WILLY ○ La peur... Une arme primitive mais efficace.

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MessageSujet: WILLY ○ La peur... Une arme primitive mais efficace.   Dim 14 Avr 2013 - 19:51

Le noir. Ou plutôt le Noir. Il était partout, présent à chaque instant, à chaque minute, à chaque heure. Adrian le savait bien et il aurait sans doute dû s'y habituer, lui qui le côtoyait depuis... Depuis quand déjà ? Depuis longtemps. Si les secondes passaient, elles n'en n'étaient pas moins interminables et la longue solitude dans les ténèbres ne semblaient pas avoir de fin. Et quand le jeune homme quittait l'obscurité de son refuge, il était ébloui par la rudesse du soleil new-yorkais, ce soleil même qu'il jugeait autrefois insuffisant. Enfin cela arrivait rarement, les extra-terrestres rôdant partout, tout le temps, depuis déjà tant de temps. Arrête de divaguer. Adrian sursauta, pris par surprise par la voix intérieure qui lui parlait si souvent, et se redressa. Il ne s'était pas rendu compte qu'il s'était égaré. Combien de minutes ? Combien d'heures ? Il n'aurait su le dire. De toute façon, tout était noir et glauque. Pire que dans les jeux vidéos qu'il aimait autrefois. Il secoua la tête pour mieux d'ancrer dans la réalité qu'il fuyait pourtant souvent. Eh bien, tu devrais te bouger un peu Cher. Son âme était toujours présente, toujours là à lui murmurer des conseils. Bien sur que je suis toujours là Cher, tu ne pourrais pas te passer de moi. Et le pire, c'est que c'était vrai. Le jeune homme, à moitié forcé par ses parents, avait bien essayé de la faire partir. Les médicaments avaient fonctionné, muselant son autre partie de lui-même, mais le silence qui en résultait était simplement insoutenable et il avait tenu quoi... Cinq mois ? Cinq mois au bout desquels il avait simplement fait semblant : semblant d'être seul avec lui-même, son âme et son esprit ne faisant plus qu'un. Et bien sur, c'était faux. L'âme était toujours là, à murmurer ou hurler. Même quand elle demeurait silencieuse il la sentait, à l’extrême limite de son esprit. et il ne comprenait pas : Pourquoi les autres ne parlaient-ils pas de leur âme ? Pourquoi étaient-ils tous seuls ? Était-il le seul à posséder une amie intérieure ? Un second lui-même aimant voire un peu collant ? Tu as simplement l'esprit plus ouvert Adrian. Arrête de te poser autant de questions.

« Ben voyons. T'as qu'à y répondre, j'éviterais de rabâcher. »

Si Adrian avait longtemps dialogué mentalement avec son âme, ces derniers temps il avait pris l'habitude de lui répondre à voix haute, seul son rassurant dans cet endroit. Je ne connais pas la réponse, je te l'ai déjà dit. Tu es peut-être unique en ton genre ? Ouais, peut-être que c'était ça. Ses parents n'en avaient jamais cru un mot. Ils avaient juste gardé ça secret, ne mettant dans la confidence qu'un psychologue. Selon eux, leur fils avait un problème et il fallait le régler rapidement. Mais Adrian savait parfaitement qu'il n'avait aucun problème. C'était les autres, si confinés dans l'espace de leur propre esprit qu'ils n'en entendaient plus leur âme, qui avaient un problème. Belle philosophie Cher. On mange ? On a faim je te signale. Tu reprendras tes réflexions après. Le jeune homme prit cinq secondes pour réaliser que, en effet, leur corps commun mourrait littéralement de faim et surtout, de soif. Il va falloir qu'on sorte, tu sais ?

« Sans blague. Si t'as rien de mieux à dire, tu ferais mieux de la fermer. »

C'est pour toi que je le dis. Tss... Adrian quitta le mur contre lequel il était assis depuis la veille et entreprit de rassembler quelques objets dont un arc qu'il avait déniché, un petit pistolet et une gourde presque vide. Garde ça pour la route, chouchou.

« Non, tu jures ? »

Et le duo se mit en route, un sac jeté sur l'épaule. Où ils étaient ? Dans les profondeurs des égouts de New-York. Où ils allaient ? Ça, ils l'ignoraient encore. Généralement c'était au gré de leurs pas, de leurs trouvailles et de leurs découvertes. Ils prirent trois secondes pour jeter un coup d’œil dans une flaque. T'as une traînée noire sous l'oeil Cher. Et sans répondre Adrian reprit la route, se frottant machinalement la pommette jusqu'à l'irriter. Marcher, marcher. Dans le noir, dans le noir. C'était comme une comptine que le jeune homme et son âme fredonnaient mentalement, s'encourageant mutuellement.

