Can I hurt you ? [Avellian]

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MessageSujet: Can I hurt you ? [Avellian]   Mer 20 Nov 2013 - 21:27




Can I hurt you ?

Il était là, à quelques mètres. A nouveau près d'elle sans le savoir. Elle s'était immobilisée dans le couloir, ne s'imaginant pas que l'euphorie qui l'avait traversée s'évanouirait à l'instant même où elle prendrait conscience que c'était maintenant. Courir après ce qu'Avery avait perdu ou regarder cette bride de passé retrouvée lui tourner le dos et disparaître. Elle était morte après tout. Cette amie imaginaire, compagne de pensées solitaires et fantôme d'une vie qu'on lui avait prit. Ce n'était qu'une lutte insensée en faveur de la folie où elle n'aurait qu'à révéler à un frère qui ne lui appartenait pas que sa défunte sœur était devenue le sujet principale de ses réflexions.

Renata Isabell Miller. Une Miller capturée parmi tant d'autres. Mais la seule qui avait eu l'affront de cracher au visage d'Avery. La dernière chose qui lui avait été encore possible de faire avant de dire adieu au dernier espoir qu'elle pouvait avoir d'échapper à ce qui l'attendait. « Tu feras en sorte qu'elle soit prête demain matin pour l'équipe médicale. » Regard froid et posture stoïque. L'homme perché devant son bureau glissait son indexe contre son pouce en signe de satisfaction. Généralement silencieux, il oubliait parfois la présence d'Avery, agissant comme s'il était seul dans la pièce. Celle-ci se contentait de le regarder se pencher au dessus de ses dossiers, appréciant son silence car il valait toujours mieux qu'une remontrance. « Très bien. » Il prit conscience qu'elle était encore là et sembla perturbé dans sa lecture. Une pression enivrante le submergeait au fond de lui. Ces derniers jours résonnaient comme une réussite. L'attaque menée sur la cohorte avait permit la capture de plusieurs humains et dans un futur proche l'implantation d'un plus grand nombre de hosts. Un résultat réjouissant qui laissait oublier a ceux empreints aux remords, les hosts qui ne reviendraient pas de cette mission. Un humain n'aurait pas fait mieux. Un raclement de gorge anodin sonna la fin de cet entretien. Avery comprit qu'il était temps pour elle de quitter les lieux. Elle lui sourit ponctuellement avant de s'éloigner en direction de la sortie. Être confinée dans cette pièce plusieurs minutes lui laissait à chaque fois la sensation de tomber de fatigue, le contre coup d'une accumulation de travail que son corps avait du mal à suivre. Cha[...] La porte s'ouvrit sur elle avant même qu'elle n'est eu le temps d'atteindre la poignée. Manquant de la heurter, l'homme qui venait de faire son entrée tendis sa paume vers elle comme signe d'excuse. « Un nouveau groupe vient de revenir. Ils ont quelques humains avec eux. [...] » La host n'écouta que furtivement la suite, contournant celui qui prenait la parole dans l'espoir de quitter au plus vite la salle. « Avery je te laisse aller voir. » Elle s'apprêtait à le faire. Avec cette même expression quotidienne jusqu'à ce qu'il prononce son nom. Ce nom qu'elle n'avait jamais entendu sortir de la bouche de quelqu'un et qui n'était resté jusqu'à présent qu'un murmure à elle même. « ...Kellian J. Lewitt... » D'autres noms suivirent comme d'autres l'avaient précédés. Pourtant elle n'avait entendu que celui-la. Son coeur venait de s'éteindre. Il se préparait à exploser. « Avery ? » Les deux hommes la fixait. Elle était restée immobile. Réveillée par ces mots elle esquissa un autre sourire et ferma la porte.

