PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]

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MessageSujet: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 20 Oct 2013 - 15:59


Une maison abandonnée
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Mes paupières sont lourdes. Bordel trois jours sans dormir, pas même une micro sieste. Mon corps commence à ne plus suivre, sans parler de mon cerveau qui débloque toutes les trente secondes. Ma paranoïa, que je ne soupçonnais même pas à l'époque, a fait irruption depuis l'invasion de ces sales bestioles mais quand le manque de sommeil se fait sentir, elle est d'autant plus présente. Ce qui me rend un peu barge sur les bords. Par ces temps qui court, on ne peut plus faire confiance à personne. Les Host sont partout, et il devient difficile de les cerner maintenant qu'ils réussissent à bien s'intégrer dans notre monde. Des sales bestioles avec des dons d'acteurs dignes de Broadway, il ne manquait plus que ça! En revanche tous ceux aussi doués qu'un acteur de sitcom à deux balles, aussi lamentables qu'une limace avec la syphilis et à l'intelligence d'une langouste atrophiée, plutôt aisé de les démasquer. Comme ce crétin de Host qui m'a pourchassé durant ces dernières soixante douze heures, aussi débile qu'une huître il est tombé dans mon piège sans difficulté. Oui bon d'accord, il ne m'a pas rendu la tâche facile. Ouai ouai c'est vrai je n'avais pas remarqué qu'il me traquait. Oui bon ça va, il était pas si con que ça. Mais je l'ai eu à son propre jeu et je lui ai explosé la tronche avec mon flingue. C'est tout ce qui compte. Le reste, personne n'a besoin de le savoir.

Affalé contre un mur, je me laisse glisser au sol. Usé, épuisé. Mon regard fixe le corps sans vie de cette vermine qui autrefois était un être humain. Un trou béant remplace ce qui quelques instants avant était un visage pas si désagréable que ça à regarder. Passant une main dans mes cheveux, tête penchée en arrière je m’octroie un peu de répit en fermant les yeux maintenant que le danger est passé. Après tout, cette maison semble inhabité depuis de longs mois et donc plus où moins sur, avec encore les vestiges de quelques pilleurs déjà passés par là. Mon corps se détend quelque peu, alors que le sommeil me gagne sans trop de difficulté. Je ne me souviens plus de la dernière fois où j'ai pu dormir du sommeil du juste, sans craindre de me faire trancher le gorge. Ni même d'un lit bien moelleux et douillet. Cette vie paisible semble déjà bien loin. J'avais déjà plus ou moins vécu ce genre de situation, en tant que militaire nos missions n'étaient pas une promenade de santé. Mais, nos petites querelles n'étaient qu'une partie de rigolade comparer à cette invasion barbare.

Un craquement me fait sursauter, me tirant d'un sommeil qui n'était que trop mérité. Secouant vivement la tête pour me remettre les idées en place, je tend l'oreille. Aux aguets, je presse un peu plus mon arme les yeux rivés sur la seule porte qui mène dans la pièce où je me trouve. Plusieurs minutes s'écoulent sans aucun bruit, rien. Surement mon imagination. Cette putain de paranoïa encore. Ces Host vont vraiment réussir à tous nous rendre barge. Au moment où je tends la main vers mon sac pour attraper une gourde, un vacarme provenant du rez de chaussée, de la cuisine même, me convint aussitôt de ma bonne santé mentale. Quelqu'un est bien présent, et apparemment aussi con qu'un bulot puisque la discrétion n'est pas son fort. En silence, et furtivement je me redresse arme au poing. Sortant de la pièce, et descendant les escaliers à pas de loups sans me faire remarquer je me dirige vers la cuisine, mon arme pointée droit devant près à l'utiliser au moindre mouvement. Mais me prenant par surprise un mec se retrouve face à moi, sortant d'une pièce adjacente, son flingue pointé sur mon visage, tout comme le miens sur le sien. Faut vraiment que je me repose, je deviens négligeant.  Nous voilà comme deux cons, à nous regarder en chien de fusil le doigt sur la gâchette sans dire un mot
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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 20 Oct 2013 - 17:40


Ils voyageaient ensemble depuis quelques mois, faisant de la survie leur pain quotidien. C'était une vie centrée sur le présent, à défaut d'en attendre un avenir. Ça n'était pas chose facile mais il devait avouer que la route était moins dure en la compagnie d'Eileen. La solitude était un mal qui l'avait rongé presque autant que la faim et la fatigue. Avec elle, la douleur semblait plus légère, la faim moins accablante. Même la peur semblait s'envoler. La compagnie d'Eileen semblait le changer en quelqu'un de meilleur. Malheureusement l'inverse semblait se produire sur elle. Ça n'était pas tant ses sourires qui se faisaient plus rares que sa bienveillance muée en froideur. Elle devenait comme lui et cette simple idée le révulsait.

Le sang de Roxanne sur sa peau comme une marque indélébile, cette évidence lui avait éclaté au visage. Tout cela quelques semaines plus tôt. Il s'était éloigné d'elle depuis, sans vraiment en avoir conscience.  

"Là bas". Son corps portait les stigmates d'une vie de nomade, les habits en lambeaux, la peau noircie par la poussière, le visage creusé. L'arme à la main, il désignait du chef une maison non loin dont l'état général laissait entendre qu'on l'avait abandonnée de longue date. Voilà longtemps qu'ils ne s'étaient pas offert le confort d'un vrai toit ne serait-ce que pour une nuit.

Rares étaient les villes totalement désertées de tout envahisseurs et il avait beau les abattre sans remords, les balles se faisaient rares au fil des mois passés. Bientôt, il seraient à court de munitions de pain et d'eau. Il était temps de trouver une solution pour subsister. Malgré les nombreux pillages que ce genre d'endroit avaient dû subir, cet abri de fortune saurait peut-être leur offrir plus qu'un lit chaud pour la nuit, qui sait ? C'était une maison pavillonnaire comme on en trouvait dans les brochures des banlieues moyennes. Un intérieur entre le sobre et le kitsch dont la décoration témoignait de l'âge avancé de ses précédents propriétaires. Elle a l'air on ne peut plus vide à première vue. Baissant son arme, il procéda donc à l'inspection des lieux, laissant Eileen vaquer de son côté. Personne au salon, des placards partiellement vides et les bibelots renversés. Les pillards étaient déjà passé par là sans grande surprise.

