A thousand years later… With L. Skye Evans

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MessageSujet: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mer 15 Jan 2014 - 18:50


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Skye & Liam



Les mains dans les poches, la barbe vieille de plusieurs jours et les cheveux en bataille, je errai, comme tous les autres survivants. Peu d'entre nous discutait pour passer le temps. Il était préférable de rester discret, et pour se faire, éviter d'être bruyant. Quelques jours avant, la cohorte que j'avais espéré rejoindre était venue à moi. Enfin… elle était venue à Orla plus exactement. Avant que l'invasion et tout le reste arrive, j'avais pas eu l'occasion de tisser des liens forts à cause de mon métier. En dehors de ça, le nombre de survivants est tellement faible que je n'ai absolument aucune chance de retrouver des personnes de mon entourage. Déception, tristesse et faiblesse m'accompagnent maintenant au quotidien.
Alors que mes pensées ne cessaient de me rappeler les moments de ma vie pendant lesquels j'étais heureux, une fillette blonde, quoique plutôt brune à cause de la saleté que l'on a du mal à faire disparaître, visiblement plus triste que moi, semblait se laisser mourir dans un coin, de manière à ce qu'on l'oublie et que l'on reparte sans elle. Il n'en était pas question ! Je fis un pas ou deux dans sa direction espérant que mon mouvement capte son regard, mais c'était un échec. M'approchant encore, je finis par me mettre accroupi devant elle, à lever la tête espérant croiser ses yeux chagrinés. Je m'attendais à les trouver remplis de larmes, mais encore une fois je me trompais. Même elle elle était plus forte que moi… Cela faisait maintenant quelques minutes que j'espérais qu'elle me regarde. "Hey…?" À cet appel sans réponse, je pris les mèches qui cachaient légèrement son visage pour les lui mettre derrière l'oreille. "Je veux ma maman." Me dit-elle d'une petite voix mélodieuse. Malheureusement, si sa maman n'était pas à côté d'elle là maintenant tout de suite, il n'y avait aucune chance pour qu'elle le soit à nouveau un jour… Mais je pris la ferme résolution d'essayer de lui rendre une partie de sa maman. Sans plus attendre, je pris mon crayon et un petit carnet qui trainait dans le campement lorsque je suis arrivé. Tout en regardant la petite fille et en lui souriant espérant qu'elle fasse de même, je me mis à noircir cette petite feuille de papier, en essayant d'y faire apparaître le visage vieilli de la fillette. Avec chance, elle ressemble plus à sa mère qu'à son père !
J'arracha la feuille du carnet, et la glissa doucement à la fillette. Elle saisi le morceau de papier si rapidement qu'elle me fit sursauter. "On dirait ma maman…" chuchota-t-elle. Pfiou ! Bonne chose de faite, la petite semblait heureuse, du moins plus qu'au départ, et c'était probablement parce qu'à partir ce moment là, elle avait de quoi se souvenir du visage de sa maman, même en grandissant. Puis, elle explosa en sanglots. Je la pris rapidement dans mes bras, et me releva avec elle, ce qui la fit décoller de plusieurs centimètre de la terre. Je la berçais doucement en murmurant les paroles d'une chanson toute douce, histoire de l'apaiser. Visiblement épuisée, la fillette s'était endormie contre moi. Je continuais à chantonner en faisant les cent pas pour être sûr qu'elle dorme vraiment. En la déposant délicatement à l'endroit où je l'avais trouvée, je repris vite mon carnet et mon crayon, et cette fois je voulais reproduire son visage à elle, illuminé, à côté du mien qui souriait, pour qu'elle puisse me retrouver en reconnaissant ma tête, même amochée, en cas de besoin. Je lui caressa rapidement la joue, et déposa le dessin à côté d'elle avant de repartir faire un tour. Cette petite rencontre m'avait réconfortée. Mais tristesse revint vite se saisir de moi et je repris aussi rapidement cet air de dépité que j'avais un peu plus tôt.
Je remis mes mains difficiles à réchauffer dans les poches de mon pantalon. Puis, n'ayant rien à perdre en faisant mon tour, je me mis en quête des visages de la cohorte. C'est-à-dire les survivants fraîchement arrivés. Je tournais à droite à gauche, il m'arrivait de m'arrêter en me faisant un ptit suspense ! Jusqu'à ce que je me jette à l'eau. Elle lui ressemblait trop c'était un truc de dingue ! "Skye ?!" Han nan, c'était pas possible… Je pouvais pas croire qu'elle puisse autant lui ressembler. Cela faisait… Plus de deux ans après tout ? On ne change pas autant en deux ans, si ? Bon ok, les évènements on fait que, les gens changent peut-être plus rapidement. Certains gagnent en maturité, d'autres se coupent les cheveux… Mais là. Elle lui ressemblait vraiment beaucoup trop. Je ne saurais pas décrire la tête que j'avais… Elle devait probablement tout dire...






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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mer 15 Jan 2014 - 20:23


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Bon sang, j'ai encore du mal à croire ce qui nous arrive. Ces derniers mois ont été tellement… chaotiques. C'est dur de garder le compte des jours qui passent, des gens qui croisent notre chemin, du nombre de kilomètres parcourus… des tonnes, assurément. Rejoindre le Texas pour passer l'hiver semblait une bonne idée et trouver cette ville fantôme ressemblait presque à de la providence. Sauf que la providence avait déjà offert ses services à d'autres. Les tensions sont grandes entre nos deux groupes mais au moins avons-nous réussi à trouver un arrangement. Nous allons devoir cohabiter quelques temps et nous verrons bien comment les choses évolueront.
Ça m'inquiète bien sûr, ça inquiète tout le monde, mais au moins, nous sommes plusieurs, nous sommes un groupe, et ensemble nous sommes plus forts, forcément. Du moins, sommes-nous des proies moins faciles à attraper pour les hosts…

J'essaye de me rendre utile au beau milieu de ce nouveau campement qui sera notre chez nous pour les prochains jours et semaines. Pourtant je me fais discrète. Il y a beaucoup trop de nouvelles têtes, de visages inconnus, de regards hostiles ou méfiants, je n'ai pas envie de me mêler aux autres, j'ai déjà Tyler et Pandora, plus les quelques connaissances que j'ai noué dans la Cohorte depuis notre arrivée au sein de celle-ci, il y a déjà près de 4 mois.
J'espérais qu'on pourrait se poser un peu, souffler, mais cela n'avait pas été au programme. A présent, cela semble enfin possible et cela tombe bien, j'ai besoin de repos, je me sens nerveusement épuisée.

Mes vieux instincts d'institutrices reprennent le dessus naturellement et j'essaye de passer du temps avec les plus jeunes pour les divertir un peu et les instruire un minimum si c'est possible. Bien sûr, sans matériel, sans pratiquement aucun livre, mes moyens sont limités mais je fais de mon mieux en fonction des enfants. Une petite fille roulée en boule dans un coin attire mon attention et je m'agenouille à ses côtés pour m'assurer qu'elle va bien. Elle est assoupie et semble paisible. Tant mieux. Un morceau de papier près d'elle attire mon attention et je m'en empare délicatement. Le visage si réaliste de ce portrait me fait me crisper et je me relève précipitamment, abandonnant la feuille où elle est. Non, ce n'est pas possible. Mon esprit me joue des tours, ce n'est pas le visage de... son visage, non, c'est juste… mon imagination, juste un effroyable hasard. Je me suis efforcée de ne pas penser à lui depuis l'invasion, à ne pas m'interroger sans fin sur ce qu'il est devenu, à ne pas espérer que je le reverrai un jour. Pratiquement deux ans que son prénom n'a pas franchi mes lèvres, presque autant que je me refuse à le formuler en pensées. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Je sens une vieille angoisse me nouer l'estomac. Je ne veux pas me souvenir de tout ça, de notre rupture, de tout ce qu'il s'est passé, des choses que je ne lui ai jamais dites, de celles que je n'aurais jamais dû lui dire… c'est du passé, rien ne changera ce qui s'est passé. Je me sens tellement idiote de réagir avec tant d'intensité pour un ridicule morceau de papier. Je n'ai pas vu son visage depuis si longtemps, c'est sûrement juste un tour pervers de mon imagination, exacerbé par ma solitude et par les circonstances, il faut que je me calme !