Kellian J. Lewitt. Que fais-tu ici ? Il était trop près maintenant. Si près qu'elle ne parvenait pas à se concentrer sur les humains pour qui elle s'était déplacée, ne détachant pas son regard de lui. Il lui tournait le dos mais elle l'avait reconnu. Elle ne pouvait deviner ses réactions à l'avance, ce qu'il ressentirait, ce qu'il dirait et elle se sentit soudain mal à l'aise d'arriver vers lui comme un cheveux sur la soupe. Quelques mètres de répits alors qu'elle s'approchait instinctivement de lui, faisant abstraction des autres. Plusieurs hosts s'activaient déjà à prendre en charge le chargement qu'on leur avait apporté. Plus de mètres. Il venait de se retourner avant même qu'elle ne l'atteigne, rendant ses pas plus fébriles et laissant émerger un énième sourire sur ses lèvres. Ce sourire nerveux et coupable. C'est à toi de parler à présent. « Salut. » Un pauvre "salut" en deux syllabe. Elle l'avait presque chuchoté pour lui adresser à lui seul. Personne ne faisait réellement attention à elle, elle ne faisant pas attention aux autres. « Je dois être la dernière personne que tu avais envie t'attendais à voir. » Elle se rendit compte qu'elle n'était pas elle; qu'elle ne parviendrait sans doute pas à le retenir; et qu'elle venait de le tutoyer comme si elle le connaissait depuis toujours. « On peut peut être prendre un moment après le déchargement ? » Cette discussion qu'elle sollicitait tant s'imposait à elle comme une obligation. Qu'il ressente la même chose ou non, elle se disait que peut être il accepterait.

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Avery Liberty Taylor
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Dernière édition par Avery L. Taylor le Dim 22 Déc 2013 - 14:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Can I hurt you ? [Avellian]   Dim 1 Déc 2013 - 8:45




Après l'attaque tu avais du rentrer chez toi. On t'avait rapatrié à New-York, toi, tes prises et les autres traqueurs de ton unité. Ça avait été une bon coup, le genre dont vous vous souviendrez pour la vie. Certains étaient morts en essayant de s'en sortir ou écrasés par la foule mais la plupart d'entre eux avaient terminé entre vos mains. Entre les tiennes. Le combat qui prenait place à l'intérieur de ta tête n'avait pas terminé de faire son bruit, l’incertitude et ta conscience régnaient au plus profond de ton Être telle une épile dans le pied. Tu avais trop changé, trop vite, mais l'ancien Kellian, celui qui avait été capable d'aimer dans son sens universel, tu n'arrivais à t'en détacher. Trop d'années s'étaient écoulées en sa compagnie. Trop de corps, de visages. Lui qui avait eu du mal à se créer, à se former.  Lui qui avait tant lutté pour accorder sa confiance aux Hommes, comment avais-tu pu le laisser partir ? Ta vie était-elle si fragile ? Ne tenant qu'à un fil ? Celui qu'était Cassandra, celui qu'était ta sœur. Avery... où était-elle maintenant ? Avait-elle disparu, implantée après votre dernière rencontre ? Lequel de tes compagnons se cachait-il maintenant sous ses traits ? Toutes ces questions te faisaient peur. Il ne passait pas une journée sans que tu y repenses à cette journée. À celle où tu l'avais livrée, choisissant ta fiancée au passage. Quelle bêtise, égoïste action qui avait entraîné sa perte. Avery, ta sœur, car tu la considérais finalement comme telle.

«T'aurais pas des clopes en rab Lewitt ?»
Tu lèves les yeux vers l'host et laisse échapper un nuage de fumée d'entre tes lèvres. «C'était ma dernière, j'comptais en racheter après la transaction.» Il soupire et shoot dans une canette de coca-cola. On venait de rentrer et pour certains le manque commençait à se faire sentir. Toujours prévoir un paquet de plus, là était la clé de la survie. Les cigarettes s'étaient grillées trop vite à Cincinnati, trop souvent, même pour toi. «J'espère qu'on sera bien payé pour ça, on a ramené au moins la moitié de ses putains de résistants.» crache l'un de tes coéquipiers en écrasant son mégot sur le pavé. Tu acquisses en silence, un sourire en coin plaqué sur les lèvres. Tu parles peu mais ils ont appris à s'en satisfaire. Tu es l'un des plus vieux de l'unité maintenant et ça ils ne l'ont pas oublié. Ils te font confiance, toujours.

