Home, sweet home - Intrigue n°4

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MessageSujet: Home, sweet home - Intrigue n°4   Sam 28 Déc 2013 - 17:54

Home, sweet home
Intrigue n°4

Depuis combien de temps est-ce que la cohorte errait de campement en campement ? Eileen n’aurait pu le dire. Tout ce qu’elle faisait était de continuer à avancer. Marcher, toujours marcher… Ses pieds la faisait terriblement souffrir, plus que lorsqu’elle passait des heures à s’entrainer dans des chaussons de danse neufs. C’était dire ! Mais c’était devenu une routine. Mettre un pied devant l’autre, toujours continuer. Pourtant la jeune fille ne se plaignait pas car ceux a qui elle tenait étaient en vie et cela lui était bien suffisant.

Alors qu’en général ils marchaient plutôt au hasard, depuis quelques semaines la cohorte se dirigeait vers le sud du pays afin de se préparer à passer l’hiver. Le climat là-bas était réputé pour sa douceur et la belle devait bien avouer que passer la saison froide sans devoir endurer la neige venait comme une bénédiction. Comme elle, beaucoup n’était pas en mesure d’affronter des températures trop extrêmes. C’était à peine si le manteau qu’elle s’était dégoté la protégeait de la pluie, alors de la neige n’en parlons même pas !

Quoi qu’il en soit depuis le début de la journée une rumeur circulait au sein du groupe : ce soir ils arriveraient à destination. La belle était ravie d’apprendre ceci et espérait que cela soit vrai. Peut-être qu’ils allaient enfin tous pouvoir se reposer ? A mesure que la journée avançait, la rumeur se confirmait ce qui rendait Eileen de plus en plus joyeuse. Cependant lorsqu’enfin le groupe arriva enfin dans la ville fantôme qui se dessinait dans leur paysage depuis un petit moment, tout ne se passa pas comme prévu…

Au début tout se passa tranquillement, la ville semblait réellement déserte. C’est ainsi qu’Eileen et quelques uns de ses amis et connaissances se détachèrent du groupe afin d’aller prendre leurs quartiers. Mais à peine se furent-ils éloigner de quelques pas qu’ils tombèrent dans ce qui semblait le plus être une embuscade.

« Et merde… »

La jolie brunette se mordit la lèvre d’angoisse. Etaient-ils tous tombé dans un grossier piège de ces répugnants squatteurs ?

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Winter is coming

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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Sam 4 Jan 2014 - 12:50


"Home sweet home"
❝ INTRIGUE ❞



Les gens sont souvent source de déception plus que de joie. Ca a toujours été le cas pour elle. Son père s’est révélé ne pas être un super héros mais un pauvre type qui se laissait marcher dessus par tout le monde, à commencer par sa mère. Sa mère qui n’était finalement pas un roc et se contentait de leur aboyer dessus à défaut de pouvoir se soulager sur ses enfoirés de supérieurs qui l’exploitaient sans vergogne. Ses cousins aussi se sont révélés décevants et à présent, c’est au tour de Jamie, son jouet du moment.
Lui même a apparemment été déçu par la poufiasse qui lui sert de meilleure amie depuis l’enfance ou une connerie du genre, et par Julian, son gay friend. Il n’arrête pas de lui parler de lui et de la manière dont il le sent distant, blablabla. Il se sent abandonné, du coup il abandonne tout le monde en premier et passe son temps avec elle pour lui parler d’eux… C’est débile. C’est soulant surtout. Du coup, le coursier est d’une humeur massacrante et, si c’est pratique quand ils s’allongent et qu’il la prend dans tous les sens pour évacuer ses frustrations, le reste du temps, il est devenu morose et de très mauvaise compagnie. Il essaye de le cacher bien entendu, mais ça ne prend pas. Plus rien ne prend entre eux en fait… Ses blagues vaseuses n’ont plus de consistances, il se perd dans ses pensées, s’agace d’un rien et ne l’amuse plus.  
Mais elle continue à le suivre parce qu’il a un putain de vélo et que c’est beaucoup moins chiant de se laisser porter que de marcher et d’abimer ses chaussures avec tous les autres sacs à merde de la cohorte…

Ils sont de nouveau en mouvement, vers le sud à présent. Pas une mauvaise chose vu que l’hiver pointe son nez et qu’ils ne sont pas franchement équipés pour l’affronter. De toute façon, ils ont déjà tentés de se sédentariser et ça n’a pas été hyper concluant. Le souvenir cuisant de la branlée qu’ils se sont prise dans les métros de Cincinatti lui reste encore au travers de la gorge.  
« Ca va toujours ? »
« Putain, pose-moi la question encore une fois et j’t’ouvre de la gorge à la bite avec mes ongles. »
« On peut pas parler avec toi… J’essaie d’être gentil. »
« Eh bien arrête mon gros, j’te jure que t’es lourd. Si t’as rien à dire, alors dis rien ce sera beaucoup mieux. »
Elle l’entend soupirer et puis il ferme sa p’tit gueule d’ange. Bien. Parfait. A sa place, elle aurait immobilisé son engin pour le faire descendre à coups de pieds au cul, mais voilà : Jamie fait partie de ces gens qui ont beau se vanter d’être des gros durs, sont au fond de stupides oursons trop gentils. Le genre de type qui finira par crever en essayant de jouer les héros. Tss ! Pas son délire à elle.