Perturbée, légèrement tremblante, je repars en sens inverse à la recherche de Tyler ou Pandora. Mais je ne parviens pas à les trouver. Je m'assois sur les marches d'un perron en ruine et me prend la tête entre les mains pour respirer profondément. Il faut que j'essaye de redevenir rationnelle. Ce n'était qu'un dessin, il est tout bonnement impossible que ce soit le visage de… son visage. Mon esprit a simplement fait une association malheureuse, je ne peux pas me mettre dans un état pareil comme ça, pour si peu… Calme-toi, Skye, pitié, ressaisis-toi ! Je finis par retrouver un peu de sang-froid mais reste dans cette position un long moment.

Quelqu'un prononce soudain mon prénom et je relève machinalement la tête. Mon cœur rate un battement tandis que je dévisage mon interlocuteur, incrédule. Je reconnaitrai ces traits n'importe où, même encore aujourd'hui, après tant de temps… je me souviens de chaque ligne, de chaque détail. La crasse, la barbe et cette lueur d'accablement dans ses yeux que je ne lui ai jamais vu, n'y changent rien… c'est lui.

Je me relève, les yeux écarquillés de surprise, de peur, de joie, de tant de sentiments contradictoires. Je dois être en train de perdre la tête, je ne vois pas d'autres explications…
Je fais quelques pas vers lui, incertaine, secouant doucement la tête comme si je voyais un fantôme. "Ça ne peut pas être toi…" Pourtant je vois dans ce regard que c'est lui, que c'est bien lui, qu'il est là, ici, avec moi, par Dieu seul sait quel miracle. J'ai envie de pleurer, j'ai envie de rire, je suis dans un tel état de nervosité et d'incrédulité que je ne sais plus comment réagir. J'avance encore, sans cesser de le dévisager. "Liam…?" Prononcer son prénom est plus douloureux que je ne l'aurai imaginé et je sens mes yeux s'embuer. Sans réfléchir davantage, je comble l'espace entre nous et viens l'enlacer avec force. Tant pis si c'est un rêve, tant pis si le réveil n'en sera que plus douloureux. Juste une fois, juste quelques instants, je veux croire que c'est possible, que tout n'est pas perdu. Je ferme les yeux en enfouissant mon visage contre son torse. "Tu peux pas être là…." Je retiens difficilement les sanglots qui me compressent la poitrine et continuer à essayer de me convaincre que tout ça n'est pas réel. Je suis sous le choc et je tremble tellement que je me demande comment je peux tenir sur mes jambes. Je m'agrippe à lui comme pour m'empêcher de m'effondrer et je continue de secouer la tête. D'un instant à l'autre je vais me réveiller, oui, ce n'est qu'un rêve, un cauchemar affreux duquel je vais me réveiller très bientôt. Et alors je serai de nouveau ici, toute seule…



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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mer 15 Jan 2014 - 21:10


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Lorsque Skye m'a quitté pour me permettre de vivre mon rêve, c'est comme si celui de fonder une famille, d'être heureux, peut-être même papa un jour, de vieillir en étant aimé, prenait fin. Ce jour là, j'avais tout simplement était incapable de trouver les mots pour la retenir. J'ai toujours laissé les photos parler à ma place. Mais ce jour là, rien de tout ce que j'avais sur le coeur n'aurait pu être photographié, et puis même… Il aurait fallut décrypter mon langage interne. Mais à la limite, la seule personne capable de faire ça, c'était bien elle. Si Skye s'en voulait d'avoir préférer me quitter au lieu de me demander d'arrêter la photo, je m'en voulais, et m'en veux un million de fois supplémentaire de pas avoir été à la hauteur. Et ce jour là, ou après deux ans sans aucune nouvelle, sans même savoir si elle était en vie, c'est comme si les dieux ou le Dieu s'il n'y en a qu'un, avait décidé de me donner une seconde chance en me disant Allez, mon garçon, c'est pas grave, regarde, elle est là, tu te rates pas cette fois ! Mais comment pouvais-je faire pire que ce que j'avais fait…

L'expression de mon visage se figea lorsque… Skye releva la tête. C'était elle, il n'y avait évidement plus aucun doute. Tout à fait incapable de bouger, c'est elle qui vint vers moi. Skye ne semblait pas vouloir croire à ma présence, ou plutôt, ne pouvait pas y croire ? C'était entièrement réciproque. Toujours dans l'absence de mouvement ou d'une moue quelconque, elle continua à se rapprocher jusqu'à le prendre dans ses bras. La seconde d'après, je réussi à reprendre mes esprits, et je l'ai serrée aussi fort que possible contre moi. "Tu peux pas être là…" cette remarque esquissa un sourire sur mes lèvres. Mais c'était plus nerveux qu'autre chose. J'avais une de mes mains derrière sa tête, je ne pu m'empêcher de la faire glisser sur ses cheveux, et de recommencer. "Et pourtant… Je suis bien là…" Pluie, tempête, orage, ouragan, attaque des hosts. Pour rien au monde je ne la lâcherai. Une fois, pas deux. "Je ne savais même plus si je pouvais encore t'imaginer vivante…" Avant que des larmes coulent de mes yeux aussi, je sentais ma chemise s'humidifier à l'endroit où Skye enfouissait sa tête. Il est vrai que ces retrouvailles ravivaient les blessures de notre séparation. Mais je préférais de loin souffrir un peu plus à ce moment là, et être heureux durant le reste de mon existence ici bas. Essayant de faire durer cet instant le plus longtemps que possible, ma main droite serrait toujours la tête de Skye en faisant des va et vient sur ses cheveux, et je vins effleurer du bout des doigts sa joue à l'aide de ma main gauche. Lorsque ma peau rentra directement en contact avec la sienne, c'est comme si tout mon corps avait frissonné de l'intérieur. Cette sensation était tellement unique… Ma main glissa rapidement dans le creux de son cou, je ne voulais pas, je ne voulais plus, lâcher mon emprise sur elle. Je la voulais pour toujours. Sans plus jamais avoir besoin de lui dire goodbye. Je voulais m'endormir auprès d'elle tous les soirs qui nous restaient, et me réveiller tous les matins à ses côtés. Je sentais les larmes ruisseler sur mon visage, allant se perdre dans ma barbe. "Je te demande pardon, Skye. Pardon… Je suis désolé… Désolé de pas avoir été à la hauteur…" J'aurais pu dire n'importe quoi d'autre de beaucoup plus romantique, mais la seule chose que je désirais vraiment à cet instant -après avoir Skye pour moi tout seul- c'était de savoir que peu importe ce qu'il nous était arrivé, peu importe les cicatrices qu'il allait falloir garder fermer, je voulais savoir que c'était bel et bien fini. Que j'avais réellement cette deuxième chance, et que Skye me permettrait à nouveau d'être un homme aussi heureux que celui que j'ai pu être.