Un boucan de tous les diable venant de la cuisine lui fit lever le nez. Merde mais c'est pas possible !! Eileen, t'as vraiment le chic pour se faire discrète dans les meilleures situations. Un facepalm plus tard, il parcourait les quelques pas le séparant de la pièce où elle se trouvait quand son pied rencontra une surface visqueuse et collante. Une tâche sombre sur le paquet poussiéreux. Du sang ? du sang, frais éparpillée ça et là en petites flaques.

Quelqu'un était là.

Et si ça n'était pas une de ses maladresses ? "Eileen !" appela-t-il d'une voix étranglée par le doute. Il se hâte de rejoindre la cuisine, l'arme au poing. L'homme était là, braquant un flingue lui aussi. Ils ne tardèrent pas à se trouver face à face sans qu'aucun ne se décide à tirer le premier. Ennemi ? Il n'en savait rien, il avait simplement l'air aussi exténué que lui. "Eileen, ne reste pas là."

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 20 Oct 2013 - 19:13

Pan ! Pan ! T'es mort !

Depuis quelques mois, la vie d’Eileen avait radicalement changée. Elle avait voyagé un peu avec sa sœur, s’éloignant le plus possible de New-York et des zones peuplées. Mais il fallait bien avouer que les jumelles n’étaient pas douées pour la survie. Roxanne était certes policière, mais en dehors de sa formation elle ne connaissait pas grand-chose et je ne vous parle même pas de l’utilité d’une ballerine… C’est donc sans surprise que les filles avaient fini par se faire repérer par les traqueurs et alors qu’Eileen pensait que tout était perdu, IL leur était tombé dessus. Il avait fait tout son possible pour les sauver mais Roxanne avait été prise. Ce soir-là, la belle avait vu la mort pour la première fois. Alors qu’elle suivait docilement son sauveur, les yeux rougis de larmes, une phrase résonnait dans l’esprit de la jeune fille : « Plutôt morte qu’avec eux. » Elles s’étaient promis…

Cela faisait un petit moment qu’Eileen vagabondait avec Hunter. En sa compagnie la belle s’était endurcie. La mort ne lui faisait plus autant peur, même si l’homme essayait le plus possible de l’en préserver. Quoi qu’il en soit elle se sentait en sécurité avec lui. Peut-être même était-elle vraiment tombée amoureuse de lui… Mais en cette période de doute, mieux valait ne rien dire. Garder tout cela enfoui. Elle aurait voulu lui dire qu’il n’avait rien à voir avec ce qu’il s’était produit avec Roxanne. Qu’elle avait simplement perdu le contrôle pendant un instant. Si elle avait été à la place de sa sœur, elle aurait aimé qu’elle agisse de la même manière. Eileen avait d’ailleurs toujours cru que c’était ce scénario qui allait se produire. Après tout c’était Roxanne qui était forte, pas elle… Depuis ce terrible incident, la brunette ne passait plus une nuit sans se réveiller en larme. Elle n’était pas une tueuse et cela la hantait. Elle se voyait encore avec du sang sur les mains… Et dans ces moments de terreur, seul les bras de Hunter réussissaient à l’apaiser.

Eileen fut tirée de ses pensées par la voix de Hunter. Il désignait une maison. Un léger sourire apparut sur le visage de la jeune femme. Depuis combien de temps n’avaient-ils pas profité d’un vrai lit ? Ou encore eu l’occasion de prendre une douche ? Eileen rêvait d’une douche. Elle suivit donc Hunter à l’intérieure de la demeure, petit agneau sous la protection du lion. Son compagnon commença alors l’inspection de la demeure. Depuis le temps, la petite brunette avait appris comment faire. Elle se dirigea donc vers la cuisine. Peut-être restait-il de quoi manger ? Elle entreprit alors d’ouvrir tous les placards et alors qu’elle fouillait dans l’un d’eux, elle rompit l’équilibre précaire des casseroles et autres ustensiles qui tombèrent tous sur le sol, provoquant un bouquant du feu de dieu. Elle entreprenait de ramasser son désastre lorsque la voix de Hunter lui parvint. Il y avait quelque chose d’étrange dans son intonation. Eileen frissonna. Il y avait du danger dans l’air…

La belle se leva, une poêle à la main et alors qu’elle se dirigea vers l’endroit d’où provenait la voix, elle fit face à un bien étrange spectacle. Bouche bée, la demoiselle ne bougeait plus d’un millimètre. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine. Qui était cet homme ? Alors qu’Hunter pointait son arme sur l’inconnu, il s’adressa de nouveau à elle. Eileen savait pertinemment comment tout cela allait tourner. Et peut-être que cette fois la personne qui était à présent la plus importante pour elle n’allait pas s’en tirer. La danseuse savait très bien qu’elle ne pourrait supporter une nouvelle perte. Ni la vision d’un nouveau meurtre. Du moins pour le moment…

« Hunter… Attend… Et s’il était l’un des nôtres ? »

La probabilité était faible pour que se soit le cas mais après tout, pourquoi pas ? Dans tous les cas, la belle espérait désamorcer assez la situation pour éviter un nouveau bain de sang.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 27 Oct 2013 - 20:10