Ils continuent de rouler – en silence – et histoire de détendre un peu l’atmosphère, elle laisse une de ses mains glisser vers l’entrejambe du blondinet qui se laisse faire. Du moins au début. Et dès qu’elle commence à essayer de l’astiquer un peu, il tique et déplace sa main. Il devient vraiment lourd. Il est peut-être temps qu’elle change de jouet…
C’est ce qu’elle est en train de se dire quand ils arrivent enfin à proximité du bled qu’ils observent depuis un moment maintenant. Apparemment, d’après les éclaireurs (Jamie était d’ailleurs de ceux-là) la voix est libre et l’endroit abandonné. Parfait pour y passer au moins quelques jours et improviser ensuite, comme ils le font toujours.  
« On va continuer à pieds » lui signale Jamie en immobilisant son engin, avant de jeter un œil du côté de Julian et sa sœur ou un truc du genre.
Rita la déteste cette sale petite pimbêche de dix ans, alors évidemment, juste pour la faire chier : Jamie en est fan. Il ramasse un caillou et le jette non loin de la gamine pour attirer son attention. Paraît qu’elle est sourde ou un truc du genre… Pourquoi est-ce qu’il faut qu’il s’attache à une môme dont les chances de survie sont proches du zéro ? Crétin… Mais c’est un bon coup.
La gamine se tourne vers lui et Julian, qui l’accompagne, l’imite.  
« Tu veux monter un peu ? » propose-t-il à la mioche pendant qu’elle-même est obligée de mettre les pieds à terre.  
La gamine cherche l’approbation de son frangin débile (elle a l’impression qu’il ne l’aime pas trop, bouh-ouh, du coup ils s’évitent et elle a la paix) puis quand elle l’obtient, Lily les rejoint en courant. Jamie lui sourit d’un air débile puis la hisse sur la selle avant de prendre Betsy en main pour les faire s’enfoncer un peu plus dans la ville aux côtés de quelques autres péquenauds.  
« Ca l’air mort comme coin. »
« Justement. »
« Tu vas nous chercher un p’tit nid d’amour ? » minaude-t-elle en venant fourrer sa main dans sa poche, passant sa langue sur ses lèvres d’un air entendu.
« Commence pas. »
« Commence pas quoi ? » tique-t-elle en reprenant sa position initiale, vexée.
« Laisse tomber » soupire-t-il avant de s’immobiliser tout à coup. « T’as entendu ? »
« Si tu parles du bruit de ta fierté qui s’envolait, oui j’ai… »
« Non. J’te parle… »
« On n’est pas seuls » réalise-t-elle alors que des silhouettes commencent à se dessiner un peu partout autour d’eux et que le cliquetis trop familier d’armes se met à s’élever un peu partout. « Putain d’merde… »
Une brune lui fait écho. Margarita jette un coup d’œil dans sa direction. Eileen si son souvenir est bon. Jamie lui a parlé d’elle une fois ou deux. Putain quelle connerie. Elle va crever au milieu de connards. Ou bien se servir d’eux pour ralentir ses agresseurs et se frayer un passage vers une sortie…

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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Sam 11 Jan 2014 - 23:11

Il aurait tué pour un bon lit, une couette chaude, un café fumant devant un bon film. Tant de petits plaisirs qu'il avait affectionné dans sa vie d'avant quand, revenant du champ de bataille, il pouvait enfin profiter d'une vie normale. Cette fois ci, la guerre ne s'arrêterait jamais. Cette fois ci, leur chance de victoire étaient presque nulles voir même totalement. A seulement une poignée d'hommes exténués et affamés, comment songer à combattre cet ennemis omniprésent ? Cet ennemis qui avait pris le visage de ceux qu'ils aimaient. Echec et mat pour l'humanité.

Marcher, encore et toujours, jusqu'à ce que les muscles tirent, que le corps soit à deux doigts de céder sous son propre poids; c'était leur pain quotidien. Ils fuyaient vers le sud depuis quelques longs mois, un périple long et éreintant même si aucune embûche d'avait croisé leur route depuis leur départ de Cincinnati. Ils fuyaient le froid de l'hiver qui approchait à grand pas, les températures déjà fraîches rendaient le périple d'autant plus difficile que les nuits glacées ne leur offraient aucun repos. Ils fuyaient l'ennemi sans qu'il n'y ait d'endroit dur Terre où il seraient à l'abri de ces derniers.

Tournant les yeux qui étaient jusque là rivés vers l'horizons, il contempla la caravane s'affairer autour de lui, suivant le chemin désigné par les éclaireurs qui avaient jugée cette route "sûre". Il reconnaissait la grand majorité des visages à quelques exceptions près pour les plus derniers venus. Beaucoup d'autres avaient disparu à Cincinnati à son plus grand regret. S'attardant sur une tache rousse au loin, ses yeux accrochèrent le visage d'Hale alors qu'un sourire étira ses lèvres. Hale, la seule chose positive dans cet enfer sur Terre c'était elle. Aujourd'hui privé de son fils, de sa famille et sa vie tout entière, elle était la seule chose qu'il lui restait. Noyé dans cet amas de catastrophes qui avaient ponctué ces derniers mois, il avait néanmoins réussi l'exploit de se rapprocher d'elle à nouveau. La fin du monde n'avait en rien effacé ses erreurs d'autrefois, mais lui avait apporté le recul nécessaire pour s'en détacher.