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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Jeu 16 Jan 2014 - 12:45


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Entendre sa voix me bouleverse, sentir son étreinte me paralyse et je laisse quelques larmes m'échapper alors que sa main vient caresser mes cheveux. Oui il est là, c'est incroyable, inespéré, c'est… non, ne retourne pas dans tes vieux travers, Skye, le destin n'a rien à voir là-dedans, c'est juste un hasard incroyable, rien de plus. Il est là et la seule chose qui me vient à l'esprit c'est : "Comment… ?" Où était-t-il, qu'a-t-il fait pour arriver jusqu'ici, que lui est-il arrivé depuis notre séparation ?

J'ai l'impression de faire un bond dans le temps, de retrouver cette période de ma vie où j'étais heureuse juste parce qu'il était avec moi. Quand ses doigts effleurent mes doigts, je frissonne et j'ai un mouvement de recul, mais sa main dans mon cou m'empêche de fuir. Je lève les yeux pour croiser son regard et ses larmes me brisent le cœur. Ses excuses arrivent bien trop tard et n'ont plus lieu d'être. Cette vie-là est révolue. Je secoue la tête, toujours perturbée. "Non… non, non, ne… dis pas ça… ne… s'il te plaît, ne fais pas ça…" Je ne peux pas encaisser ça, je ne veux pas parler de ça, je ne suis pas en état pour cette discussion sortie tout droit du passé. Je suis encore sous le choc, je n'arrive pas à aligner deux pensées cohérentes. C'est bien trop soudain, il y a encore tant de choses que nous ne nous sommes pas dit, tant de choses que nous ignorons l'un sur l'autre à présent… nous ne sommes plus ceux que nous étions à l'époque… pas tout à fait des étrangers, mais plus non plus les amants proches que nous étions. Et même si mon cœur et mon corps ne demandent qu'à rester là pour toujours, à tout oublier, tout pardonner, mon esprit, bien qu'encore embrouillé, s'y refuse pour l'instant. Je l'observe et ma main vient glisser prudemment sur sa joue barbue sillonnée de larmes. Mes yeux ne quittent pas les siens, comme s'ils y cherchaient une réponse quelconque à cette situation irréaliste. "Je pensais ne jamais te revoir…"

J'avais imaginé tant de scénarios possibles. A me demander s'il était à l'étranger lors de l'invasion, s'il avait été victime des premières attaques, s'il avait pu fuir ou s'il avait été implanté... J'avais même composé son numéro plusieurs fois avant que les réseaux soient totalement hors services. Je m'étais torturée les premières semaines, à m'en rendre presque malade. Puis je m'étais renfermée pour pouvoir supporter cette incertitude. Survivre demandait déjà de monopoliser toutes mes ressources, je ne pouvais pas mettre Tyler et Pandora en danger en étant distraite car perdue dans mon chagrin. Nos vies étaient en danger, alors je m'étais interdite d'en parler ou même d'y penser et je m'étais focalisée sur notre survie.

Cela semble si loin… et ça l'est… deux ans de séparation, presque autant de guerre… une éternité dans ce monde envahit par les hosts. J'étais persuadée d'avoir dépassé tout ça, mais je me leurrais. Le revoir est une épreuve aussi douloureuse qu'agréable. J'ai la poitrine serrée et je n'arrive pas à m'arrêter de trembler, pourtant j'essaye de retrouver un peu la maîtrise de moi-même. J'oscille entre deux extrêmes. Je ne veux pas être faible, mais la partie la plus vulnérable de ma personnalité veut simplement rester dans ces bras et avoir l'illusion d'y être en sécurité. Mais c'est faux… je n'arrive toujours pas à croire qu'il est là….

Je me mords la lèvre, incertaine alors que ma main glisse jusqu'à l'arrière de sa nuque, comme si j'avais besoin d'une véritable preuve, comme si je devais être sûre que ce n'était pas un piège ou un cauchemar. Je sais que c'est ridicule, qu'aucun alien ne pourrait se cacher parmi nous mais je n'ai pas les idées claires. Je ferme les yeux avec soulagement en constatant qu'il n'y pas de cicatrice sur sa peau. Pas d'hosts dans ce corps, juste… l'homme que j'ai aimé et quitté il y a si longtemps, dans une autre vie.
"C'est toi... c'est vraiment toi." Et je me sers à nouveau contre lui avec force en riant à travers mes larmes. J'aimerais lui dire à quel point il m'a manqué, mais aucun mot ne réussi à franchir mes lèvres alors je me contente de me blottir contre lui. Il me faut encore un moment avant de réussir à me calmer. Je finis par me détacher de lui avec un petit sourire gêné et essuie gauchement mes joues. Ma main se glisse dans la sienne et je l'attire près du perron où j'étais assise un peu plus tôt. "Raconte-moi… qu'est-ce qu'il s'est passé, où tu étais, comment tu es arrivé ici ?" Je veux tout savoir, j'ai besoin de savoir. Mes mains enserrent les siennes comme pour l'empêcher de s'en aller et mes yeux ne quittent plus les siens.





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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Jeu 16 Jan 2014 - 18:34


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Elle semblait aussi perdue que moi, si ce n'était pas plus. Le choc des retrouvailles était visiblement plus dur pour elle. Apparemment, pendant les deux ans qui nous ont séparé, sa vie fut moins rose que la mienne. Il est vrai que… présenter des excuses pour quelque chose de douloureux et qui date, à cet instant n'étais pas très judicieux. Après réflexion, je ne saurais dire si pendant ces années sans l'avoir vue, la douleur et la torture de ne pas être avec elle aient réussi à atteindre ma conscience, ce qui, inévitablement, aurait mis fin à mes jours des mois auparavant. Ce n'est qu'en la retrouvant que toutes ces sensations que j'avais décidé inconsciemment de mettre à l'écart, surgirent. Et l'agréable surprise de ces retrouvailles ne furent pas sans difficultés. Je ne voulais plus dire quelque chose de déplacé, et préféra la laisser mener la suite de la conversation.