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« Hunter… Attend… Et s’il était l’un des nôtres ? » Haussant un sourcil, je garde cependant toute ma concentration sur l'homme en face de moi en particulier son arme pointé sur mon front. J'ai été suffisamment négligeant en ne soupçonnant pas la présence de plusieurs personnes et non d'une, pas la peine de recommencer en baissant ma garde et risquer un coup d'oeil dans la direction de la jeune femme. D'autant plus qu'elle ne semble pas armée puisqu'elle l'aurait certainement pointé sur ma personne en tombant sur cette scène. A présent je suis totalement éveillé, je me surprend d'ailleurs  à penser à la créature encore présente à l'étage dont je ne me suis pas encore débarrassé du corps. Mes nerfs ont fini par lâcher et je me suis endormi auprès d'un cadavre, vraiment glauque. Mon cerveau part dans tous les sens, pensant à diverses choses sans que je parvienne à le contrôler. Les yeux de cette fillette qui me reviennent, la cervelle de l'Host éparpillée sur le mûr à l'étage, ma nuit avec Siobhàn qui d'ailleurs ne doit plus être parmi nous, et puis les mots de cette jeune fille. Tout ce bouscule, c'est perturbant. Et ce n'est vraiment pas le moment.

Avec une respiration contrôlée, mes yeux toujours plantés dans ceux de l'autre homme je hausse légèrement les épaules. « Va voir à l'étage, tu ne devrais plus avoir de doute après ça » Dis-je avec un sourire aux coins des lèvres. Me remémorant un instant ce combat violent avec cet Alien, sur lequel j'avais déversé toute ma colère. Le blessant à plusieurs endroits d'où le sang présent un peu partout, avant de l'achever en tirant à bout portant dans son crâne. Le spectacle qui l'attend là-haut ne devrait pas la laisser indifférente. Une rage folle gronde en moi depuis que ces vermines sont venues détruire tout ce à quoi nous tenons, espérant s'emparer de notre espèce pour survivre sur notre planète. Et plus le temps passe, et plus ma violence se fait ressentir dans mes actes envers eux sans que je ne ressente une once de remords. Et puis c'est eux ou moi, alors la question ne se pose même pas. Et étant donné les ténèbres dans lesquelles ils nous ont plongés, ils méritent bien de souffrir avant de pousser leur dernier soupire. Car la souffrance qu'ils affligent à nous Etre Humains, n'est pas comparable.

J'attend de voir si la jeune femme va suivre mes directives où si elle se contentera de ma parole, dans laquelle je fais tout de même planer le doute. Car à vrai dire elle pourrait trouver n'importe quoi à l'étage, des humains bâillonnés pour une future implantation par exemple. Attendant de voir ce qu'elle ferait, j'observe l'homme face à moi. Constatant son piteux état, son épuisement apparent, les dégâts d'une fuite qui semble durer depuis bien longtemps. En réalité, j'ai l'impression de voir mon propre reflet dans un miroir. Une observation qui me fait penser qu'apparemment on est dans le même bateau.  C'est un humain, il n'y a pas de doute. Je le pressens. Mais par pure fierté et plaisir, je garde tout de même mon flingue braqué sur son visage
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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 27 Oct 2013 - 22:01


Eileen était trop naïve. D'un côté, c'était pas pour lui déplaire, elle n'était donc pas devenu un cas désespéré comme lui. Elle pouvait continuer à espérer de la vie qu'elle lui offre le meilleur, des cadeaux improbable comme rencontrer un humain quand 99,9% de la population était passé à l'ennemi. D'un autre côté, il n'aimait pas qu'elle se rebiffe et se mette en danger plutôt que de sagement partir comme il lui avait demandé. Ne lâchant pas son arme toujours pointée sur l'homme, il plissa les lèvres dans une mimique sceptique, les yeux braqués sur lui. Les différents scénarios pouvant résulter de cette situation se modelaient lentement dans son esprit. Aucun ne terminait sans que le sang ne coule. Tout ce qui lui importait, c'est que Eileen s'en sorte indemne, le reste n'avait pas d'importance. "Vas voir à l'étage, tu ne devrais plus avoir de doute après ça." il avait beau le fixer lui, Hunter savait pertinemment à qui ces paroles étaient adressées. "Eileen ne l'écoutes pas. Tu, bouges, pas." le ton rude et autoritaire, la mâchoire serrée, il pointait un doigt inquisiteur vers la jeune femme sans lâcher l'autre des yeux. Qu'elle l'écoute cette fois ci par tous les diables. Pas question de tomber dans la combine de ce type. Il y avait sans doute un complice en haut près à l'égorger dès qu'elle aurait franchit la dernière marche. Pas question de laisser Eileen seule en bas non plus.

"On va plutôt y aller tous ensemble, voir ce qu'il y a de si intéressant là bas, okey ?" grogna-t-il, agitant son arme dans un léger va-et-viens de haut en bas pour l'intimer à commencer son ascension. Il ne savait pas quoi y trouver, disons que l'hypothèse lui venant à l'esprit expliquait les traces fraiches sur le sol et ses habits maculés de sang qui ne semblait pas être le siens. Ce type était un tueur. Good news, la plupart des aliens n'en étaient pas, eux.

Grimpant tous les trois, Léon en premier à reculons suivit de près par Hunter puisque tous deux ne semblaient pas près à baisser leur garde, ils se retrouvèrent dans une chambre à couché. Dans un coin, une masse humaine ensanglantée inerte, au sol. Le sang s'était répandu autour d'elle et maculait les murs. Il retient un hoquet lorsque son estomac remonta jusque dans sa gorge, portant sa manche sur son nez. Il n'était pas étranger à la mort, mais ce spectacle devant eux était à vomir tripes et boyaux. A moitié sortit de la boite crânienne béante du cadavre, partiellement arraché par ce qui l'avait mutilé, un organe noirâtre et tentaculaire enserrait ce qu'il devina être le cerveau de la victime. Un host.

Il aurait sans doute dû rester méfiant, se dire "et si c'était simplement un autre host ayant découvert là le cadavre d'un de ses complice ?" mais le sang répandu sur les vêtements de l'homme ne laissait pas de doute sur qui avait commit ce crime. Aussi improbable que ce soit, il s'agissait donc là d'un humain. "Ok... peut-être que t'en es pas un." siffla-t-il, baissant son arme. Il n'aurait sans doute pas dû.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Jeu 7 Nov 2013 - 11:53

Pan ! Pan ! T'es mort !