Taggart quelques mètres en arrière, un petit gars sympa quoi qu'un peu spécial à première vue. Il avait surtout un don tout particulier pour s'accoquiner avec de drôle de personnages entre la petite muette et sa copine un peu trop grande gueule à son goût. Il n'avait malheureusement plus vraiment eu beaucoup de temps à lui consacrer depuis leur départ de Cincinnati mais se retrouvaient malgré tout quelques fois en mission ensemble.

Les bâtissent apparaissent enfin au loin, se dessinent sur l'horizon tel un mirage auquel ils ne pensaient plus croire. Il esquissa un sourire entre soulagement et inquiétude; cet endroit paraissait peut-être désert qu'il n'en était pas moins exposé aux yeux de tout le monde, aliens comme humains. Il avait croisé assez de ces dernier pour savoir qu'ils n'étaient pas tous dans le même camp qu'eux.

Quelques bâtissent dans un sale état mais toujours debout. Ce qui semblait être un hangars quelques mètres en contrebas; voilà ce qui allait être leur planque pour la nuit. Le panneau d'entrée de la ville qui ressemblait d’avantage à une rue encadrée de trois bicoques indique "Orla". Il se souvenait en avoir entendu parler dans un documentaire une fois, une ville fantôme comme il y en avait qu'au Texas, désertée de toute vie bien avant la fin de l'humanité. "On fait une pause" clame Maverick en se tournant vers eux, n’apercevant que trop tard les armes qui peu à peu se braque sur eux. "Merde", c'était pas rien de le dire.

Cherchant son arme à sa ceinture dans un réflexe vain, il se souvint qu'il n'en avait plus depuis l'attaque de Cincinnati et qu'il se partageait celle de Hale. Re-merde, il n'avait donc pour se défendre qu'un couteau suisse et un briquet. Humain ou hosts ? il l'ignorait, pas facile d'identifier qui que ce soit quand l'ennemi se trouvait-être des voleurs de visages. De toute façon il était difficile de dire ce qu'il préférait entre l'un ou l'autre. Si les alien n'étaient pas réputés pour tuer à vu, ils finiraient néanmoins tous implantés. Les humains, eux, ne s'encombraient même pas des politesses et se contentaient de canarder, "au cas où". Se regardant tous en chien de fusil, près à tirer au moins battement de cils, chacun semblait peser le pour et le contre d'un assaut meurtrier.

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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Dim 12 Jan 2014 - 18:54


Des fois lorsque tes pieds commençaient à fatiguer tu repensais aux lignes de Cincinnati. Au calme que tu pouvais y trouver parfois, à ton infirmerie. Avoir du les quitter te rendait malade. Saloperie d'aliens. Mais tout ça c'était derrière toi maintenant. Vous étiez dehors, et cela depuis un long moment maintenant. Vous marchiez, marchiez et marchiez encore, vous arrêtant parfois et repartant d'autant plus vite. Ce rythme, même pour une ancienne militaire comme toi restait harassant. S'installer, avaler quelques gorgés d'eau, s'occuper des blessés, se nourrir, dormir un peu, guetter la peur au ventre, puis tout recommencer, encore et encore. L'attaque, en plus de réduire à néant ce sentiment de presque quiétude, t'avait léguée un petit cadeau : les insomnies. Partenaires officielles de tes nuits dont elles avaient ravagé le cycle. Pourtant tu ne t'arrêtais pas. Jamais. De toute façon dans l'hypothèse où tu en aurais eu envie, cela ne faisait malheureusement pas partie des luxes que tu pouvais t'offrir.

Hé ! Hale, ralentis ! Tu levas la tête, un peu surprise et découvris Samuel, un adolescent qui avait débarqué quelques jours avant l'attaque. Tu t'étais un peu occupé de lui à l'arrivée. Un chic type. Il parait qu'on va s'arrêter bientôt, y'a un village pas loin. Tu lui souris sans t'arrêter de marcher. «Tant mieux, ça commence à fatiguer ici bas.» Le jeune homme se mis à rire. Tu veux de l'eau ? Elle est un peu chaude mais il m'en reste quelques gorgées. Il te tendit une gourde noire que tu acceptais avec bonheur. Le liquide glissa le long de ta trachée comme du Labelo sur des lèvres craquelées. Un plaisir terrible. «Merci beaucoup.» lui dis-tu en lui rendant la bouteille.
Et le garçon avait raison, une bonne heure plus tard des cabanes abandonnées vous apparurent, puis une pancarte. Orla. Un sourire de soulagement éclaira ton visage. Cet endroit avait l'air parfait pour vous accueillir. Peut être alliez vous être enfin capable de vous y établir pour de bon ? Tu l'espérais du fond du cœur.