Attends ! Arrête-toi. Là, de suite. Adrian !

Adrian s'immobilisa avec un temps de retard, surpris par l'urgence qu'il percevait dans la voix de sa colocatrice mentale. Il se rapprocha du mur, serrant fermement le petit arc entre ses doigts, et tendit l'oreille jusqu'à entendre ce qui n'existait pas. Et ce qui existait. Tu entends ?

« Oui, des pas, là-bas, à cent mètres devant nous. »

Murmure plus bas ! Adrian se retint de râler - comment pouvait-il murmurer plus bas ? - et s'avança lentement. Où tu vas, débile ! Il ne prit pas la peine de répondre et, malgré les soupirs et les bruits agacés de son âme il se mit à trottiner silencieusement. Les courses dans les égouts, il en avait l'habitude. Tourner en rond faisait passer le temps et courir le faisait passer plus vite. Mais ne cours pas !

« C'est peut-être... Une de ces choses. »

Bah justement, tu lui fonces dessus toi ? Ben oui, apparemment. Adrian voyait l'intersection, tout au bout, juste devant lui. Les mètres défilaient sous ses pieds et il prenait lentement de la vitesse, accélérant encore à chaque pas. Il savait que s'il calculait bien, ils se rentreraient simplement devant. Sinon... Un véritable boulet de canon passerait devant ou derrière l'inconnu. Dans tout les cas, l'autre serait celui qui serait pris par surprise. Arrête-toi chouchou... S'il te plaît.

Et l'intersection arriva.
Et Adrian le percuta.

Il heurta brutalement l'étranger, l'inconnu, la chose ou... L'homme et chuta tout aussi brutalement. Il s'érafla le coude et resta à plat ventre trois bonnes secondes, complètement sonnée. Son âme, tout aussi secouée, ne trouva pas grand chose à dire excepté : Tu as toujours la tâche noire sur la joue.

« Merci de la remarque, ça va m'aider. »

Il se releva en vascillant et cligna des paupières en voyant le sol se rapprocher un peu trop rapidement. De minuscules paillettes dansèrent et frétillèrent devant ses yeux. On a un peu trop faim peut-être.

« Mmh... »
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MessageSujet: Re: WILLY ○ La peur... Une arme primitive mais efficace.   Sam 25 Mai 2013 - 10:49

New York. Cela faisait étrange de voir cette grande ville déserte et silencieuse. Ils étaient arrivés à dans la ville le jour même, dans le mince espoir de trouver quelqu'un. Mais ils avaient cherché toutes la journée et n'avaient rien trouvé. Lorsqu'ils étaient en dehors de la ville, ils pouvaient se cacher dans la voiture durant la nuit, mais ils avaient cependant dû laisser la caisse dans la banlieue. Le bruit aurait alerté les Aliens, ou ses humains possédés, il ne savait plus comment les appeler... Toujours au milieu des grattes-ciel, William se tourna vers Helen et Aidan. Cela faisait quelques heures qu'ils marchaient au milieu des rues et des avenues de la Grosse Pomme et il savait que cela commençait à devenir dangereux. Il fallait trouver une planque ou un moyen de se déplacer discrètement et à couvert. Ils pouvaient toujours se réfugier dans ces buildings, mais il y avait des chances de faire de mauvaises rencontres. Il fallait qu'il réfléchisse, et vite. De plus, la nuit allait tombée dans quelques heures. Il est vrai qu'il serait plus facile de se cacher dans le noir, mais, malheureusement, c'était aussi valable pour les Aliens. Son pied heurta alors une plaque d'égout qui sortait légèrement du sol. Les égouts, les entrailles de la ville. Il n'y avait sûrement personne là-dedans... Et c'était sûrement moins risqué qu'à la surface, dans les rues...

-On va aller dans les égouts, ce sera plus prudent.

Helen acquiesça de la tête et frotta avec affection les épaules de son fils. William leur sourit pour tenter de les rassurer car il comprenait tout à fait qu'ils aient de la réticence à plonger dans les égouts. Il leur fit un petit "Allez" d'encouragement tandis que Helen descendait la première par l'échelle. Aidan s'engouffra ensuite dans le trou. Will ferma la marche et referma la plaque. Une fois que ses pieds touchèrent le béton, il regarda rapidement les lieux. Les égouts étaient éclairés par une faible lumière. Au moins, cela leur permettait de voir où ils mettaient les pieds. Que faire maintenant ? Rester là, ou continuer d'avancer un peu ? Il savait que de temps en temps, il y avait des puits de lumière naturelle dans les égouts. Cela leur permettrait sûrement de savoir quel était le moment de la journée. William décida alors de continuer d'avancer, histoire de trouver un endroit peut être meilleur que celui-ci. Ou du moins, moins pire... L'odeur n'était pas forcément très agréable et Will vit Aidan faire une grimace de dégoût. Cela fit sourire son beau-père qui ouvrait la marche.