La dernière bouffée de nicotine te brûle délicieusement la gorge. Acre et blanche, la fumée se glisse hors de ta bouche telle les gaz dans les sous-terrains de la cohorte. La pause est terminée, chaque cigarette a été fumée. Vous pouviez monter maintenant, vous et vos vêtements sales et usés, vous et vos visages marqués par l'attaque. Tu traînes quelques blessures ici et là et des gouttes de sang sur ton pantalon de toile rêche. «Faudra qu'on aille fêter ça ce soir, j'crois que j'ai bien envie de me prendre une cuite» lâcha l'un d'entre vous d'un ton emprunt de bonne humeur. Tu grimaçais un ouais ouais et te mettais à avancer un peu plus vite.
Un fois là-bas on vous fit patienter quelques instants. Quelqu'un vous fit signer des papiers, nota vos noms. Tu écoutais vaguement les discutions de tes amis, trop pris par tes propres pensées. Tu n'avais qu'une envie : quitter cet endroit, t'acheter des cigarettes et prendre une chambre d'hôtel. Malheureusement pour toi, la vie n'avait pas les mêmes plans pour toi.

« Salut. » La voix était féminine, douce. Tu avais la sensation de la reconnaître. Te retournant, tu restas un instant muet, complètement sous le choc de ta vision. Avery se tenait devant toi. Du moins  son corps. « ...Avery » Ta main se porta instinctivement à ta bouche. Tu avais du mal à le croire. « Je dois être la dernière personne que tu avais envie t'attendais à voir. » Tu clignas des paupières plusieurs fois. Que faisait-elle là ? Qu'avais-tu fais ? « Woh » Les gens autour de toi avaient disparu. Seul ta sœur demeurait. Ou du moins ce qu'il en restait. « On peut peut être prendre un moment après le déchargement ? » Tu acquiesças et murmuras un « Bien sûr, ouais. ». Tu ne savais pas quoi dire d'autre, tu étais devenu muet. Tu ne t'attendais pas à la revoir un jour et sa vision fait resurgir en toi toute la culpabilité. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle elle ne devait même pas t'en vouloir : tu lui avais offert un corps.

Les minutes s'écoulèrent, interminables avant que tu puisses enfin quitter les lieux. Ne prenant même pas la peine d'expliquer à tes collègues la raison pour laquelle tu n'allais pas les suivre au bar, tu attendis la jeune femme. Tu pouvais sentir le sang battre tes tempes. Ta bouche était sèche. Lorsqu'elle arriva enfin tu murmuras à son intention : « Je pense que je vais avoir besoin d'un verre. Ça ne te dérange pas qu'on aille discuter dans un café ou quelque chose du genre ? »  

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MessageSujet: Re: Can I hurt you ? [Avellian]   Dim 22 Déc 2013 - 18:24




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« Bien sûr, ouais. » Une réponse qui respirait l’enthousiasme et qui lui prouvait sans étonnement que le retrouver et lui parler serait loin d'être facile. Elle s'était imaginé tant de scénarios mettant en scène leur première rencontre. Jamais elle ne s'était voilé la face en prévoyant une complicité innée entre eux comme Kellian l'avait eu avec Avery. La vraie. Celle qui avait été sa sœur. Mais même en s'étant préparé à ce moment, elle se retrouvait là devant lui dénuée de tout moyen. C'était si égoïste de sa part de vouloir comprendre. Ce corps il le connaissait, mais l'âme en son intérieur lui était étrangère. Lui même lui était étranger. Parce qu'il ne se comportait pas avec elle comme dans ses souvenirs, parce qu'il avait ces traits de fatigue cernant son visage, ce sang et cette poussière sur ses vêtements. Son image présente s'opposait à celle qu'il avait laissé dans sa mémoire. Les temps avaient changés. « A plus tard dans ce cas. » Elle leva sa main comme un au revoir et lui tourna le dos. Il fallait qu'elle s'éloigne. Pour elle mais aussi pour lui. Au total elle lui avait soufflé vingt-neuf mots alors qu'il n'en avait exprimé que quatre. Le coup de la surprise ou le choc de voir resurgir ce qu'il croyait sans doute 'oublié, 'classé'. Avery n'avait pas même réfléchit à la suite. Elle attendait ses réponses, mais également celles qui avaient tourmentées l'humaine. Seulement elle n'avait prévu aucune suite. Kellian avait été cette occupation qui la maintenait à elle. Une fois ses réponses obtenues tout ce mystère qui l'avait enivré s'éteindrait. L'humaine s'éteindrait. Aussi morte pouvait-elle être, la host s'était liée à elle et à ce passé. Elle la connaissait comme une amie. A la frontière entre entre l'affection et l'usurpation d'identité elle avait fait d'elle son secret. Parce que malgré son manque de compassion envers les humains, cette humaine était la seule dont elle se sentait proche et dont elle oubliait la nature, la mort. Personne n'aurait souhaité être dans son esprit à cet instant. On l'aurait prise pour une folle, une aliénée. On l'aurait peut être changé de corps. Tout ça finirait par disparaître avec le temps. Plus tôt que prévu.