Mais alors que vous commenciez à stopper le mouvement, ils vous tombèrent dessus. Qui ? Tu n'en avais sincèrement aucune idée. Mais ils étaient armés. Même coincée au milieu du groupe, tu pouvais voir un peu plus loin les fusils braqués sur vous. Merde. Merde merde merde merde. Qu'est ce que c'est qu'ce bordel, pensas-tu. Toi aussi étais armée, mais que faire ? Ouvrir le feu et mettre en péril la vie des gens autour de toi ? Certainement pas. Tu tournas la tête. Tu devais retrouver Aaron, vite. Tentant de restais discrète, te déplaças doucement vers là où tu avais cru l’apercevoir. Bingo. La peur au ventre,  tu essayais de ne pas attirer l'attention sur toi. Une chance pour vous le soldat se trouvait à l'arrière. «Aaron» Tu lui touchas l'épaule. «C'est quoi ce bordel ?»

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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Dim 19 Jan 2014 - 18:58

On ressemble à des animaux. Une petite troupe, incapable de vraiment penser, juste là pour marcher. On dirait des animaux en mal de vivre, ou en manque de nourriture. Quelque part, ce doit être un mélange des deux. Mes muscles menacent de lâcher, sous ma pile de vêtements qui me paraissent de plus en plus lourds à chaque mouvement. Ce soir, nous serons là-bas qu'ils ont dit. C'est toujours dire, ce n'est jamais vraiment faire. Avec la cohorte, il ne faut jamais s'attendre à un palais luxueux, encore moins à un véritable antidote contre les aliens. Non, on se contente du plus simple, on essaie de survivre le plus bêtement du monde, parce que nous sommes certainement les derniers, à avoir de quoi résister contre cette invasion. Mais, pour combien de temps encore ? Je n'en ai pas la moindre idée, pour éviter de m'effondrer sur la terre, je jette un coup d'oeil dans les alentours. Des visages connus, d'autres beaucoup moins. C'est une grande famille, qui, malgré les coups durs, arrive à se relever. J'en ai presque des frissons. Plutôt amusant que de voir qu'il a fallu une fin du monde, pour que l'homme se rende compte que non, il n'est pas le centre d'attention de tous, qu'il y a d'autres compatriotes et que, contre toute attente, ils ont eu cette idée folle de tendre la main au plus nécessiteux. Reniflant telle une teigne, ma main se crispe un petit peu sur mon arc. Bientôt il va se fissurer, se craquer, claquer entre mes doigts, j'ai le choix de le retailler ou bien, d'essayer d'en trouver un autre. Pourtant, toute arme est bonne à prendre, que ce soit de la plus ludique fourchette au plus énorme fusil de chasse, rien n'est ludique, et tout prend une image de guerre. Inspirant longuement, je n'ose dire mot, après tout, parler de la pluie, du beau temps, face à un groupe en plein pèlerinage, c'est paraître complètement idiot. Un sourire vient pourtant éclater sur mon visage, à la vue d'ombres presque familières. Des maisons, miteuses certes, en bois, une odeur étrange qui l'entoure, mais peu importe au fond. Il n'y a personne, pas même âme qui vive, et ce doit être vraiment une chance inouïe. Qui, me paraît pourtant, trop étrange. Des autres survivants auraient pu en profiter pour aménager les lieux, rester, comme des bons rapaces autour de leur carcasse.

Malgré le doute, malgré cette peur qui me tiraille l'estomac, nous continuons d'avancer. Peu importe si ce sera notre dernier jour, au moins, nous aurons essayé. C'est la technique de groupe, elle peut faire peur, mais après tout, nous sommes comme des agneaux. Armés jusqu'aux dents, à la différence que certains de nous, n'ont pas subi d'entraînements spéciaux ou même sortent tout juste de l'enfance, tient déjà une arme. Il n'y a plus de règles, et même le mot anarchie paraît bien doux à côté de ce que je peux voir. Tout d'un coup, ça s'arrête, ça explose, comme une claque sur la figure. Nous ne sommes pas seuls. Nous ne l'avons jamais été. Des gens, un petit morceau de monde qui doit rester ici, des armes en main, et bien plus rapides qu'une médiocre flèche. Déglutissant difficilement, je jette un coup d'oeil à Hale, Aaron. Mes membres se figent encore plus, presque systématiquement, à l'instar de mes collègues, mon arc est prêt, au cas où il y aurait une complication. Un murmure. « Je crois pas qu'ils veulent de nous ici. » Commettre des erreurs à l'école, ce n'est pas bien grand. Au travail, c'est un peu plus complexe. Mais, comme celle-ci, c'est impardonnable, il en coûte de la vie de tout ceux qui se trouvent ici. Plantés dans la terre, comme des arbres. Impossible de bouger, de respirer, même de se souvenir comment nous en sommes arrivés là. Ce qu'il est possible de voir, ce sont des yeux bouffés par la paranoïa, et des doigts prêts à appuyer sur la gâchette.
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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Mer 22 Jan 2014 - 13:55