Le ton de l’homme qui se tenait en face de Hunter provoqua un frisson dans le dos de la jeune fille. Pourtant elle était persuadée qu’il n’était pas un Host. Une conviction profonde l’animait et elle aurait vraiment aimé que son compagnon partage son point de vue. Mais après tout, peut-être que Hunter avait raison de se méfier à ce point là ? Et puis pourquoi est-ce que l’inconnu gardait son arme braqué sur lui s’il était du même côté ? Les yeux dorés de la danseuse allaient de l’un à l’autre des hommes sans bouger. Jusqu’à ce que son sauveur prenne la parole. Eileen cligna des yeux, comme si elle venait de se réveiller. Il pointait vers elle un doigt autoritaire. La belle observa son expression : mâchoire serrée, sourcils froncés… Mieux valait lui obéir. Et vite. La brunette posa mécaniquement la poêle qu’elle tenait dans sa main sur un meuble et vint se glisser derrière Hunter. C’était encore une des choses qu’il lui avait appris… Devenir son ombre lorsque le danger apparaissait. La brunette, par sa petite taille était totalement protégée par l’envergure du bel homme. D’une main elle tenait un pan de son t-shirt, le laissant tout de même totalement libre de ses mouvements. La jeune femme se rendait compte dans ce genre de situation a quel point elle était sans défense. Il était évident que sans Hunter elle n’aurait pas survécu bien longtemps. Eileen lui devait tellement. Malgré les battements affolés de son cœur et sa peur, la proximité du corps de Hunter réveillait en elle tout l’amour qu’elle lui portait. Pourquoi donc les choses ne pouvaient jamais êtres simples ?

Pendant ce temps les deux hommes se confrontaient toujours. Eileen n’osait pratiquement plus respirer. L’issu était certaine maintenant. Enfin peut-être pas, vu que Hunter proposa que tout le groupe monte à l’étage. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, la belle découvrait les traces de sang dans la maison. Son cœur s’affolait encore un peu plus. Qu’allaient-ils découvrir à l’étage ? A présent c’était certainement la chose qu’elle redoutait le plus. Allait-il y avoir une horde d’humain enchainée ? Ou un acolyte blessé ? Ou si ça se trouve quelques hosts retenus en otage… Derrière Hunter la française ne voyait rien de ce qui l’entourait, se contentant seulement de le suivre sans bruit, les doigts toujours agrippés au vêtement de l’être aimé. Et puis ils s’arrêtèrent. Une odeur nauséabonde vint jusqu’au nez de la brunette sans qu’elle ne puisse encore rien voir. Mais ça ne présageaient rien de bon… Même la réaction de Hunter était des plus étranges… Puis il prit la parole en baissant son arme.

Alors que les paroles lui semblaient étranges une fraction de seconde avant, le spectacle de la chambre frappa alors Eileen. Un cadavre, du sang partout, des restes autant bien humains que hosts. Et puis l’odeur. Evidemment qu’elle avait déjà été confronté à la mort. Mais jamais d’aussi près. Enfin, excepté pour Roxanne… Tout s’était passé très vite dans la tête de la belle et Hunter avait à peine fini sa phrase lorsqu’un cri étranglé tenta de s’échapper de la bouche de la jeune femme. Elle fixait de ses yeux écarquillés le cadavre qui jonchait le sol tandis que son corps eu un mouvement de recul, comme un réflex. Le dos de la danseuse heurta violemment le mur derrière elle alors qu’elle commençait à suffoquer. Dans cette scène Eileen revoyait son propre meurtre, le sang lui couvrant les mains et le visage. Roxanne morte. Son double, son âme sœur ! Et si un jour une solution avait été découverte ? Sous l’effet du choc la belle aux yeux dorés se retrouva sur le sol, adossée contre le mur en proie à une crise de panique plus violente que n’importe laquelle qu’Hunter eu jamais à affronter.  

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Lun 11 Nov 2013 - 18:13


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Un sourire amusé se dessine sur mon visage en entendant les paroles de l'homme, je me suis évidemment attendu à ce qu’il ne laisse pas sa compère monter seule à l’étage, et je comptais justement là-dessus. Il semble qu'un lien particulier unit ces deux êtres vu son envie de protéger sans cesse la jeune femme. Un sentiment que je ne peux que comprendre étant donné la force et la hargne de mon côté protecteur quand il s'agit des personnes auxquels je tiens. Et puis cette ténacité est presque obligatoire chez un militaire. On nous ressasse sans cesse que notre rôle premier est de protéger quoi qu'il en coûte, même si pour cela il faut tuer une fillette de huit ans. Cette caractéristique, cet engouement à vouloir protéger autrui n'est pas qu'une qualité, c'est un poison qui vous pourrit de l'intérieur vous rappelant inévitablement vos erreurs, vos actes atroces.  C’est un calvaire, une source de stress. C’est à vous rendre fou. A me rendre fou. Et CETTE situation est folle, un véritable cauchemar où chacun d’entre nous a longtemps espéré en sortir et que tout redevienne comme avant. Avant cette attaque massive. Avant l’invasion. Avant la traque et la solitude. Avant ce face à face, flingues braqués sur nos visages. Mais nul doute à ce sujet, rien ne pourra nous rendre notre vie passée. Rien. Nous n’avons plus qu’à survivre. Un domaine dans lequel il me semble être doué.  Ma force de caractère, ma hargne en sont pour beaucoup. Et le savoir du combat au corps à corps et l’utilisation des armes à feux est un plus appréciable auquel je prends goût au fil du temps. Tuer des Host est devenu une lubie, une obsession, un besoins. Oui j’ai besoins d’évacuer tout ma colère, ma frustration et ces créatures sont de parfaits punching ball. Comme celui qui se trouve à l’étage. Pour le coup cette tuerie a été un vrai carnage, plus que  nécessaire et plus que d’habitude. Mais il m’a cherché ce connard. On récolte ce que l’on sème.