Tout en m'attirant à côté de l'endroit où je l'avais trouvée pour ne pas rester debout, je m'élançais dans le récit de ces deux ans de ma vie. Mes mains jouant avec les siennes, et nos yeux encore humides qui n'osaient pas cligner pour ne pas manquer un seul détail.
"Je n'ai jamais été aussi seul que pendant les deux ans qui précédèrent notre relation. En même temps… Peu de mois après notre séparation, les hosts ont débarqué…" En effet, ils prirent possession de nos terres, des humains, de nos êtes chers, nos proches, nos amis et toutes les personnes qu'ils trouvèrent sur leur passage. "La mission était donc de survivre." Je ne pouvais m'empêcher de raconter ce fantastique périple sans avoir un sourire au coin des lèvres. J'avais la sensation d'avoir bravé l'impossible en étant toujours en vie... "Et malgré mon petit -grand- côté d'artiste, j'ai quand même réussi à garder les pieds sur terre et à rester hum… plus ou moins rationnel. Notre séparation trop fraîche ne m'a pas spécialement donné envie de m'intégrer quelque part, ou simplement avec un groupe de travellers, même si la survie aurait été plus sûre." Avais-je seulement eu envie de survivre ? "J'étais donc seul, changeant de lieu le plus fréquemment que possible. Je ne crois pas avoir pris le temps d'étaler mes pensées et repenser à tout ce qu'il m'était arrivé depuis ma naissance. Je pense que, ça m'aurait plus déconcentré et empêché de survivre qu'autre chose…!" Je ne me souvenais vraiment pas avoir eu l'occasion, ou juste pris le temps de méditer sur des sujets très important, ni même d'avoir profité de cette période de solitude pour tirer des traits sur ce qui avait été fait, et d'essayer d'avoir des projets autres que survivre. "J'ai été tout à fait incapable de savoir si ce manque de réflexion provenait d'un choc émotionnel ou autre, suite à notre rupture ! Ou s'il s'agissait seulement d'une protection qui s'était installée sans avoir reçu d'invitation. Juste pour… M'empêcher d'être distrait à un moment où j'avais besoin de ma tête toute entière ?" Je m'arrêtais le temps de respirer pour repartir de plus belle. Plus vite je terminais, plus vite ça allait être son tour. Et je brûlais d'envie d'entendre son histoire à elle. "J'essayais de ne pas m'endormir trop longtemps au même endroit, par peur de me faire prendre pendant mon sommeil. Et la photographie dans tout ça… Bah… J'étais chez mes parents, à New-York, quand les hosts ont débarqué. C'est la dernière fois que je les ai vu. Je suis parti sans prendre le temps de prendre mon appareil. C'était pas si mal…" Au fond… j'avais perdu ma passion et Skye en même temps… "Et tout en commençant à errer, j'suis tombé sur un sac en voulant le remplir de vivres, pis j'ai trouvé un paquet de feuille et des crayons. Alors depuis, c'est le dessin qui occupe une bonne partie de mes journées. Enfin bref. L'ouragan de… Février ? Si je me souviens bien… Je l'ai senti passé, en essayant de me réfugier dans une maison inhabitée. C'est après son passage que j'ai décidé de retrouver la cohorte. Je suis parti dans une direction tout à fait inconnue, croisant quelques travellers auxquels je n'avais toujours pas envie de me joindre… Et peu de temps après, j'ai débarqué à Orla, croyant avoir retrouvé la cohorte. Comme je n'y ai trouvé personne de ma connaissance… Je commençais à faire mon deuil… Puis, on nous a appris que la "vraie" cohorte était finalement arrivée à Orla aussi ! J'ai même pas essayé de trouver des visages connus… En même temps, y'avait tellement peu de chance ! Jusqu'à ce que… je tombe sur quelqu'un qui te ressemblait beaucoup, avant de finalement voir que c'était toi quand tu as relevé la tête."

Après avoir enfin dit tout ça, c'est comme si, tout ce que j'avais sur le coeur pendant ces deux années sortait. Je n'avais plus envie de pleurer, ni d'être triste, ou de continuer à être faible et désespéré. Comme quand on rempli un réservoir d'essence quand il est vide… J'étais de nouveau prêt à faire face à l'impossible. J'avais l'impression que ces deux ans n'étaient qu'un échauffement, et que l'on m'accordait un petit réconfort avant que le réel combat ne commence.

J'eu un sourire un peu plus large suivi d'un grand soupire de soulagement. "Merci d'avoir écouté, et désolé, c'était pas très passionnant… Je ne suis décidément pas fait pour sauver le monde ! Juste moi, c'est déjà beaucoup tu sais…!" Tiraillé entre nervosité et bien être un petit rire s'échappa de ma gorge. Toujours en jouant avec ses petits doigts, "Bon, et toi alors, hum ?" ais-je dit. Je me souvins de Tyler, son frère. Mais… Je ne voulais pas savoir ce qu'il était devenu lui, même si cela a du jouer un rôle important dans ces deux dernières années. Je voulais savoir ce qu'il lui était arrivé à elle. Elle, et personne d'autre pour l'instant.


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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Sam 18 Jan 2014 - 20:48


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Je l'écoute me raconter son histoire, combler les blancs de ces deux dernières années. Il semble perdu dans ses pensées et avoir du mal à les organiser, mais je me contente d'acquiescer et d'essayer de l'imaginer. Liam a toujours été un aventurier, un baroudeur, mais tout ça, c'est bien loin de ses expéditions à l'autre bout du monde pour prendre des photos. Il n'y a plus de retour possible désormais. Plus de foyer sauf où revenir, seulement la peur, l'incertitude, le chaos. C'est étrange de ce dire qu'avec l'invasion, il a perdu ce qui nous a séparés. Je ne sais pas encore ce que je pense de tout ça, ce que son retour dans ma vie, implique. J'ai du mal à réaliser et je suis incapable de penser clairement.

Je le laisse patiemment terminer son récit et sourit à la fin de celui-ci. Oui quelles étaient les chances…? Je me demande même comment il a pu me reconnaître, je suis une loque. Heureusement que les miroirs ne sont pas légions dans le coin, car je n'ai vraiment pas envie de croiser mon reflet ces temps-ci. "Aucun de nous n'est un héro, tu sais… prendre soin de soi demande déjà beaucoup d'efforts."

Je lui souris alors qu'il me retourne la question. J'hausse les épaules sans trop savoir par où commencer. Je n'ai pas vraiment envie de rentrer dans les détails, je ne suis pas encore prête à me confier sur mon état d'esprit ou mes états d'âmes. "Tyl et moi on a quitté New-York très rapidement après l'invasion. On ne savait pas trop où aller, on voulait surtout s'éloigner. On a rencontré Pandora sur la route après quelques semaines et on a voyagé avec elle jusqu'à ce qu'on rencontre la cohorte en… août. On est resté avec eux depuis, alors tu vois, rien de très passionnant non plus… On a eu beaucoup de chance."

J'écarquille les yeux de surprise en réalisant soudain que mon frère n'est pas encore au courant. "Ho bon sang, Tyler ne va pas en croire ses yeux…"

Je me relève, m'éloignant de lui autant par gêne que par nécessité et passe une main dans mes cheveux, nerveuse. J'ai besoin de prendre un peu de recul, de distance, tout ça est trop fou, trop soudain, trop… inattendu. Je suis complètement sans dessus-dessous. Le retrouver me procure une joie intense et en même temps cela m'affole. On ne peut pas reprendre les choses là où elles en étaient, nous ne sommes plus les mêmes, il s'est passé trop de choses, j'ai besoin de temps pour savoir ce que je veux… Et lui ? Sait-il ce qu'il veut ? Qu'attend-t-il de moi, de nous ?

Je ne peux pas y penser pour l'instant alors je préfère changer de sujet. "Alors… tu es ici depuis, depuis combien de temps ? Comment sont… ces gens ? Tu penses que la cohabitation se passera bien ?"
Je me frotte les mains nerveusement, comme pour me réchauffer. "Tu as entendu parler de cette… rumeur ? Celle qui prétend qu'il existe un moyen d'être désimplanté ?"

Mes yeux se tournent vers l'horizon. Je ne sais pas quoi penser de tout ça, j'ai juste… j'ai peur d'espérer. Je n'ose plus rien espérer. " Et si c'était vrai ? Tu crois qu'on aurait une chance de vaincre ? De les repousser ? De retrouver.. nos vies d'avant ?"
Je finis par le regarder à nouveau et secoue la tête avec un petit rire. "Désolée, c'est idiot comme réflexion. Les choses ne redeviendront jamais comme avant…" Et je ne sais pas si je parle de la vie en général, ou de nous. J'ignore s'il existe encore un nous, et je ne suis pas prête à le savoir. Je ne veux pas évoquer ça pour le moment, je ne veux pas y penser, mais malgré moi mon esprit s'interroge et réfléchis à toute vitesse.