I was in the darkness so darkness I became
so many people ∞ jenibelle
Jeni' commençait à en avoir un peu assez de marcher, comme beaucoup je suppose. Des mois qu'ils se « baladaient » de terrain en terrain, de ville en ville, de grotte en grotte, incapables de se fixer, surement trop traumatisés par les événements de Cincinnati pour ça. Comment réapprendre à vivre après un tel drame? Le pire n'était sans doute pas les morts, mais plutôt la perte de l'espoir que chacun commençait à gagner au fil du temps. Une routine c'était installé à la cohorte, chacun avait sa mission, ses habitudes, comme avant, alors tout le monde espérait que cette fois, c'était la bonne, qu'ils allaient pouvoir revivre à nouveau, caché certes, mais vivant, capable de rire, de sourire, de s'amuser, de reprendre assez de force et de courage pour peut-être , un jour, gagner cette guerre. Des mois, il avait fallu des mois pour arriver à cela et seulement quelques minutes aux aliens pour tout détruire. L'espoir n'était plus permis à présent, c'est ce que tout le monde semblait penser. Toutefois, Jenibelle faisait partie de ses gens, utopiste, ou trop effrayée par la vérité, qui ne pouvait cessé d'imaginer un meilleur futur. Elle y croyait, elle savait qu'un jour ou l'autre, tout irait mieux et qu'ils gagneraient peut-être, enfin, leur liberté, d'une manière ou d'une autre, elle s'en persuadait et c'est pour ça qu'elle affichait ce petit sourire. Elle en avait besoin. Malgré la fatigue et l'ambiance lugubre, la jeune femme voulait continuer d'y croire, alors elle ne se plaignait pas, contrairement à d'habitude, elle semblait même plutôt joyeuse, bien sûr elle ne sautait pas partout comme une puce en criant « o joie o joie » , mais disons que contrairement aux autres, l'abattement ne se lisait pas sur son visage.

« On va bientôt s'arrêter... » Laissa échapper Sully, son compagnon de voyage du jour. D'autres connaissances n'étaient pas loin, de là où elle était, notre brunette pouvait apercevoir les gens qui comptaient pour elle ou ceux qu'elle connaissait. Sa cousine bien sûr, Juliet, évidemment, Jamie, Julian et sa petite soeur et tant d'autres, dont elle connaissait les visages, parfois les noms, sans vraiment savoir grand-chose d'eux. C'était finalement la seule chose assez similaire à leur vie d'avant... on côtoie nos voisins sans vraiment chercher plus loin. Buvant une gorgée d'eau, la belle continua sa route, jusqu'à apercevoir, au loin, des ombres, des silhouettes de maisons et de vieilles bâtisses. C'était donc vrai, ils arriveraient bientôt. Serait-ce le début d'une nouvelle chance pour eux? Dur à dire. En tout cas, Jenibelle accéléra un peu le pas, curieuse de découvrir leur nouveau point de départ... pleine d'espoir. Elle déchanta bien vite. Dès leur arrivé, Jeni' eu une mauvaise impression, surement parce que les lieux ressemblaient à un décor de mauvais film d'horreur, merci à Juliet pour ses nuits passés devant des navets effrayants. Ils n'atterrissaient jamais dans des palaces, mais comme d'habitude, jusqu'au bout, elle avait espéré que cette fois, ce serait le cas. Grimaçant, elle laissa donc échapper un soupir de déception, avant de laisser place à une certaine... peur? Plutôt surprise, étant donné qu'un tas d'hommes non identifiés, et accessoirement armés, firent leur apparition à droite et à gauche. De toute évidence, c'était un guet-apens. Non sans blague.  La main sur son couteau, sans grand espoir d'en faire grand-chose, la Busby-Brooks murmura quelques mots. « La fête des voisins va être tendue... » Une boutade pour se détendre et essayer de ne pas penser au fait qu'une nouvelle fois, la vie des gens qu'elle aimait était en danger. La sienne? Peu importe.
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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Mer 5 Fév 2014 - 19:03

L'arrivée du groupe de survivants n'était pas passé inaperçue, loin de là. Il avait fallut réagir vite, et ça, les hommes de Jane savaient le faire. Ils avaient si bien été préparés que l'organisation lors du déploiement avait été sans faille. Ils savaient y faire avec les envahisseurs. Ils les avaient encerclés avant qu'ils ne puissent réagir. Très vite elle avait ordonné de déclencher leur émetteur d'infrasons afin de tester le groupe. Rapidement des couinements canins se firent entendre tant chez les "intrus" que dans leurs propres rangs. Ça fonctionnait. Pourtant les nouveaux venus, eux, ne réagissaient pas. Ils étaient sains. Aucun host ne semblait donc se cacher derrière ces visages.

La leader s'avançait, fendant la foule. "Bien, vous n'êtes pas des leurs ! mais ne comptez pas sur moi pour vous céder Orla. Si vous ne levez pas le camp immédiatement nous serons dans l'obligeance de vous exécuter, tous autant que vous êtes." Malgré la fatigue visible sur le visage des importuns et l'absence de zone de campement viable à plusieurs miles à la ronde, son ton était froid, son visage imperturbable. Elle ne rigolait pas. Elle les connaissait, les hommes, ils étaient capables du pire surtout en ces temps là. La situation critique n'avait en rien assagit les "mauvaises âmes" qui, au contraire, trouvaient prétexte à leurs méfaits. Faire confiance à des étrangers, c'était prendre le risque qu'ils vous trahissent tôt ou tard.