Après un hochement de tête sur le côté, j’entame l’ascension vers le premier étage en restant face à mon adversaire. Il serait bien stupide de lui tourner le dos, à moins d’avoir envie de recevoir un coup de crosse de révolver derrière la nuque ou pire une balle dans le crâne. Et j’ai cette profonde conviction que ce serait bien le genre de ce mec. Vous savez, lâche. Qui attaque par derrière. Je n’ai pas confiance en lui, je le sens dans mes tripes. En gravissant les escaliers en arrière, mon regard s’attarde un instant sur la jeune femme, se protégeant  se servant de l’homme comme bouclier et que je n’avais pas eu le temps d’observer jusque-là. Un visage d’ange, doux et apeuré. Etrangement, rien qu’en me plongeant l’espace de quelques secondes dans la profondeur de ces yeux, je sais que cette femme aura une place toute particulière dans ma vie. C’est instinctif.
Une fois arrivé à l’étage je m’efface légèrement sur le côté pour leur offrir une vue parfaite sur le carnage qui a eu lieu dans cette chambre. Jetant moi-même un œil rapide dans cette direction, je ne peux que constater l’atrocité de mon acte auquel je n’avais pas vraiment prêté attention. J’ai beau être un tueur, je ne suis pas du genre à admirer le spectacle une bouteille à la main en ricanant fier de mon massacre. Même si d’apparence on ne le voit pas, j’ai un cœur et la culpabilité fini toujours par me gagner. Rester froid et distant est seulement la meilleure solution pour ne pas sombrer. Mon regard s’échappe de cette scène rapidement pour se concentrer de nouveau sur mon adversaire. Depuis notre face à face je n’attends qu’une chose, qu’il baisse sa garde pour que je puisse agir au mieux en évitant un carnage et qu’on se retrouve tous les deux avec une balle dans la cervelle. Ça serait vraiment couillon. Et voilà qu’il m’offre enfin cette opportunité en portant son attention sur autre chose, à laquelle à vrai dire je n’ai pas fait attention sur le moment bien trop axé sur lui. Et au moment où il détourne le regard je saisis cette occasion pour lui décocher une droite en plein visage le faisant ainsi perdre son équilibre. Profitant de sa position de faiblesse j’attrape son poignet le tordant dans son dos pour lui faire lâcher prise sur son arme. Arme que je confisque aussitôt en la fourrant à l’arrière de mon jean au niveau de la ceinture. « Tu pourrais te blesser avec ça mon gars » dis-je d’un ton amusé en me redressant et lui donnant une tape dans le dos. Et c’est à ce moment-là que je me rends compte de la situation. La jeune femme s’est effondrée contre le mur avec une peur panique flamboyante dans son regard. Sous le choc, ses yeux sont rivés sur le corps ensanglanté et quasiment sans tête jonchant  la pièce. Aussitôt un sentiment de malaise et de culpabilité saisit mon cœur. Jusque-là je n’ai pensé qu’à me débarrasser de ce crétin et de son arme par tous les moyens sans penser une seule seconde au bien être de la jeune femme. Je l’ai envoyé, là, devant ce massacre sans songer une seule  fois à protéger son innocence d’une telle cruauté. Me passant une main dans les cheveux, je suis perdu, contrarié, et déboussolé. Et puis sans perdre un instant je me penche vers elle lui brouillant ainsi la vue sur ce désastre. Délicatement je passe un bras dans son dos puis l’autre derrière ses genoux afin de la soulever et la prendre dans mes bras. Rapidement je dévale les escaliers afin de l’éloigner au plus vite de cette vision d’horreur, coupable de son état de choc. Une fois dans le salon, seule pièce de la maison ayant échappé au combat de force entre l’Host et moi-même. Doucement, je dépose la jeune femme sur un sofa en m’accroupissant à côté d’elle. Ne me souciant plus de l’homme que j’ai laissé à l’étage sans un regard et sans d’intérêt quelconque, je me concentre sur cette belle demoiselle que j’ai malheureusement souillé par mes actes. « Je suis désolé » furent les seuls mots qui sortent de ma bouche. Et je le suis, sincèrement. Regrettant amèrement de n’avoir pas réfléchit.et de n’avoir pensé qu’à me débarrasser de ce mec et de l’humilier.  C’est impulsif, il ne m’inspire rien de bon.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Lun 11 Nov 2013 - 20:08


Il fut un temps où il n'aurait jamais baissé son arme, celle-là même qu'il considérait comme sa seule alliée dans ce monde où lutter pour sa survie était son pain quotidien. Il n'aurait jamais montré tel signe de faiblesse face à cet inconnu qui ne lui inspirait rien de bon. Il n'aurait jamais suivit ce type vers cet antichambre de l'horreur où il n'aurait préféré jamais mettre les pieds. Cette méfiance, cet instinct survie qui lui avait mainte fois sauvé la mise, pourquoi avait-il fallut qu'Eileen le mette en doute aujourd'hui ?

Le sang noirâtre et visqueux collait au dessous de ses semelles, laissant une trainées rougit par endroit. L'odeur âcre du sang frais lui portait au cœur, soulevait l'estomac jusqu'à retourner ses tripes. Sa manche plaquée devant ses lèvres et son nez ne parvenait qu'à peine à en amoindrir la puanteur déjà incrustée en lui. Une seule et unique seconde de se spectacle abjecte était déjà bien trop. Ce type était malade. Un vrai dingue. Il n'y avait pas d'autre explication possible à ce spectacle morbide qui s’étendait devant eux. Humain ou non, il fallait qu'il s'en aille loin de ce type. Sur le champs. Eileen n'était pas en sécurité ici.