Je suis totalement perdue. Je ne suis pas sûre qu'il en mène bien large non plus et pourtant, je demande : "Liam, qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ?"

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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Dim 19 Jan 2014 - 18:06


>  A THOUSAND YEARS LATER
Skye & Liam



L'histoire de Skye était plus courte que ce à quoi je m'attendais. C'était évident que ces deux ans se soient passé aux côtés de Tyler. Et apparemment, il était lui aussi à Orla… Je connaissais plus de monde que prévu finalement ! Après s'être éloignée comme si je dérangeais, ou plus par nervosité, elle m'assaillit de questions auxquelles je n'avais aucune réponse. Malgré ma sociabilité, ce n'était pas spécialement mon genre, surtout en ce moment, aller vers les gens et faire parti de leur conversation, être au courant de ce qu'il se passe… Je préférais de loin attendre que l'on me dise qu'il fallait lever le camp et me rendre utile lorsqu'on le demandait seulement. Toujours en la fixant je hochais la tête pour dire non à chaque nouvelle question. Même quand elle vint à trouver sa réflexion plutôt débile alors qu'elle était inévitable et que tout le monde y pensait, qu'on le veuille ou non, je lui fis comprendre que je n'étais pas de son avis.

Elle était perdue et remplie de questions. D'angoisses, d'inquiétudes et sans repères. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je me trouvais plutôt calme. J'avais les idées claires, et vraiment, aucune préoccupation. Ce qu'on allait devenir, ce que le monde lui-même allait devenir, ne m'inquiétait pas trop dans le fond, mais il était tout à fait impossible de ne pas l'être du tout. On parlait quand même de notre survie... Après tout, l'homme est toujours capable de faire face aux pires situations. Même celle-ci. On pense facilement que les films dans lesquels l'impossible arrive, et qu'on arrive à la contrer, ne nous arrivera jamais en vrai. Et bien je me disais que… Peut-être que ces films étaient là pour nous mettre en garde ? Peut-être qu'à force d'en regarder, certains d'entre nous ont réussi à adopter les bons réflexes, et c'est ça qui fait que l'on est encore quelques-uns en vie. Mon silence sembla encore plus troubler Skye.
Ce que je voulais ? Ce que j'attendais ? Ce qu'on allait faire ? J'en savais mais vraiment rien… La réapparition de Skye semblait avoir mis fin à tous mes désarrois. Comment fallait-il interpréter ça ? Ensuite… Même pendant mon périple j'ai, certes, réussi à rester calme. Mais il ne s'agissait pas de la même chose… Il fallait survivre, et garder son sang froid, voilà ce qui me rendait calme. Mais là… J'avais l'impression d'être complet !
Complètement incertain, sûr de rien, je me suis levé pour me rapprocher de Skye qui semblait plus préoccupée de savoir comment elle allait annoncer ça à son frère, que d'essayer de profiter un tout petit peu de ses retrouvailles. C'est pas tout-à-fait comme s'il ne s'était jamais rien passé et que nous étions de nouveaux de véritables inconnus. "C'qu'on va faire ? J'en sais rien…" La fin de cette réponse était presque inaudible. Il me fallut un certain temps pour me rendre compte que… Après avoir dit Liam, elle a dit… On ? Que voulait-elle dire par là ? Cette simple question, contrairement à toutes les autres, avait finalement refait surgir la foule de questions de ma tête qui avait réussi à se taire pour l'instant. Comment devais-je réagir maintenant ? Que devais-je faire ? Essayer de trouver des idées pour essayer d'apaiser l'esprit et la tête de Skye ? La réconforter et essayer de lui faire comprendre qu'on s'en foutait ? Ou que non, on s'en foutait pas mais que tout allait bien finir ? La prendre de nouveau dans mes bras pour qu'elle s'en débatte presque ? Je me mis à fixer le sol. "J'ai pas entendu parlé de ton truc de… Désimplantation ?". Puis, je replongea mon regard dans le sien. "Mais je sais qu'il y a parmi nous, des gens très qualifiés qui sauront, ou savent déjà faire un truc comme ça. Des gens qui, avec notre aide à tous, arriveront à faire en sorte que ces aliens retournent d'où ils viennent en nous rendant nos familles." Tout en lui disant ça, je m'approchais lentement. Comme si ma présence pouvait encore l'apaiser… Mais ça… c'était avant… "T'en fais pas, Skye. Tout ira bien, j'te l'promets."  

C'était plus une promesse que je me faisais à moi. Celle de faire en sorte que rien ne lui arrive à elle, j'irai même jusqu'à donner ma vie si elle pouvait sauver la sienne. Il y a deux ans encore, j'aurais été capable d'avoir l'attitude qu'il fallait pour rassurer Skye. Mais avec les événements quelque peu inhabituels, je ne pouvais absolument pas prévoir ses réactions, ce qui m'empêchait d'agir. Et puis quoi encore… Ma seule peur était de faire le faux pas qui nous éloignerait de nouveau l'un de l'autre, pour toujours cette fois. Mais comment pouvais-je savoir duquel il s'agissait… Peu importait. Il fallait que je la vois de plus près… Un peu comme avant… Mais pas complètement non plus… Elle semblait toujours sur ses gardes, alors avant qu'elle ait le temps de reculer d'un pas de plus, j'attrapais le bout de ses doigts. Puis sa main toute entière, son poignet, son coude, maintenant suffisamment près pour poser mes mains sur ses hanches, et mon front contre le sien. Ce simple contact, me rassura, moi visiblement, et ne me donnait que plus confiance en moi. En fermant les yeux, je me dis quand même que… le monde terne dans lequel nous étions forcés de vivre, retrouvait ses couleurs lorsque Skye était dans le coin. Ou plutôt… Lorsque Skye était là, près de moi. "Je pense que… pour l'instant… On se rend le plus utiles et disponibles qu'on peut pour la cohorte. On reste en vie, et on se quitte plus." Une idée, pas tout-à-fait folle, mais quand on y pense : presque. "A moins qu't'es prévu autre chose ?" Un nouveau petit rire qui surgi de ma gorge se fit entendre, et inévitablement, le sourire qui allait avec. Je mourrais d'envie de savoir quels genre de plans Skye était bien capable de prévoir dans ce genre de situation !     



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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mar 21 Jan 2014 - 14:16


>  A THOUSAND YEARS LATER
Skye & Liam




Liam comble peu à peu l'espace que j'ai volontairement instauré entre nous. Il n'a pas plus de réponses que moi, mais cela ne semble pas pour autant le déranger. Cela ne m'étonne pas, en réalité. De nous deux, il a toujours été l'esprit libre, celui qui ne s'inquiète pas du lendemain, qui voit le positif dans toute situation. C'est moi qui réfléchis trop, qui ne sait pas profiter de l'instant présent et qui s'angoisse toujours pour l'avenir. Aujourd'hui plus que jamais, alors même que cela fait presque deux ans que je suis persuadée de ne plus avoir d'avenir. Celui-ci m'effraye d'autant plus. Retrouver Liam me replonge dans mes incertitudes de l'époque, celles qui m'ont poussée à rompre, alors même que notre monde n'a plus rien à voir et que les deux situations sont à des années lumières l'une de l'autre. Mais c'est tout moi, ça. On peut faire beaucoup d'efforts, on peut évoluer, mais on ne change jamais qui on est réellement, au fond.