Soudain un homme fit une apparition à ses côtés. Il s'approcha d'elle et seuls les plus proches purent entendre ses paroles : "Jane, le soldat Lewis et son binôme vont pas passer la nuit si on ne trouve pas de médecin. Qu'est-ce qu'on perd à les faire rester ? S'ils ont des infirmiers doc' parmi leurs rangs ce sera gagnant-gagnant." Écoutant celui qui semblait être son second, Jane acquiesça doucement. L'homme avait raison, elle le savait. Elle ne pouvait se permettre de perdre l'un des siens. "Bien, peut-être pouvons-nous trouver un accord. Si il y a des médecins parmi vous, qu'ils se désignent immédiatement." quelques volontaires s'annoncèrent, puis le second pris la parole à son tour. "Par sécurité, nous allons récupérer vos armes en attendant de trouver un accord. Elles vous seront remise dès qu'un arrangement sera conclu. Buck, Grahams, voyez s'il y a des enfants ou des personnes ayant besoin de repos et conduisez-les au hangar. Ceux qui savent se servir d'une arme se mettent sur la gauche s'il vous plait."
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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Dim 23 Fév 2014 - 13:51

Orla n'était pas réputée bonne marcheuse. Elle aimait les voitures, les trains et les bus. Elle détestait marcher longtemps. Pourtant, ces derniers mois, elle s'était musclée les jambes et les chevilles plus que jamais. Elle n'avait plus le choix, elle pouvait ou bien soupirer et se plaindre et ne rien changer à sa situation ou alors continuer à avancer en réfléchissant à comment traiter les blessés, comme se préparer aux prochaines maladies, épidémies et attaques. Tout commençait à devenir incroyablement rare et avec des connaissance techniques en médecines, qui requerraient souvent du matériel et des médicaments en abondance, dans une situation de pénurie et de risque permanent, elle ne savait pas comment faire. De puis le début, ils improvisaient sans cesse, sans même y réfléchir bien longtemps. On remplaçait tout par tout et on finissait avec des solutions d’appoint qui semblaient encore pire que le mal. Au milieu de la troupe, Orla avait prit l'habitude de se projeter très loin, dans le temps encore vert où son fils se disputait avec elle et où elle en voulait à son ex-mari pendant des mois. Non, définitivement, elle qui pensait, en ces temps, être malchanceuse, elle trouvait ça incroyablement ironique. Alors qu'une jeune fille qui l'aidait souvent à soigner les survivants se mit à glousser en lui lançant un regard complice elle leva la tête en réalisant que son nom était écrit en grand sur un panneau. Puis, la fatigue n'aidant pas, elle réalisa qu'en fait, c'était le nom de cette ville. Elle n'aurait pas pensé trouver son prénom irlandais entant que ville dans ce genre de coin. Elle n'était jamais venu ici auparavant de toute manière. Souriant discrètement, à peine furent-ils entré que tout se stoppa et bientôt, des hommes armés encerclèrent le groupe. Malgré le fait qu'elle avait fréquenté pendant très longtemps des militaires et donc, des armes, elle n'était pas confortable avec un nombre aussi important. Une personne, devant, commença à parler. Orla bouscula les gens pour se rapprocher et entendre. Elle entendit la mise en garde et l'ordre de partir. Résignée, elle se sentit presque mourir à l'intérieur, tiendrait-elle encore longtemps à ce rythme ? Puis soudain, la même femme froid et peu sympathique lança un appel pour un médecin.

Après des mois à assister des anciens internes et vrais médecins, ses connaissances étaient revenues et la psychiatre s'était effacée au profit du médecin urgentiste-apocalyptique qu'elle était devenue. Elle s'avança en levant la main sans même réfléchir « Moi ! Moi je suis médecin ! » Et elle se détacha du groupe en se dirigeant vers la vieille femme qui devait avoir tout au plus dix ans de plus qu'elle mais dont le soucis et les temps difficile avaient considérablement vieillis le visage. Orla ne portait sur elle que son sac avec quelques outils détournés qu'elle utilisait pour rafistoler rapidement les gens. Et dire qu'il y a quelques mois, elle corrigeait les gens qui l'appelaient « docteure » en disant qu'elle était psychiatre, elle venait littéralement de se jeter dans les bras de personnes armées qui n'avaient pas du tout été sympathiques envers eux, comme ça, en disant qu'elle était médecin. Pour une femme relativement peureuse, elle serait apparemment prête à tout pour que son groupe se repose.
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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Sam 8 Mar 2014 - 18:18

♦ ♦ ♦ ♦ ♦

   

   
Les rares ronces sous mes pieds ne cèdent même pas, me facilitant la tâche. Éviter que les brindilles ne craquent est un des exercices de base de tout soldat consciencieux, mais l’hiver n’a pas rendu le terrain trop emmerdant. Comme si la nature avait conscience des innombrables problèmes que les humains subissent actuellement, elle se fait clémente et la terre que je foule me parait accessible, fluide mais sûre. Quelques éléments du décor me permettent de me dissimuler, aisément je gagne du terrain sur la ville bientôt atteinte.
Ça semble trop facile, et après ? Nous avons diablement souffert, tous autant que nous sommes, nous méritons amplement la sensation de victoire. Si petite soit-elle en réalité. Accéder à cette ville et nous y installer pour un temps – autant que le voudrons les leaders auxquels nous avons confiés nos misérables vies.