Derrière lui, la jeune fille semblait réaliser enfin l'horreur de la scène, hurlant, brisant le silence si perturbant qui régnait en maitre jusqu'à maintenant. Dans un sursaut d'horreur, elle percuta le mur derrière elle, se laissant glisser contre lui, le corps tremblant. Panique totale. Une crise comme il en avait déjà vu chez elle. Merde ! pas maintenant ! pourquoi avait-il fallut qu'il insiste pour qu'elle monte avec eux ? jamais il ne l'aurait laissé assister à un truc pareil, elle n'avait pas besoin de ça. Pas elle !

L'espace d'une seconde, il avait oublié l'homme qui se tenait près d'eux. La pièce, le corps, le sang avait disparu. Il n'y en avait plus que pour elle, pour cette innocence et cette fragilité qu'il essayait de préserver, en vain. Erreur fatale. Il n’eut pas le temps d'aller vers elle qu'un coup violant s’abattait sur lui. Ses poumons comme vidés de tout oxygène, il s'écroula sur le sol.  

Pas maintenant, pas encore ! Chancelant, il n'entendait que son sang battre à ses oreilles, ne sentait que la douleur qui, pernicieuse, se disséminait dans son crâne. L'homme attrapait son bras, le tordant de force pour lui faire lâcher l'arme à laquelle il s'était cramponné par réflexe. "Enfoiré !" cracha-t-il alors que son regard se trouble. "Vas-t-en ! reste pas là !" vociféra-t-il vers elle, la voix éteinte. Devant ses yeux vinrent fourmiller de minuscules lumières aveuglantes qui se changèrent en ténèbres. La dernière imagine imprimée sur sa rétine fut celle d'Eileen, puis elle disparu.


Incapable du moindre mouvement précis, il inspectait fébrilement le sol autour de lui mais ses doigts ne rencontrèrent que du sang. La peur se lisait dans ses yeux qui vacillaient frénétiquement : gauche, droite, gauche. Vision floue. Crachant ses poumons, il tentait de se relever mais le sol glissant et poisseux rendait ses tentatives vaines.

Peu à peu, la pièce de dessinait autour de lui, reprenait consistance. La lumière aveuglante brûlait ses yeux. Il était seul. "Eileen ?" souffla-t-il sans qu'aucun son ne parvienne à passer ses lèvres. La peur s’immisçait lentement en lui à mesure qu'il reprenait ses esprits, réalisant. Le souffle coupé, il se redressa sur ses jambes, s'aidant du mur pour ne pas rechuter. Merde merde ! Ce connard l'avait emmenée ! "Eileen !" cria-t-il, sa voix réussissant à s'échapper de sa gorge dans un cri étranglé. Il avait complètement et lamentablement échoué.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Ven 15 Nov 2013 - 17:34

Pan ! Pan ! T'es mort !

Tout autour d’Eileen était flou, brouillé. Elle ne ressentait même pas la douleur causée par le choc tant son corps était contracté. La jeune femme suffoquait, n’arrivant pas à décrocher son regard du cadavre. Elle était incapable de bouger, ses oreilles sifflaient et la douleur lui vrillait le cerveau. Tout son être n’était que douleur. Les larmes coulaient sur son visage, masquant la vision de l’homme s’en prenant à Hunter. Heureusement d’ailleurs, sinon la crise de tétanie de la danseuse aurait redoublée de violence. Soudain, elle sentit qu’on la prenait dans les bras. Ce n’était pas Hunter, elle en était certaine car elle ne reconnaissait ni son odeur, ni la façon qu’il avait de la prendre dans ses bras. Pourtant elle n’avait pas peur, le contacte ne la dérangeait pas. Intérieurement elle sentait qu’elle pouvait faire confiance à l’inconnu. C’était comme un instinct primitif, lorsque deux membres d’une meute se retrouvent. L’étreinte de l’homme n’avait pas le même effet que lorsque celui qu’elle aimait s’occupait d’elle, mais au moins elle se calmait un peu. Lorsqu’il la déposa sur le canapé, Eileen se sentait déjà un peu mieux. La danseuse ne pouvait pas encore bouger, mais au moins elle comprenait ce qu’on lui disait et pouvait répondre. C’était déjà un mieux dans la situation. Puis elle entendit qu’il s’excusait. Elle lui adressa donc un sourire avant de tourner son visage vers le plafond, fixant la peinture dans l’espoir que sa crise se calme rapidement.

Un coin de son esprit se demandait où était Hunter, tandis que l’autre ressassait inlassablement l’image de la chambre du haut, la mixant avec celle de Roxanne. Eileen ferma les yeux, les larmes coulant toujours le long de son visage. A côté d’elle, elle sentait la présence de l’inconnu. Il lui avait semblé vraiment désolé de lui avoir fait subir ce spectacle. Dans un sens, la danseuse se sentait stupide. Elle n’aurait pas dû réagir ainsi… Elle avait été accoutumée à la mort, Hunter devant souvent se débarrasser des Hosts se mettant sur leur chemin. Mais jamais elle ne l’avait vu d’aussi près, et aussi sauvage. Même le meurtre de Roxanne avait été moins morbide que celui-ci. Et d’un seul coup les images lui revenaient en tête. Le sang sur ses mains et son visage, l’odeur de l’arme à feu, le corps de sa sœur tombant en avant sur le sol et son regard mort croisant le sien. C’était peut-être ça le pire dans tout cet événement.