Cela faisait quelques minutes qu'ils déambulaient dans les égouts, quand, au bout d'un moment, il leur sembla entendre un bruit et plus spécifiquement, une voix, suivie de bruits de pas. William arrêta sa petite troupe et s'avança prudemment jusqu'au prochain virage. Là, il hésita quelques secondes avant de se lancer dans l'intersection. Il n'aurait pas dû. La seconde d'après, il se retrouva sur le sol avec un mal de tête engendré par la percussion de son crâne avec le béton des égouts. Quand il se redressa (avec un peu de difficulté tout de même), il vit que c'était un homme qui l'avait percuté. Il lui sembla que l'inconnu eut dit quelque chose mais William ne put comprendre ses paroles. Était-ce une de ces personnes infectées par les Aliens, les Hosts ? Peut-être était-il en train de faire un rapport ou quelque chose d'autre ?

-Qui êtes-vous ?!

Cette phrase n'avait rien d'intimidant en soi, surtout quand on ne possède pas d'armes pour menacer son inconnu d'interlocuteur...
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MessageSujet: Re: WILLY ○ La peur... Une arme primitive mais efficace.   Lun 27 Mai 2013 - 16:33

Joyce s’écarta de l’horrible chose qui lui tenait compagnie. Certains auraient appelé cela un chien, pour elle s’était un tas d’os poilu qui savaient mieux que quiconque dénicher des puces et autre cochonneries dans le genre. Joyce avait promis à Adrian qu’elle sortirait son « chien » des égouts en même temps qu’aller chercher de la nourriture. Cela faisait plusieurs jours qu’elle et son nouvel ami n’avait pas mangé et lorsqu’elle était tombé sur des provisions, elle n’avait pas hésité une seule seconde. Elle avait nourrir la bête, la chose, le truc, puis elle, et puis avait mis tout ce qu’elle pouvait dans son sac de randonné. Ensuite, la chose s’était compliquée. Elle était redescendu dans les égouts, avait à peut prés réussis à trouver le lieu où elle et Adrian s’était fixé rendez vous et l’avait vu.

Un type, avec une femme et un môme – sur le coup Joyce avait envie de rire en pensant que certaines personnes n’avaient rien de mieux à faire que d’emmener leur famille faire un trip dans les égouts, puis elle s’était souvenue de la situation actuelle. Il semblait un peu perplexe de voir un homme – Adrian donc – allongé à moitié sonné par terre. Joyce arrivait par derrière et ne voyait pas trop dans quel état était son ami. « Fait que se ne soit pas trop grave, il va encore délirer tout seul pendant une heure sinon… ». L’homme s’avança et d’une voix que la jeune femme n’arrivait pas à qualifier, demanda qui il était. Franchement, ce n’était pas vraiment la question à poser à un homme à terre, à moitié sonné…

Je suis ton père.

Bon, c’était partit tout seul. Joyce avait dit ça tellement sérieusement que l’homme se retourna d’un coup, suivit par les deux autres. Oups, peut être allaient-ils la menacer ou, la prend pour une dingue tout simplement ?

On se calme, on se calme… Faut pas être tendu du string comme ça ! J’suis comme vous, humaine. Et le type par terre ben… Il vous fera aucun mal j’vous assure.

Elle les contourna, suivit de l’horrible chien et lui redonna de rester loin d’elle. Manquerais plus qu’il pense qu’elle l’aimait bien ce sale cabot. Elle se pencha vers son ami et lui chuchota au creux de l’oreille « Maman est là, elle a trouvé de bonne lasagne…. » Bon, c’était archi faux, elle avait trouvé du thon en boite et des saladières mais bon, au pire, c’était pas mal et ils n’allaient pas se plaindre. Elle lui donna son sac et se tourna vers les trois autres. Bon, ils n’allaient pas rester éternellement si ? S’il était perdu, elle voulait bien leur donner un chemin qui pourrait éventuellement les menait à un endroit moins dangereux. Ou peut être fallait il qu’elle se comporte comme un être civilisé, ce qu’elle n’avait pas pu faire pendant tellement longtemps, sauf avec Adrian mais lui, c’était un cas à part. Il était adorable, mais un peu… étrange. Ouais, étrange c’était le mot. Au final, ils avaient quand même réussit à devenir potes, à bien s’entendre et même à s’organiser. Pour le moment, ils voyageaient même ensemble enfin, si voyager dans les égouts était considéré comme un « voyage ».