Je quitte une planque pour me diriger derrière un autre rempart naturel, jette un œil derrière moi pour surveiller l’avancée de la troupe. Aux abords de la ville, je préfère m’éloigner de quelques dizaines de mètres à l’Est. Je veux pouvoir observer avec du recul l’arrivée de la cohorte en ces lieux. Allez savoir pourquoi. Quand on est méfiant et beaucoup trop renfermé pour s’associer à un groupement de survivants, même après dix-huit mois de cauchemar, il est difficile de jouer le jeu jusqu’au bout.
M’installant contre un amas de cailloux, je guette, vainement. J’en suis bien conscient et c’est peut être cela le pire. Personne n’attend mes ordres et personne ne m’en a d’ailleurs donné. Qu’aucun de ces ploucs ne s’y avisent. Je ne contrôle rien de la situation mais pour ne pas devenir fou – ou plus timbré que je ne le suis déjà – je préfère, faire comme si…

Mon regard à tôt fait d’arpenter les alentours pour anticiper la moindre embuscade. Rien. Rien à l’extérieur de la ville dans laquelle nous pénétrons. Ce que je n’avais pas prévu, néanmoins, c’était la présence d’un autre groupe déjà installé ici.
J’étais trop persuadé d’atteindre une récompense. J’espérais trop ardemment voir les femmes et les enfants que nous escortons pouvoir souffler et se reposer ; j’ai été naïf. Et il faut reconnaitre que je suis épuisé.
Je peste en fixant l’étrange scène qui se déroule sous mes yeux.

…les étrangers ont vite fait le calcul : ils ne veulent pas de nous mais des médecins peuvent leur sauver la mise. Ils ont donc des blessés, ce sont des humains. Un bon point, qui ne suffit pourtant pas à me rassurer. Jusqu’à l’invasion, j’étais encore certain que nous étions la pire des races qui soit.
Sur Terre ce doit encore être le cas, nous sommes la mauvaise herbe de cette planète. Si on oubli les guignols extraterrestres qui se sont invités.

« Moi ! Moi je suis médecin ! »

Mais c’est pas vrai !
Ma mâchoire se contracte alors que je renverse la tête en arrière, désespéré. Non seulement ils veulent prendre nos médecins, mais se procurer nos armes ? Et nous allons accepter ça gentiment ? Qu’ils ne comptent pas sur moi pour les aider à nous exterminer plus rapidement ! S’il n’y a pas d’association possible, si nous ne sommes pas foutus de réaliser que nous faisons partie du même camp, je quitte la cohorte sur le champ.
Ne manquerait plus qu’on se fasse la guerre, entre nous. Les ennemis n’auront plus qu’à venir se réjouir du spectacle et pourquoi pas se servir parmi les survivants leurs nouveaux hôtes.

En fixant Orla, j’attends. Un signe, une petite voix, une intuition. N’importe quoi. Quelque chose qui pourrait m’aider à prendre ma décision. Car si je suis certain de détester la présence de ces autres, je sais également que partir seul n’arrangerait pas mon business.
Je retire mon couteau et son étui de ma ceinture pour aller la remettre, prenant bien soin de croiser le regard de la personne à laquelle je tends mes biens :

« Quand les têtes pensantes se seront entendus sur un possible arrangement : je récupère mon arme. Cette arme. »

Et pas une autre. Tss.
Aussitôt et sans prêter la moindre attention à la réaction du jeune homme, je m’apprête à rejoindre la psychiatre qui s'affirme médecin. Mais on vient me recommander de me placer sagement sur la gauche, aux côtés des autres présumés capables d’utiliser une arme.
Ben voyons.

« Armés nous pourrions servir à couvrir une plus vaste zone. Il y a désormais plus de survivants, plus de femmes et d’enfants à protéger. Laissez-nous établir un périmètre de sécurité que nous pourrions gérer, sinon autant contacter directement E.T et sa bande pour qu’ils viennent se régaler ! »

   

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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Mer 12 Mar 2014 - 20:19


La tension est palpable et même la présence d'Aaron ne suffit pas à te rassurer. Une boule d'angoisse s'est formée dans ta gorge et chacune des fibres de ton corps sont maintenant tendues comme un arc. Tu entends des voix et bientôt une sorte d'annonce retenti. Une voix de femme, la leader semblerait-il, pour l'heure invisible à tes yeux. Les nouvelles ne sont pas bonnes, elle vous menace. Super, penses-tu. Vous avez déjà assez de problèmes avec les envahisseurs pour vous taper sur la gueule entre vous. Et la solidarité alors ? On joue maintenant chacun pour sa pomme, visiblement. Pourtant ce n'est qu'en groupe que vous pourrez vaincre, pas seuls, c'est une évidence.
Le brouhaha dans ta tête prend chaque seconde un peu plus d’ampleur et tu te surprends à rêver d'un doliprane. Tu portes ta main à ton visage et mordille ta lèvres inférieure.

"Bien, peut-être pouvons-nous trouver un accord. Si il y a des médecins parmi vous, qu'ils se désignent immédiatement." La femme avait repris la parole.  Un accord alors que quelques minutes plutôt la question de votre suppression était en jeu ? Si la situation n'avait pas été aussi grave tu aurais sûrement éclaté de rire. Une partie de toi hésitait d'ailleurs à te dénoncer. Tu n'avais pas confiance. Vraiment pas. Ils étaient certes humains comme vous mais merde quoi, tu ne pouvais pas. Tu jetais un regard à Aaron. Des voix retentirent dans vos rangs, des personnes s'avancèrent. Et tu fis de même. «Je suis médecin aussi.» Tu te frayas un chemin et rejoint le petit groupe qui s'était déjà formé.