Finalement, sa respiration se calma et son cœur redevint calme. Peu à peu, ses membres retrouvèrent leur liberté et Eileen se redressa sur le canapé. L’inconnu était toujours là. Chacun des muscles de la belle lui faisait encore mal et elle était épuisée, mais au moins elle allait mieux. Elle passa une main sur ses yeux pour essuyer les larmes encore présentes sur son visage et observa l’homme. Il avait à peu près le même âge qu’Hunter et dans ses yeux elle pouvait lire au moins autant de souffrance. Le cœur de la danseuse se serra un peu. Cette situation avait fait souffrir tellement de monde, révélant la part animale de nombre d’hommes. Ce qu’il s’était produit là-haut relevait certainement d’une perte de contrôle… De sa voix douce, presque comme celle d’une enfant, la brunette prit la parole :

« Je m’appelle Eileen. Et toi ? »

La française jeta ensuite un regard autour d’elle. Dans la pièce il n’y avait aucune trace de combat, pas de sang. Rien n’avait bougé… Une espèce de havre de paix dans l’enfer de cette maison. Mais elle ne voyait pas Hunter. Elle ne l’entendait pas non plus. Eileen reposa alors son regard sur l’inconnu. Elle était affolée. Que lui avait-il fait ? Il ne l’avait pas tué tout de même ? Non… Eileen ne pourrait pas survivre sans lui. Elle avait déjà perdu sa sœur jumelle, si en plus on lui prenait l’homme qu’elle aimait alors il ne lui restait plus aucune raison de continuer à survivre. Et puis elle entendit sa voix. Il semblait apeuré lui aussi. Que s’était-il passé pendant sa crise entre les deux hommes ?

« Hunter ! Je suis dans le salon ! Tout va bien »

Elle espérait le rassurer ainsi. La danseuse aurait aimé monter pour le rejoindre, lui montrer qu’elle allait bien, l’embrasser… mais ses jambes refusaient de la porter et le spectacle affreux du premier la bloquait aussi sur place.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 1 Déc 2013 - 19:05


Une maison abandonnée
❝ HUNTER - EILEEN - LÉON  ❞


Durant toute cette année à fuir, à me planquer, à survivre au mieux j'en ai oublié ma part d'humanité, tout du moins en partie. Cependant dans un tel chaos je n'ai eu guère le choix, il n'y a plus de place pour les sentiments. On ne peut pas se permettre d'être faible où c'est la mort assuré, ou pire l'implantation assuré. Oui, à choisir entre mourir ou être réduit à être un pantin aliéné sans ne plus jamais être sois-même, alors la mort serait bien plus appréciable. Si il advenait qu'un jour je me retrouve à leur merci il est certain que ces enfoirés en payeraient le prix avant que je ne me donne la mort. Hors de question que je devienne l'un des leurs. Dans cette guerre, j'ai du renforcé cette carapace invisible qui me protège de la faiblesse humaine, de la compassion, de l'amitié, de l'amour. Et un seul regard dans les yeux de cette jeune femme à suffit pour que ma protection se fissure. Une aura de douceur et d'innocence se dégage d'elle à laquelle je ne reste pas de marbre, me faisant regretter amèrement de l'avoir conduit devant cette scène digne d'un film d'horreur. Accroupit à son côté, je déglutis péniblement en l'observant sortir de sa léthargie dû à son angoisse soudaine. "Hannibal..." A l'armée j'ai pris l'habitude que tout le monde m'appelle par mon nom de famille, dès lors je me suis toujours présenté ainsi, depuis l'attaque tout du moins. "Léon. Je m'appelle Léon". Rectifiais-je, un peu mal à l'aise à le prononcer. Cette fille a vraiment une mauvaise influence sur moi, je baisse ma garde et fait ressortir toute mon humanité. A l'instant où ses yeux ont croisés les miens, je me suis sentit démunie. Elle peut lire en moi, lire ma souffrance, lire ma colère, lire ma rage, ma tristesse. Je suis mis à nu par ses simples iris, me mettant dans une position inconfortable. Me raclant la gorge, les yeux rivés vers le sol je tente de me reprendre. Rapidement j'attrape mon sac oublié dans un coin et en sort une flasque de whisky. En prenant une légère gorgé, je jette une oeil sur Eileen puis la lui tend. "Tiens, bois ça ! Ça va te requinquer" dis-je avec un petit sourire en coin, et haussant des sourcils dans sa direction l'incitant à la prendre.

J'en avais presque oublié l'homme à l'étage, que j'ai mis K.O sans véritable raison. Si ce n'est que l'occasion avait été tentante. Sa seule erreur a été de pointé son arme sur moi, une menace que je ne prends jamais à la légère et que je m'évertue toujours à rectifier en montrant qui est le mâle dominant. Oui c'est stupide mais j'ai ma fierté. J'y suis certainement allé un peu fort, mais putain ce que ça fait du bien ! Et puis ça lui fera les pieds hein !
Avec un sourire amusé aux coins des lèvres, je porte mon regard vers le bas des escaliers où apparaît le dénommé Hunter. "Tiens, la belle au bois dormant est de retour parmi nous" le taquinais-je. C'est plus fort que moi, le vanner me plait et me sort un peu de mon quotidien ensanglanté. C'est rafraîchissant, très puérile certes. Mais c'est bon, de me retrouver. De savoir que finalement je suis pas totalement perdu et que des brides de ma personnalité sont toujours là. Que je suis pas juste un tueur.

Soudainement je retrouve mon sérieux, en les regardant tour à tour. "Qu'est-ce que vous foutez ici putain ?" grondais-je. Ce promener dans le coin, dans une ville est plus que dangereux. Lançant un regard noir à Hunter, qui a conduit sa soit-disant protégée droit vers le danger. Les villes, les grandes villes surtout ne sont pas recommandés par ces temps qui courent. Elles grouillent bien souvent de ces enfoirés d'Host. Il n'aurait jamais dû l'emmener ici, c'est totalement irresponsable.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 1 Déc 2013 - 20:23


Sa voix s'était élevée d'en bas, plus comme un bruit lointain que comme un son clair, mais elle était en vie et c'est à peu près tout ce qu'il lui importait. Une marche puis une autre, sa main cramponnée à la rambarde pour ne pas tomber. Il portait la seconde à sa tempe pour tenter de chasser cette lame imaginaire plantée dans son crâne. Épineuse, une douleur pourtant infime qui, ajoutée à tout le reste, formait une cacophonie de douleurs internes indescriptible. Son œil gauche sûrement congestionné n'était qu'un maux de plus à ajouter à la liste troublait sa vue et lui donnait sans doute une gueule de boxeur en fin de vie. Il avait envie de s'allonger dans n'importe quel lit, peut-être même celui de la chambre au cadavre, et d'y sombrer jusqu'à ce qu'elle le laisse en paix. "Rêve pas trop mon grand", même avec tous ses muscles meurtris, la terreur qui pesait dans sa poitrine était là pour le rappeler à l'ordre : la situation était des plus critique. Eileen était en bas, sans doute avec ce taré et lui était totalement désarmé.