Elle était restée absente durant le déchargement. Ça lui était égal de voir que les humains arrivaient en masse et que l'attaque à la cohorte avait été un succès. Bien sur c'était une chance pour son espèce, mais au fond qu'ils vivent ou qu'ils meurent, cela ne changeait plus rien à sa vie. Pour elle ils avaient gagnés. Une victoire indiscutable qui avait décidé du futur de cette planète bleue. Sans compter qu'elle ne pensait plus qu'à ce ''après'' qui suivrait. Celui où elle parlerait à Kellian pour de bon. Elle avait réfléchit inlassablement à la situation en tournant en rond. Exceptionnellement elle avait demandé à terminer son service plus tôt et avait prit la sortie aussi vite qu'elle le pouvait après avoir fini le déchargement de Kellian. Il l'attendait, aussi indéchiffrable que plus tôt. Un peu perdu à son avis. « Je pense que je vais avoir besoin d'un verre. Ça ne te dérange pas qu'on aille discuter dans un café ou quelque chose du genre ? » Ce n'était pas le genre d'endroit qu'elle fréquentait régulièrement. Elle était plutôt cantonnée à son quotidien tranquille et solitaire en dehors du travail même si elle pouvait se vanter d'être plus sociable depuis qu'elle avait changé de corps. Mais sur le moment l'idée de faire passer toute cette émotion avec un verre n'était pas si mauvaise que ça. « Ça me va. Mais si tu as besoin d'un remontant on va passer le café et aller directement dans un vrai bar. Il y en a un à quelques rues d'ici. » Un qui ne donnait pas l'impression d'être un repaire d'hommes portant le parfum de leur transpiration et criant derrière leurs barbes mal rasées. Comme quoi certaines mauvaises habitudes n'avaient pas changées. « Ce n'est pas loin à pied. C'est à cinq minutes il me semble. » C'était loin d'être une vérité. Avery avait surtout envie de respirer l'air frais autour d'elle pour avoir les idées claires. Il était vrai aussi qu'elle ne s'imaginait pas que le bar était aussi loin. Elle entraîna Kellian dans les rues un peu maladroitement. Chercher le bar était une diversion qui retardait le moment où ils engageraient cette discussion. Les cinq minutes à pieds étaient vite devenues un quart d'heure. Avery aperçu finalement la vitrine du bar avec un soulagement qu'elle ne prit même pas la peine de masquer. Elle avait cru un instant qu'elle ne le trouverait jamais. « Je pensais que c'était plus près... » Elle croisa brièvement son regard et le précéda pour entrer. Une chaleur presque étouffante la submergea alors qu'elle mit les pieds à l'intérieur. La différence de température était telle qu'elle dû enlever son trench pour se sentir mieux. Elle se dirigea dans le fond de la pièce et prit place à une table située près de la vitre. Elle resta silencieuse quelques secondes avant de commencer. « Je m'excuse de m'être présentée comme ça. Je t'ai prit de court et tu n'as peut être rien à me dire mais je trouvais ça important qu'on se rencontre. » Une serveuse l’interrompit à la fin de sa phrase. Elle avait fini son discours mais voir cette distraction entrer en compte l'agaça quelque peu. Tranquillement elle la regarda en lui faisant comprendre qu'elle venait de la couper mais fini tout de même par commander pour se débarrasser d'elle. « Je vais prendre un martini. »

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MessageSujet: Re: Can I hurt you ? [Avellian]   Sam 11 Jan 2014 - 10:39