Au fait, je suis Joyce. Et vous, vous êtes… ?
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MessageSujet: Re: WILLY ○ La peur... Une arme primitive mais efficace.   Mer 29 Mai 2013 - 18:48

Eh bien, la prochaine fois, on ne partira pas directement, chouchou. Ta gueule, mais ta gueule ! Adrian aurait tellement aimé lui répondre ça, lui balancer ces deux petits mots chaque fois que son âme se prenait à ouvrir la bouche pour l'emmerder royalement... Mais il savait aussi qu'il serait devenu cinglé sans elle, que la solitude aurait été trop forte et qu'il serait... Mort ? Oui, quelque chose dans ce goût-là. Les paillettes virevoltant toujours dans son champ de vision - qui ne voyait au final que le sol sale des égouts - Adrian se redressa plus lentement cette fois-ci et aperçut l'homme. Les hommes. Le groupe d'humain. Ou d'extra-terrestres. bref, des envahisseurs dans tous les cas, des choses qui viendraient prendre possession de son territoire, la seule partie de la ville où il pouvait encore déambuler sans risque. N'oublie pas Jojo'.

« C'est Joyce, pas Jojo', débile. »

Vexée, l'âme se replia au fond de son esprit et Adrian y vit enfin plus clair, sans autres pensées venant parasiter sa réflexion. La conversation, mentale d'un côté, à mi-voix de l'autre, surprenait généralement les gens - ou les choses qui faisaient désormais office de gens - mais Adrian avait l'habitude. En fait, il n'y faisait presque plus attention. Et puis il n'y avait pas grand monde qui lui jetaient des regards perplexes aujourd'hui, si on oubliait les rats. Dans un sursaut le jeune homme se souvint de l'immense groupe de gens et se redressa complètement d'un seul coup, les étoiles reprenant leur danse frénétiques devant lui. Fermant les yeux le temps de se reprendre il entendit alors le halètement caractéristique de... Ta crétine de chose poilue.

« Je t'emmerde, tu le sais ça ? »

Attrape ton arc, au moins. Je n'ai pas envie de mourir à cause de ton manque de réactivité. Tss... Adrian se permit de lever les yeux au ciel, donnant simplement l'air d'être complètement à l'ouest, et rata un but le l'étrange conversation. Toutefois il sourit vaguement en entendant les paroles de Joyce : Je suis ton père. Tendu du string. De bonnes lasagnes. Ah !

« Joyce, il faut les tuer. »

Si le ton d'Adrian ainsi que son expression n'avaient pas été aussi sérieux, on aurait pu croire qu'il plaisantait. Mais c'était loin d'être le cas. Après tout ces choses avaient découvert leur cachette - voilà d'ailleurs que Joyce leur faisait la conversation - et elles ne tarderaient pas à les dénoncer. Voyant que son amie poursuivait les présentations, Adrian se releva d'un bond, vacillant légèrement contre le mur grisâtre des égouts. il tendit la corde de son arc. Oui, oui, ils le méritent ! Le ton enthousiaste de l'âme agaça vivement le jeune homme.

« Sérieux, il t'arrive de la fermer ? Bien sur qu'ils le méritent. » Il reporta son attention sur les trois personnes - soit un grand groupe - et poursuivit, comme si de rien n'était. « Adrian. Vous savez, c'est chez moi ici. Et chez Joyce. Ainsi que chez mon chien. »

Au mot chien l'animal dressa les oreilles en remuant la queue, subitement ravi. Non, finalement, garde-les encore un peu. On pourrait essayer... D'autres trucs ? Adrian imagina sans mal le petit coeur ponctuant les paroles de l'âme et il ne retint pas un sourire. Comme quoi, même elle avait toujours le mot pour rire. Les blagues personnelles étaient bien les meilleures.

« Non, en fait, on va attendre un peu. Aller aller, invités d'honneur, passez devant. »

Le sourire du jeune homme s'agrandit encore un peu et il leur fit signe, du bout de sa flèche, de suivre la galerie. Adrian jeta un coup d'oeil dans le sac de Joyce, en retirant deux-trois trucs à manger, et les suivit, prêt à n'importe quoi. Sécurité avant tout, n'est-ce pas ? On va bien s'amuser, hein ?

« T'inquiète, 'sont pas armés de toute façon. Et puis Joyce et le chien sont là. »
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