulait se rendre au hangar pour un peu de tranquillité. La nuit tombait et il aurait donc bientôt la paix pour travailler. Néanmoins, Léon se ravisa un instant pour lui lancer. « Et pourquoi tu ne t'inspires pas de ce que tu connais ? »


Laissant là cette question sans réponse, Dougie s'avança vers le hangar en marmonnant. Les leçons de moral l'irritait de plus en plus. D'ailleurs, sa zone de tolérance était de plus en plus limitée. Il en avait marre de tout, tout le temps. Tout ce qui comptait pour lui c'était ses explosifs, ses bombes : ses meilleurs amis. S'enfermant dans cette bulle, il oubliait toute relation sociale. Sûrement parce que ça lui faisait mal : de quoi pouvait-il bien parler ? Dougie ne se souvenait de rien, même pas de son niveau à World of Warcraft. Plongé dans ses pensées il ne fit pas tout de suite attention au boucan qui se tramait tout autour de lui, prenant sur lui pour ne pas bousculer les gamins. L'amnésique sortit de son sac une fiole qu'il souhaitait utiliser pour une nouvelle création. De quoi y passer toute la nuit : de quoi éviter de remuer ses mauvaises pensées. Mais patatra ! Ses enfants qui jouaient autour de lui, par un geste maladroit, firent perdre l'équilibre au blondinet. Un instant assez, pour qu'il lâche ce qu'il tenait dans la main. « Bordel de merde ! » ragea t-il, lançant un regard noir aux enfants qui venaient de crier un oh général signe d'un adulte-qui-dit-un-gros-mot-mais-ne-s'excuse-même-pas. Il aurait voulu faire une réunion d'élèves sur la minute, pour discuter des punitions pour ses petits garnements. Excédé, il se retint pourtant, s'abaissant pour ramasser ses autres produits, tombés à terre mais heureusement intacts. Une voix féminine se fit alors entendre. Voilà la baby sitter overbookée qui venait lui prêter main forte. C'est trop tard maintenant, pensa t-il, agacé. Mais une voix à l'intérieur de lui lui intima de se taire pour une fois. Pourquoi ? Il n'osait comprendre. Il leva les yeux vers elle, un peu intrigué par sa réaction. « Douglas ? Who. Il paraît que c'est comme ça que je suis sensé m'appeler...mais tout le monde m'appelle Dougie. D'ailleurs, comment ça se fait que tu connaisses mon prénom ? » il tourne la tête sur le côté, encore plus perdu que d'habitude. « On se connait ? » demanda t-il, un peu penaud. Son regard passa en revue les traits fins du visage de la rouquine devant elle. Quelque chose semblait si familier, comme s'il connaissait déjà chacun de ses traits depuis toujours. Est ce que le traumatisme lui avait donné un don de voyance ? Qui sait ? Après des histoires d'aliens à deux dollars, il n'était plus à ça près.

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MessageSujet: Re: i'd cross the world for someone like you > dougie    Mer 12 Mar 2014 - 19:02