Avery venait d'évoquer un bar, rayant le café de votre liste de choix. Elle n'avait pas tord, bien sûr, même si l'idée de partager un moment si intime avec celle dans un endroit du genre te nouait l'estomac. D'autres allaient être là, à quelques pas de votre table, d'autres allaient pouvoir se régaler de l'histoire comme des mouches sur une charogne abandonnée au coin de la rue. Tu aurais voulu une cigarette, quelques chose pour occuper tes mains et t'éviter l'angoisse. Mais non, ta dernière s'était consumée, tournée en cendre au bout de quelques douces minutes. Il n'en restait plus rien.
« Ce n'est pas loin à pied. C'est à cinq minutes il me semble. » Un bref sourire avait étiré tes lèvres, un poil crispé sans doute. « Pas de soucis, après le voyage que je viens de faire ça ne me fera pas de mal de me dégourdir les jambes un peu. » Tu enfonçais tes mains dans les poches de ton pantalon et commençait à marcher à ses côtés. Sans doute aurais-tu du parler mais les mots ne te venaient pas. Plus ? Oui, car longuement dans tes moments de solitude tu avais essayé de penser à ce que tu devrais dire. Mais souvent tu oubliais dans tes scénarios l'implantation de la jeune femme. De ta sœur. Tu te lançais dans un million d'excuse sans penser une seule seconde que la nouvelle n'en avait que faire. Elle ne devait pas t'en vouloir, tu lui avais fourni un corps après tout. Reste que la honte et la culpabilité te prenait à la gorge alors que tu jetais un coup d'œil en sa direction. Avery.
Tu te souvenais de tout comme si sa capture était arrivée la veille. Tu l'avais livrée comme une personne lambda pour sauver une femme qui ne t'était jamais revenue. Quelle bêtise.

Vous marchiez vite et les minutes s'écoulèrent au rythme de vos pas. Cinq. Puis Dix. Quinze, enfin. Cela ne te dérangeait pas. Tu avais pris l'habitude de parcourir de longues étendues au cour des mois passés à fuir te vraie nature. Qu'étaient-ce ces 900 pauvres petites secondes face à ces journées interminables à crever de soif, les lèvres craquelées par la chaleur ? Rien, rien du tout. « Je pensais que c'était plus près... » Tu levais les yeux vers elle, puis esquivais son regard, dérivant sur la devanture du bar. « Pas de soucis, vraiment. »
T'étais plongé dans tes pensées, tu n'avais rien vu passer. Le silence ne t'avais jamais gêné même si d'une certaine manière tu te savais obligé de t'expliquer, de discuter un peu avec celle qui avait été ta sœur. Vous entriez dans le pub et tu sentais la chaleur te monter au visage comme si quelqu'un venait de te réveiller à coups de seaux d'eau brûlante. L'endroit était bruyant mais convivial et hébergé visiblement beaucoup d'habitués. Des hommes aux cheveux en bataille, la doigts vissés sur leurs verres, la face rouge. Vous esquissiez quelques pas sous le regard de certains et vous asseyiez à une table.

Quelques secondes s'écoulèrent avant que la jeune femme ne prenne la parole. Tu étais tendu comme un arc. « Je m'excuse de m'être présentée comme ça. Je t'ai prit de court et tu n'as peut être rien à me dire mais je trouvais ça important qu'on se rencontre. » Avant que tous les mots aient pris sens dans ta tête, une serveuse apparu pour passer vous. Cela agaça visiblement Avery qui lui jeta un regard entendu. Un petite sourire en coin éclaira momentanément ton visage. Tu connaissais cette expression. « Je prendrais un whisky. Sec.» Elle disparu à petits pas, non sans soupirer au passage. Comme si vous veniez de la déranger et non l'inverse. « Charmante serveuse, faudra pas oublier de lui laisser un gros pourboire. » Lanças-tu d'un ton léger. Silence à nouveau. « Je ne m'attendais pas à te crois...» Comme si elle guettait le moment opportun pour vous déranger au mieux possible, la serveur ré-apparu, les deux verres sur son plateau. Tu ne pris même pas la peine de la remercier et attendit patiemment qu'elle s'en aille pour reprendre. « Te croiser ici. Enfin à ton travail. Pour être honnête je ne pensais même pas te revoir un jour. » Tu avalas une gorgée de ton whisky. « Mais ça me fait plaisir. » Tu restas silencieux quelques secondes avant de reprendre. « Tu as, enfin, elle a du me détester quand je l'ai livrée. Ne le prend pas mal, je suis content qu'elle ait pu t'aider à survivre ici, mais je m'en veux toujours un peu. » C'était étrange de le dire à quelqu'un. À elle. Comme te confesser tout en sachant que ça importait peu maintenant. Que c'était finit.