Pour essayer de penser à autre chose je lui parle de la rumeur qui court en ce moment, mais il n'est pas au courant. Cela n'est pas vraiment étonnant s'il a principalement voyagé seul avant d'arriver à Orla.
J'ai du mal à croire à son élan d'optimisme. Je suis nettement plus négative que je ne l'étais quand on s'est rencontré. A l'époque, j'arrivais à le croire sur parole, je pouvais lui faire confiance les yeux fermés, aujourd'hui, je ne fais plus confiance à grand monde. On est toujours seul dans la vie, après tout, on naît seul, on meurt seul. Encore que ce ne soit pas tout à fait vrai pour moi, qui ai un jumeau. J'aime Tyler de tout mon cœur et je ne serai jamais assez reconnaissante de l'avoir eu à mes côtés ces deux dernières années alors que tant de familles ont été disséminée, mais… le scénario que me dépeint Liam, je n'y crois plus depuis longtemps. Rien ne redeviendra jamais à la normale. Mais je n'ai pas le temps de me pencher sur cet état de fait déprimant car Liam se rapproche encore. Je lui jette un regard attendri lorsqu'il me promet que tout ira bien. C'est tout lui, ça. C'est adorable, mais ça n'arrange rien, ça ne m'aide pas à y voir plus clair et j'ai beau vraiment vouloir que ce soit vrai… je n'y crois pas. Je ne vois pas comment les choses pourraient s'arranger. Je suis… résignée, je crois.

Sa main attrape la mienne mais je ne me soustrais pas à son contact cette fois. Doucement, il m'attire contre lui et pose son front contre le mien. Je frissonne. Cette tendresse me semble… étrangère. Ce contact qui autrefois était familier n'est plus naturel pour moi. Pourtant mon cœur bat plus vite à cause de sa proximité mais ma tête n'est pas encore au clair avec tout ça. Sa chaleur est apaisante. Son ébauche de plan me fait fermer les yeux à mon tour. Rester en vie et ne plus se quitter… Qu'est-ce que je peux répondre à ça ? Qu'est-ce que je veux, moi ? Il me demande si j'ai d'autres plans et son rire me force à ouvrir les yeux, m'arrachant un petit sourire. J'avais oublié à quel point ce son était harmonieux.

Je me mords la lèvre. Il a l'air sincèrement heureux et ça me fait mal au cœur de ne pas pouvoir lui rendre ça, mais je ne veux pas lui mentir. "C'est pas aussi simple que ça, tu sais…" Je sers doucement sa main dans la mienne, cherchant mes mots. "Te retrouver c'est… inespéré, vraiment. Je suis tellement contente que tu sois là et que tu ailles bien, mais…" Je plonge mon regard dans le sien, hésitante. Je ne sais pas comment lui dire les choses sans le blesser, d'autant que je n'ai aucune idée de ce que je ressens actuellement. Je veux juste le prévenir. "Liam, tu ne peux pas t'attendre à ce qu'on reprenne les choses là où on les a laissé…"
Cela fait trop longtemps et notre rupture a été tellement douloureuse… je ne veux pas reprendre notre histoire juste parce que le monde est au bord du chaos, que nous avons risqué nos vies, que tout est différent aujourd'hui. Non, je veux savoir si mes sentiments pour lui sont toujours là ou s'il ne s'agit que d'une réminiscence de ce que nous avons vécus. Qui plus est… la perspective d'une relation ou d'une histoire d'amour, dans ce bordel sans nom qu'est notre vie… cela me semble être tout sauf raisonnable. J'ignore totalement où tout ça va nous mener, la seule chose que je sais c'est que je ne veux pas le perdre encore. Mais être ensemble à nouveau ? Je ne sais pas…  

Je sers sa main un peu plus fort, comme pour le rassurer, le réconforter, à moins que ce soit moi que j'essaye d'apaiser. "Je… j'ai besoin d'un peu de temps pour savoir où on en est, tu comprends…?" Je n'ose pas défaire nos mains alors je me contente de l'observer, légèrement inquiète. Arriver ici, s'installer, cohabiter, c'est déjà un grand changement, je ne peux pas me permettre de me disperser. J'ai besoin de… oui de temps. Je connais Liam assez bien –ou plutôt je l'ai connu suffisamment- pour espérer qu'il respectera ça.  



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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mar 21 Jan 2014 - 21:24


>  A THOUSAND YEARS LATER
Skye & Liam



Les plans de Skye étaient inévitablement différent des miens. Je n'espérais pas non plus en la revoyant tout reprendre comme on l'avait laissé. Qui le pourrait ? Personne, parce que ce n'est pas possible. Comprendre ? Si je le pouvais ? Evidemment. Alors qu'elle me serrait la main, j'essayais de ne pas à nouveau ressentir cette solitude m'envahir. Ce n'était pas non plus comme si on allait plus jamais se revoir non plus, certes. Mais j'avais la sensation qu'il allait falloir l'apprivoiser de nouveau. Acquérir sa confiance, devenir un ami, fiable. L'optimisme que j'avais réussi à contenir venait de s'évaporer, mais ce n'était encore une fois, pas le moment de lâcher prise. Nous devions nous battre pour rester en vie, tout comme j'allais maintenant devoir me battre pour ne pas reperdre Skye. Une amitié, oui… Ca suffirait probablement… Au point ou j'en étais… Je n'attendais pas une telle réaction de ma part… "Oui, bien sûr. 'Fin, nan mais… Oui c'est évident que… On… enfin tu, as besoin d'un peu de temps. Ca me fera pas spécialement de mal non plus…" Incapable de la regarder sans perdre le contrôle, je fixais de nouveau le sol et continua dans ma lancée. "J'avais juste… Besoin de retrouver quelqu'un…" Tout aussi hésitant qu'elle lorsqu'elle a essayé de me dire ce qu'elle pensait, mes yeux se fermèrent. "Ptètre pas juste quelqu'un finalement… Mais toi…?" Ils s'ouvrirent brièvement à la fin de la phrase pour la regarder, en essayant de lui montrer la sincérité de ce que je pensais, ressentais ? Mais je les ferma peu de temps après. Apparemment… moi qui pensais fièrement savoir où j'en étais à ce niveau là, je n'en savais rien du tout. J'étais autant, voire même plus perdu qu'elle, et ce temps qu'elle nous donnait pour réfléchir ne pouvait qu'être bon.