Dougie et Nora



Est-ce que vous connaissez cette impression ? C’est comme si, à chaque pensée, on écrasait votre palpitant d’une seule poignée de main. Qu’on le tordait dans tous les sens, comme pour en essorer tous vous sentiments. Est-ce réel ou n’est qu’une simple machination de votre esprit ? Le tout, causé par un manque. Une ou plusieurs personnes, chères à vos yeux, qui mystérieusement, disparaissent de vos vies, sans votre consentement. Vous vous retrouvés là, seul, toujours en quête de ces êtres, comme un drogué en mal de came, comme un ivrogne loin de sa dose de gnôle. Et plus le temps passe, plus ça s’intensifie. Plus les larmes coulent et plus ça fait mal. Putain, ouais, ça fait mal. Alors, vous vous accrochez au fol espoir qu’un jour ou l’autre, la chance vous sourira et que le vide sera enfin comblé. C’est ce que je ressens, c’est ce que je pense, c’est ce que j’ai fait. Des jours, des mois, plus d’un an aujourd’hui, que j’attends patiemment que ma vie retrouve son aspect d’antan. J’ai perdu mon père, j’ai perdu mon meilleur ami, j’ai même perdu Butch, mon chien. Il était absolument hors de question que je me perde, moi aussi. Alors oui, peut-être que l’adage « on sait ce qu’on a seulement lorsqu’on le perd » est véridique mais le plus important, ce n’est pas de laisser mourir ses aspirations. On dit aussi que rêver c’est à demi réaliser. Et dieu sait que j’ai rêvé, songé, imaginé tous les scénarios possibles, dans les moindres détails.  Le plus souvent, mon cœur était porté dans l’idée que dans le futur, je vivrais de putains de belles retrouvailles, débordantes de joie, dégoulinantes d’amour et de vie. Le type de scène tirée d’une comédie romantique à deux balles, celle où les protagonistes, malgré les obstacles qui sèment leur chemin, finissent toujours par se retrouver et vivent heureux jusqu’à la fin des temps. Le genre de moment où, sous l’euphorie, l’effusion de joie et d’affection, la seule chose à peine décente qu’ils trouvent à faire, c’est de se jeter dans les bras l’un de l’autre ; affichant ainsi leur complicité et leur proximité au reste du monde.  Mais dieu sait également que les choses ont changés. Les rêves sont devenus un luxe et la réalité plus dure encore. Avec l’invasion, le tumulte causé par celle-ci, c’était la peur qui avait commencé à naître dans mon esprit. La peur de retrouver mes proches totalement métamorphosés, hôte de parasites, plus vils et traîtres encore que n’importe quelle maladie orpheline au nom imprononçable. Puis, le nœud dans mon cœur s’est soudainement transplanté vers mon estomac quand mes yeux ont croisés les siens. Mon vœu a été entendu. Le destin a réuni les deux voisins à nouveau. Mais, pour ne pas changer, il y avait une ombre sur le tableau. Semblerait que j’aurais dû ajouter la mention « se rappelle de sa meilleure amie » dans mon souhait. La mâchoire toujours décrochée, les yeux passant de droite à gauche, j’essayais vainement de comprendre la situation. Je sais que ça fait un bail que j’étais pas chez le coiffeur et que l’utilisation de maquillage n’était pas de l’ordre des tâches quotidiennes, mais tout de même, je n’avais pas changé au point que Dougie ne me reconnaisse plus, si ? Ou alors, c’était une blague. Oui, ça ne pouvait être que ça. Avec la tête penchée sur le côté comme un chiot marqué par l’incompréhension, la seule chose qu’il avait trouvé à dire c’était « On se connait ? » Ahahah. Bien joué, Doug, j’ai presque rit. Allez maintenant, arrête de blaguer et souris-moi un peu. Sauf que les secondes s’écoulaient lentement et rien ne se passait. La faible dose d’adrénaline que j’avais ressentis lorsqu’il s’est mis à parler est retombée, laissant doucement place à un ressenti bien plus déplaisant, quoi qu’abstrait : le vide. Continuant à arborer une expression consternée sur le visage, je finis par me rendre compte que mon interlocuteur attendait une réponse à sa question. « Si on se connaît ? Pas qu’un peu, je dirais. » Je ne savais pas quoi éprouver, quoi dire, quoi penser, quoi faire. Je n’ai jamais été très douée pour les relations, encore moins avec les représentants du sexe opposé. Mais je me devais de faire un effort. Le seul problème, c’est que, malgré avoir songer des nuits entières durant, je ne m’étais pas parée à l’éventualité qu’il ne me reconnaisse pas. Ça doit être pour cette raison que mon subconscient a soudainement pris le dessus, et que je me suis mise à lui enchaîner : « Mais toi, tu n’as pas l’air de me reconnaître. Je suis Nora, Nora Aldrin, on était voisin avant et… » Les mots ne sortaient plus. Les larmes, elles, me montaient aux yeux. Je détournais le regard, feignant d’observer la pièce dans laquelle nous nous trouvions. Les enfants étaient toujours là et ne prêtaient aucune attention à notre conversation. Les-trucs-de-grands, ça ne les intéressent que rarement. Pour me changer les idées, j’établi un rapide compte de ma troupe qui se trouvait être au complet. Lâchant un léger soupir, soulagée de ne plus avoir à courir après eux, surtout dans un moment si décisif, je reportais mon regard sur la crinière blonde et sauvage que je connaissais depuis déjà tant d’année. Il ne parlait pas. Moi non plus. ll semblait attendre que je continue ma tirade, mais je n’étais pas encore prête. Je préférais détailler son visage. Un poids invisible s’est soulevé, lorsqu’après une fine analyse de ses traits, j’ai finalement constaté qu’il n’avait, en apparence, pas changé. Seule l’habituelle lueur qui jadis illuminait ses pétillantes prunelles semblait avoir faibli. Subitement, ces dernières rencontrèrent les miennes, agissant sur mon corps comme une décharge électrique qui me fit prendre conscience que les secondes s’écoulaient toujours. « On était très proche, commençais-je, des meilleurs amis, en fait. » Je devais me retenir de ne pas le toucher. Mes bras n’aspiraient qu’à étreindre sa taille et ma tête qu’à s’appuyer sur son épaule, comme à chaque fois, lorsque je me blottissais contre lui quand tout allait mal et que j’avais besoin de réconfort. « Tu.. tu ne te souviens vraiment de rien ? Pas même de ce  qu’on… de ce que tu faisais avant l’attaque ? » Je faisais de mon mieux pour distiller les questions au compte-gouttes mais je voulais savoir. Je voulais tout savoir, ce qui lui était arrivé, pourquoi, quand, comment. Mais j’avais peur de le brusquer. Et si finalement, il n’était plus le même qu’avant ? Si nous retrouvions jamais notre relation de l’an passé ?

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