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MessageSujet: Re: Can I hurt you ? [Avellian]   Ven 16 Mai 2014 - 19:43




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« Charmante serveuse, faudra pas oublier de lui laisser un gros pourboire. » Avery quitta cette expression emplie de reproches pour à son tour sourire. Partager cette petite complicité la détendit un peu et elle desserra alors les poings, se rendant en même temps compte qu’elle avait les doigts crispés depuis qu’elle s’était assise. Le silence était palpable et chaque seconde s’éternisait pour alourdir l’atmosphère. Elle voulait lui laisser l’occasion de s’exprimer et ainsi éviter de faire une énième touche d’humour déplacée. Une occasion qu’il s’apprêtait à saisir lorsqu’à nouveau l’adorable serveuse du bar écourta leur discussion. Elle déposa leurs verres avec toute la sympathie dont elle était capable et disparue à nouveau. A présent que tous deux étaient servis elle allait au moins se faire plus rare. Avery attrapa son verre à peine fut il posé sur la table. Elle avait besoin de s’occuper à quelque chose avant de devenir folle. Un speed dating aurait été moins éprouvant. Kellian reprit la parole et elle déposa son verre pour l’écouter. Elle non plus ne s’était pas attendue à le rencontrer dans ces conditions. Elle qui avait pourtant attendu ça pendant plusieurs mois. Sans doute s’étaient-ils croisé de nombreuses fois sans le savoir. Si elle s’était attendu à le voir elle se serait préparé pour l’occasion. Elle aurait porté une tenue plus appropriée comme s’il en existait une dans le thème « salut, j’utilise le corps de ta défunte sœur ». Elle aurait planifié tout leur rendez-vous pour empêcher chaque faux pas à commencer par cette serveuse. Malgré ça elle était heureuse. Heureuse de pouvoir enfin le rencontrer. «  Tu as, enfin, elle a du me détester quand je l'ai livrée. Ne le prend pas mal, je suis content qu'elle ait pu t'aider à survivre ici, mais je m'en veux toujours un peu. » Avery le regarda peinée. Elle se souvenait de tous ces sentiments qui avaient envahis l’humaine après qu’il l’est livré. Elle se souvenait des dernières pensées qui l’avaient hanté. Si parfaitement qu’elle aurait pu prétendre appartenir à ce souvenir. Elle bu à nouveau une gorgée de sa boisson avant de se lancer un peu hésitante. « Non. Elle ne te détestait pas. Elle se posait juste beaucoup de questions… Elle croyait que tu l’aimais. » Avery ne détachait pas son regard de Kellian, tentant de deviner ses pensée et d’analyser ses réactions. L’humaine lui échappait. Dans ses paroles elle était morte et Kellian devenait l’élément qui lui permettrait de comprendre leur relation.

« Tu sais j’ai du mal à saisir les sentiments que tu éprouves pour les humains… » C’était la frontière. Celle qui faisait qu’elle et Kellian étaient différents. Celle qui faisait qu’elle avait tout au long de son existence cherché à comprendre le pourquoi. Elle admirait l’humaine mais ce qui l’intriguait au final était l’évolution de Kellian et de son rapprochement avec les humains. Lui parce qu’elle était influencée par les sentiments et les souvenirs de sa sœur. Elle n’avait pas cette compassion pour les humains. Juste sa curiosité. « Je n’ai pas envie que tu crois que je cherche à te juger ou à t’analyser. C’est seulement que je ne comprends pas pourquoi tu l’as aidé et pourquoi tu te sens coupable de l’avoir laissé. Comme elle s'est demandé pourquoi tu as fait tout ça si tu l'aimais. » Elle était consciente que se confesser et répondre à ses questions n’étaient pas ce pourquoi il l’avait suivi. Il n’y avait pas même de réponses à ses questions. Cela dépendait peut être de l’humain implanté ou du host en lui-même. Ce qui était au final triste c’est que l’humaine ne serait jamais témoin de ces confessions et n’aurait jamais les réponses à ses questions.

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