Nous avions tous les deux, absolument tout perdu. A quelques exceptions prêtes… Elle avait son frère. Mais je n'avais absolument plus rien, et étais aussi désolé que je pouvais l'être de m'accrocher autant à elle. Cela ne l'aidait pas, et visiblement moi non plus. Il fallait impérativement que j'arrête de pleurer sur mon sort et de continuer à faire le faible. Moi qui pensais ça révolu quelques minutes plus tôt… Je me mettais de nouveau le doigt dans l'oeil. Après tout, ce que Skye me proposait était la meilleure solution, et de loin celle que j'aurais du adopter dans ma petite tête bien avant. J'allais, et je devais lui laisser son temps de réflexion. Mais au fond… Peu importe où elle en était au niveau de ses sentiments, la seule chose que je demandais, c'était de me sentir de nouveau proche de quelqu'un. Cela faisait pratiquement deux ans que je n'avais pas serré quelqu'un dans mes bras, et tout autant que je m'étais efforcé de ne ressentir aucun sentiment envers quoi ou qui que ce soit, si ce n'est de la haine pour les hosts.
Comme par reflex, et toujours les yeux fermés, je collais encore une fois mon front contre le sien, et le bout de mon nez effleura le sien. "Tu as raison, Skye. Tu as toujours eu raison, Skye…" Les traits de mon visage qui s'étaient instinctivement tendus se détendirent aussi instinctivement. "Soyons amis. Juste ça, pour l'instant…" Il faut l'avouer, ce ne fut pas facile de dire ça. Mais je ne pouvais pas être plus sûr d'enfin la voir plus souvent. Griller les étapes n'aurait servi à rien. Et après tout, peut-être fallait-il arrêter de réfléchir sur ce que nous allions devenir. Être ce que nous étions et sommes. Amis semblait être le meilleur compromis, pour l'instant…
Cela ne devait pas être si compliqué que ça après tout…

J'écartais à peine mon visage du sien, et c'est exactement comme si l'on me plantait un couteau dans le torse. J'étais incapable, mais INCAPABLE d'expliquer un tel ressenti. C'était affreux. J'avais chaud et transpirais alors qu'il faisait froid, si je pouvais me gratter pour atténuer la douleur je l'aurais bien fait, mais est-ce qu'elle serai partie pour toujours ? Sans doute pas. Et dès que j'aurais baissé les défenses, elle serait revenue à l'attaque. Jamais je ne m'étais senti aussi loin de Skye alors qu'elle était à quelques centimètres. La retrouver n'avait pas été une solution ? Je m'en foutais…… Je m'attendais juste pas à trouver ça aussi douloureux. C'était plus physique que psychologique. Sans lâcher ses mains, il fallait que je dise autre chose. "Bon, et Tyler alors ?" Dis-je après un grand soupire. Il fallait absolument que je trouve le moyen de consolider mes petits nerfs. Si ce n'était pas pour moi, fallait le faire au moins pour elle. Sans me préparer à être attentif à sa réponse, j'essayais de juger de ce qui serait le plus judicieux : peut-être fallait-il arrêter la conversation là où elle en était, et se retrouver un autre jour, pour enfin marquer ce nouveau départ ? Ou alors le commencer ici ?
Sans perdre une seconde de plus, je ne pouvais plus retirer ce que je venais de dire, alors il fallait que je la coupe dans son élan, désolé ! "Liam O'Connor, dessinateur à plein temps, fraîchement arrivé à Orla !" C'était la chose la plus stupide qui venait de me passer par la tête, mais aussi débile soit-elle, cette chose obsolète m'a fait rigoler comme il fallait et m'a permis de reprendre mon souffle qui semblait s'être arrêté. "Pardon c'est débile ! Mais je savais pas quoi faire pour détendre un peu l'atmosphère…!" Mon esprit jovial et joueur repris le dessus, et je ne pu conserver une mine sérieuse. Il fallait que je me réjouisse un petit peu de ce qui nous arrivait…!  

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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mer 22 Jan 2014 - 16:26


>  A THOUSAND YEARS LATER
Skye & Liam




Je sens sa peine et sa déception et ça me fend le cœur. J'ai l'impression d'être une horrible personne et pendant un instant j'ai envie de le supplier d'oublier ce que je viens dire, de l'embrasser, de lui dire que je l'aime et que je ne veux plus jamais qu'on soit séparé. Mais je ne dois pas faire ça. Nous avons tous les deux besoin d'un peu de temps. Dans un souffle, je murmure :"Tu m'as retrouvée… je suis là. Quoi qu'il arrive, tu n'es plus tout seul…"

Et je le pense. Quoi qu'il nous arrive, quoi que nous décidions par la suite, on ne pourra jamais effacer ce que nous avons vécu. Il existe une certaine complicité, une tendresse qui ne disparaitra jamais. Je la redoute aussi car je sais qu'il serait tellement facile de retomber dans ses bras, d'y trouver réconfort et plaisir. Je ne sais pas quoi lui dire pour le rassurer. Mes yeux s'embuent à nouveau alors que son nez frôle le mien et j'ai envie de le serrer très fort contre moi lorsqu'il me dit finalement que j'ai raison. Un sourire triste se dessine sur mes lèvres.

"Liam…" Être amis… bien sûr qu'on peut le faire, nous l'avons déjà été. Bien sûr, nous étions un couple à l'époque, mais malgré ça, il était mon meilleur ami. Pendant 4 ans il a été le centre de mon univers et ça ne peut pas s'oublier d'un claquement de doigts. Ces deux ans de séparations n'ont pas effacé les bons moments que nous avons partagé, j'ai juste préféré les mettre de côté pour ne pas souffrir inutilement. Il plonge son regard dans le mien et j'y vois à quel point cette décision le rend malheureux. J'ai envie de le retenir alors qu'il s'écarte de moi et que la douleur envahit ses yeux.

Doucement je glisse ma main sur sa joue. J'ai envie de le réconforter par n'importe quel moyen, alors sans réfléchir, juste un instant, je pose très délicatement mes lèvres sur les siennes et chuchote. "Ne m'en veux pas… ce n'est pas un au revoir cette fois, ni un non définitif, d'ailleurs…juste… laisse-nous du temps… on en a besoin tous les deux…"

Je ne sais pas si j'ai raison de lui donner un peu d'espoir car j'ignore totalement ce que je veux et ce que nous allons devenir, mais je ne peux pas me résigner à le voir si mal.
Nous nous écartons légèrement l'un de l'autre, sans pour autant que nos mains se lâchent. J'allais ajouter quelque chose devant son air peu convaincu mais il me prend de vitesse en évoquant à nouveau Tyler. Surprise, je bredouille: "Ho, il… heu… va bien, il…"
Mais avant que je puisse finir, il m'interrompt brusquement en se présentant. Sur le coup, je l'observe quelques secondes, surprise, avant de me mettre à rire lorsqu'il se met à s'excuser. J'ai l'impression que ça fait des lustres que je n'ai pas rit. Mais son introduction m'a donné une idée et je me recule alors, pour lui tendre la main et serrer la sienne. "Skye Evans, institutrice plus ou moins à la retraite. Enchantée !"
Et je lui souris.
Finalement, ce n'était peut-être pas plus mal de tout reprendre depuis le début.