Tu pouvais maintenant voir la femme qui s'était exprimée. Sévère, l'allure digne tu ne pouvais te méprendre sur son rôle. À ses côtés se tenait un homme de ta tranche d'âge. Ses yeux étaient d'un bleu perçant mais son regard restait bien moins dur que celui de sa voisine. Il vous regarda un instant puis se mis à parler à son tour :  "Par sécurité, nous allons récupérer vos armes en attendant de trouver un accord. Elles vous seront remise dès qu'un arrangement sera conclu. Buck, Grahams, voyez s'il y a des enfants ou des personnes ayant besoin de repos et conduisez-les au hangar. Ceux qui savent se servir d'une arme se mettent sur la gauche s'il vous plaît." Tu avais vaguement l'impression de te faire braquer. Vaguement.
Derrière toi tu pouvais entre les murmures et les craintes. Même si en quelque secondes votre situation semblait s'être améliorée, vous restiez en terrain glissant et tu détestais ça.

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MessageSujet: Re: Home, sweet home - Intrigue n°4   Ven 14 Mar 2014 - 19:50

Edmond Bronson allait mal. C'est un euphémisme. Lors de la nuit de l'attaque de la cohorte, il était parvenu à échapper à la mort de justesse en fuyant les griffes de l'host qui l'avait séquestré dans une cave pour le passer, entre autre, à tabac. Perclus de douleurs, il ne rejoignit ensuite les rangs des survivants de la cohorte que par un mélange de traque et d'heureux hasards, la suivant depuis dans sa migration désespérée à travers ce qui fut connu avant l'invasion sous le nom des Etats-Unis d'Amérique.

Une chose était sûre, Wade lui avait bouclé la gueule. L'humeur n'était pas rose pour tout le monde, le froid, l’amertume que génèrent le souvenir des camarades disparus, la souffrance quotidienne de tribulations sans répits, tant d'éléments qui poussaient les gens à marcher la tête baissée en ruminant leurs sombres pensées. Sauf qu'Ed ne desserrait pas la mâchoire, Ed, pas n'importe quel type bavard, Ed. Son corps endolori par la torture l'élançait encore parfois, mais c'était son mental qui était le plus ravagé et qui rongeait sans cesse la moindre de ses pensées. Un esprit brisé dans un corps brisé.
Son honneur, sa dignité, sa fierté, les piliers de sa détermination s'étaient finalement effondrée sous les assauts d'un seul homme, lui qui avait manqué de mourir plus d'une fois et subis les épreuves les unes après les autres sans jamais flancher n'avait plus gout à rien. Pas une seule fois il n'était allé tenter de draguer Hale avec sa beaufitude misogyne habituelle ni emmerder Aaron pour une raison quelconque.

Le visage impassible comme un rock, il observa les vieux bâtiments poussiéreux en ruine vers lesquelles la cohorte se dirigeait. Ils entraient dans une ville fantôme au nom de leur volonté de survivre comme un fossoyeur pillerait une tombe pour y chercher sa subsistance. Sauf que les morts ne l'entendaient pas de cette oreille. Les sonorités du métal cliquetant d'armes que l'on armait se fit entendre, attirant l'attention du groupe vers les silhouettes qui les encerclaient. D'un geste vif il saisit le manche du couteau de combat qu'il gardait à sa ceinture, la seule arme qu'il était parvenu à récupérer après la perte de son équipement à Cincinnati, prêt à déchiqueter bestialement quiconque oserait l'approcher.
Les mains crispées autour du manche de l'arme à sa ceinture, les phalanges blanchis, il senti les terribles braises de la frustration lui brûler les entrailles. Des larmes d'impuissance lui piquant presque les yeux, il en était presque à souhaiter de se faire abattre salement là maintenant tout de suite, qu'on en finisse. A nouveau il se trouvait à la merci de quelqu'un, à nouveau il ne pouvait rien faire.

Il semblerait qu'une proposition soit à leur portée: la cohorte leur fournit des médecins et déposent les armes et ils pourront entrer en ville. Ed n'aimait pas cette idée, il n'avait pas confiance en eux, il voulait se jeter sur eux et les taillader comme un boucher. Il voulait que ça se finisse dans un bain de sang, se les faire à l'Italienne: sans survivant. Or trop de vie était en jeu et pesait sur sa morale, la mâchoire serrée et le regard fou, il observa les médecins se réunirent à leurs côtés tandis qu'il se dirigeait vers le tas d'armes pour y déposer la sienne comme les autres. Au moment de lâcher la sienne, il eut une hésitation. "Et si c'était un piège?" résonnait dans sa tête, la main tremblante il fixa la gorge du type en face de lui. A l'Italienne, una buona macelleria. Il fut ramené à la raison par un aboiement du type en question

-Oh! Tu dors ou quoi?

Il marmonna tant bien que mal "D'solé, j'pensais à autre chose..", lâchant son couteau avant de rejoindre les autres.

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