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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Mer 22 Jan 2014 - 20:23


>  A THOUSAND YEARS LATER
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J'aurais aimé que les lèvres de Skye restent plus longtemps sur les miennes… Mais cela ne nous aiderait tellement pas qu'elle fit bien de les enlever aussi tôt. Comment pouvais-je lui reprocher ou lui en vouloir de nous permettre cette -nouvelle- petite pause  ? Oublions, ou plutôt laissons ça de côté, et reprenons notre amitié tout de suite. Alors qu'elle entrait dans mon petit jeu de manière inattendue, je lui serrais la main qu'elle me tendait et continua à faire connaissance. Je répondu à son sourire et sa réponse avec un sourire aussi, qui s'élargissait petit à petit. "Skye Evans, dans un autre monde je vous aurais probablement proposé d'aller boire quelque chose, mais dépourvu de ce moyen, que puis-je faire pour égayer votre journée ?" A peine fini ma phrase que j'eu déjà honte de m'être exprimé comme ça… Mon côté artiste a, malheureusement, souvent tendance à en rajouter, un tout petit peu trop, lorsque je lui demande un ptit coup d'pouce…
Connaissant les lieux par coeur et tout en attendant sa réponse, je l'attira près de moi à l'aide de nos mains qui se serraient toujours, je fis un changement stratégique de main pour l'emmener avec moi plus facilement. Tout en discutant, j'essayais de la mener à un endroit où la vue y serait plus intéressante qu'à côté de nos pauvres petites marches, c'est aussi un endroit ou il y aura moins de monde…
Cet endroit où je l'emmenais n'était qu'à moitié découvert. On ne voyait pas le ciel en levant la tête car il y avait un espèce de toit. C'était en hauteur, ce qui donnait une vue en plongée intéressante. Ce n'était pas le meilleur moment de la journée, d'autant plus que les nuages cachaient le soleil qui avait du mal à briller. Même si le Texas était une région très peu verdoyante, elle avait quand même son petit charme. Elle le trouvait en ne permettant qu'à certains morceaux de verdure suffisamment costaux pour vivre ici, de voir le jour. Cela donnait donc quelque chose un peu comme ça. Un arbre ici et là, d'autres collines au loin ayant des formes aussi uniques les unes que les autres. Un ciel grisonnant, et des rayons de soleil qui persistaient et réussissaient finalement à transpercer la couche de nuage pour illuminer certaines collines. Comme s'il n'y avait que quelques spots au dessus d'une scène, dans un théâtre, qui n'éclairaient que certaines parties de cette scène. Tout en contemplant ce panorama qui malgré la sècheresse, avait du charme, je m'assis en face d'elle, histoire de continuer à faire connaissance dans les règles de l'art. Il m'arrivait de lui raconter des anecdotes de quand je n'étais encore que bébé Liam, même s'il y avait 100% de chances qu'elle les connaissent déjà.
C'était incroyable. Nous discutions comme au premier jour de notre rencontre. Sans jamais réussir à être à court de sujet ! Je pris alors le carnet sur lequel je dessinais et mon crayon, puis me recula un petit peu, histoire que Skye ne puisse même pas deviner ce que j'allais entreprendre. Mes yeux faisaient alors des va et vient entre les siens et ma feuille. Si j'avais horreur d'une chose, c'est bel et bien que lors d'une conversation, il n'y ait aucun échange de regards. Et ce n'est pas mon dessin qui allait servir d'exception à la règle. Ainsi, je m'efforçais de lever la tête le plus fréquemment possible. Tant pis s'il me faudrait plus de temps pour dessiner, je voulais le finir avant de retourner dans la réalité et laisser Skye pour la nuit, en espérant évidement la retrouver le lendemain.  



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MessageSujet: Re: A thousand years later… With L. Skye Evans   Dim 9 Fév 2014 - 23:21


>  A THOUSAND YEARS LATER
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Je me mets à rire face à sa tirade. Aller boire un verre, faire des choses normales, c'est sûr que ça me manque, ça nous manque à tous. Mais, on s'adapte à tout, nous n'avons pas vraiment le choix. Je continue de me répéter à quel point le retrouver ici est inattendu, inespéré, j'ai encore du mal à le croire. Son regard, le son de sa voix, tout ça réveille en moi de vieux souvenirs profondément enfouis. Sans me lâcher, il m'attire dans un petit coin à l'écart, en partie à l'abri. Nous nous installons là, face à face, et je me surprends à l'écouter raconter des anecdotes que j'ai déjà entendues mille fois mais qui me font plus rire que jamais. La conversation se fait toute seule, sans aucun effort de notre part, comme au bon vieux temps…
Pour la première fois depuis longtemps, je ne réfléchis plus et me laisse porter par ce sentiment rassurant et familier. J'aimerais lui dire qu'il m'a manqué, mais je ne dois pas. Car lors de notre rupture, je lui ai caché des choses et je n'ai pas le courage de les lui avouer pour l'instant. C'est aussi l'une des raisons qui me font le repousser. Peu importe que le passé soit le passé, j'ai gardé ce secret avec moi si longtemps… je ne pourrai pas recommencer une histoire avec lui sans lui expliquer les véritables raisons de mon départ la première fois… Et ça c'est quelque chose dont je ne me sens pas capable pour l'instant. Être ami c'est mieux, c'est plus simple, ça n'engage à rien. L'amour… c'est trop compliqué, surtout en ce moment. Même si ce serait facile de trouver du réconfort dans ses bras, de l'aimer à nouveau, de retrouver la chaleur de son corps contre le mien. Oui, tellement facile, et une partie de moi le voudrait vraiment… mais je ne peux pas, je ne dois pas. Nous allons peut-être être amenés à cohabiter longtemps, si les choses venaient à mal tourner, encore une fois… Non,  c'est trop tôt, je viens à peine de le retrouver, je ne peux pas risquer de le perdre déjà. Je ne sais pas comment il réagira quand il saura, mais j'ai peur qu'il m'en veuille terriblement. Et je le sens déjà tellement… triste et abattu derrière ce masque de bonne humeur, je ne veux pas lui donner davantage de raisons de ruminer.
Soudain je le vois attraper son carnet et je fronce les sourcils.
"Qu'est-ce que tu fais ?"
Puis, même s'il m'empêche de voir ce qu'il fait, je comprends, aux allers-retours de ses yeux qu'il est en train de dessiner et je secoue la tête :
"Ho non, arrête, ça n'a pas intérêt à être un portrait de moi, je suis affreuse ! Liam, c'est ridicule, qu'est-ce que tu… allez, laisse-moi voir ! Bon d'accord !"
J'essaye de me pencher pour en voir plus mais il ne me laisse rien regarder. Je secoue la tête en riant. Et dire que c'était moi la têtue de notre couple…
Je consens finalement à le laisser faire et nous reprenons notre conversation, bercés par le bruit du crayon grattant le papier. La nuit commence à tomber et les températures chutent.
Je finis par me relever et époussète mes vêtements.
"Il faut qu'on rentre. Je ne veux pas inquiéter Tyler en plus, s'il ne me voit pas revenir il va s'imaginer le pire."
Je sais qu'il faudra que je lui parle du retour de Liam, mais je ne compte pas le faire ce soir, je veux garder cette grande nouvelle pour moi, encore quelques heures, pour avoir le temps d'y réfléchir à tête reposée et me demander ce que ça implique pour moi et pour lui.
Je ne sais pas comment lui dire au revoir, ce que je trouve ridicule, et pourtant je me sens mal à l'aise, embarrassée comme une fille qui revient de son premier rendez-vous et dont le cavalier l'a raccompagnée jusqu'à la porte.
"J'ai passé un bon moment." Finis-je par dire en lui souriant doucement. "Je suis contente que tu sois là et que tu ailles bien…" Je sais que je lui ai déjà dit, mais il me semble important de le répéter, parce que c'est la vérité, en dépit de tout le reste.
"On se revoit demain, d'accord…? Tyler sera ravi de te savoir là, et je pourrai te présenter Pandora, qui a voyagé avec nous…"
Je me rends bien compte que je babille à tort et à travers, comme si je voulais repousser le moment de notre séparation, et ça m'agace.
Je laisse échapper un soupir et le sers gauchement dans mes bras, rapidement.
"Bonne nuit, Liam."
Et je prends la direction de mon emplacement pour la nuit, un léger sourire aux lèvres malgré les angoisses qui me dévorent déjà les entrailles.    



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A thousand years later… With L. Skye Evans

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