Elle était là, sur le canapé à compter fleurette avec ce type. Lui, il restait là à l'entrée de la pièce, les bras ballants. Putain mais c'était quoi cette embrouille sérieusement ? qu'est-ce qu'elle foutait là à faire comme si de rien n'était ? De parler à ce type comme s'il ne les avait jamais mis en joug, comme s'il était des leurs ? Qu'il se fasse tabasser à l'étage n'avait rien provoqué chez elle ? vraiment ? Son visage déformé d'une grimace, il serrait les poings jusqu'à ce que ses articulations tournent au blanc. Un bref instant il lui en voulu : d'être aussi naïve, incapable d'avoir une once de jugement dans cette situation foutrement grotesque. Elle était aveugle ou quoi ? Elle voyait pas ce qui se passait putain ? Elle l'avait foutu en danger avec son discours pacifiste à la con. Jt'en donnerais moi des "et s’il était l’un des nôtres ?", merde !

S'écoutant, il se serait volontiers tiré sans demander son reste, les laisser là faire leur... truc. Il avait pas signé pour ces conneries. "Éloigne-toi d'elle" grogna-t-il, tendant l'indexe vers l'homme en faisant mine d'ignorer sa remarque. Ce gars là n'avait aucun sens, ses réactions, sa manière d'agir. A quoi ça rimait bon sang ? jouer la carte de la confiance pour ensuite l'attaquer comme un lâche et s'occuper d'Eileen comme si c'était LUI le sauveur ?! Putain mais ça rimait à quoi au juste ? Il avait un problème d'ego ou quoi ? Le type s'adressa de nouveau à eux mais Hunter n'y prêta pas attention, son regard est rivé sur Eileen. "Ta gueule espèce de taré ! tu nous veux quoi putain ?", cracha-t-il sans prendre la peine de répondre du gars. Il n'avait franchement pas envie de taper la discut' avec lui. "Eileen, on reste pas là" conclu-t-il d'un ton rude. Il aurait sacrifié père et mère pour qu'elle ait la réaction lucide suivante : se lever, décarrer son cul d'ici et laisser ce type derrière. C'était sans doute trop demandé.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Ven 6 Déc 2013 - 15:02

Pan ! Pan ! T'es mort !

A mesure que les secondes défilaient, Eileen recouvrait ses forces. Son cœur se calmait, sa respiration s’apaisait. Petit à petit, elle se redressait sur le canapé où Léon l’avait installé. Justement, à l’annonce de son prénom la petite brune lui avait décroché un sourire chaleureux. Bizarrement elle pressentait que cette étrange rencontre marquait le début d’une amitié. Dans cette apocalypse, il était vraiment peu commun de tomber sur des humains et il était certes risqué de s’attacher mais la belle voyait dans les yeux de l’homme toute la souffrance par laquelle il avait dû passer, la solitude pesante… A sa manière, comme avec Hunter, elle voulait les protéger. Elle ne pouvait pas faire grand-chose mais au moins leur apporter un peu de douceur dans ce monde ravagé…

Un petit silence s’était installé entre les deux humains jusqu’à ce que Léon attrape son sac et en sorte une flasque. Il l’ouvrit et bu un peu avant de la tendre à la danseuse. Un peu hésitante, elle attrapa l’objet dans sa petite main blanche lorsqu’il l’incita à en boire à son tour. Elle porta la flasque jusqu’à son nez et respira brièvement les émanations d’alcool. Whisky sans aucun doute. Lorsque tout allait encore bien, quand elle était encore ballerine, la jeune fille n’avait pas vraiment l’habitude de boire de l’alcool. A dire vrai après les représentations c’était surtout le champagne qui coulait à flot. Et même lorsqu’elle sortait avec Roxanne elle faisait attention… Du coup lorsqu’elle lampa une gorgée du liquide ambrée, la chaleur et le goût lui firent monter les larmes aux yeux. Mais réchauffée de l’intérieur, elle ne pouvait pas nier qu’elle était un peu requinquée. Le rose lui revenait même au visage. Elle rendit alors l’objet à Léon. C’est à ce moment là qu’elle remarqua l’absence de Hunter.

Peu de temps après, la belle entendis ses pas dans l’escalier. Une espèce de poids lui pesait sur l’estomac. Comme un mauvais pressentiment. Lorsque Hunter apparut dans l’embrasure de la porte, la belle se figea complètement. Ils avaient dû se battre pendant sa crise. Mais pourquoi ? Hunter avait-il voulu la protéger ? Mais dans ce cas pourquoi Léon aurait été si gentil avec elle l’instant d’après. Ses yeux commençaient à s’embuer de larmes. C’était à cause d’elle si Hunter avait prit des coups. Elle s’en voulait terriblement. Pourquoi ne l’avait-elle pas écouté de prime abord ? Pendant ce temps Léon essayait de dialoguer avec son sauveur, mais il était totalement sur la défensive. Compréhensible en même temps… Lorsque Hunter s’adressa à elle, Eileen sursauta et comme par magie toute la rigidité qu’il restait dans son corps s’évanouie. Elle se leva alors, penaude. La danseuse jeta un regard sur Léon. Rien de tout cela n’avait de sens. Il ne restait qu’une poignée d’humain sur terre et il fallait qu’ils se tapent dessus… C’était peut-être juste un truc de garçon ?

Arrivée devant Hunter, la belle lui pris la main et leva les yeux vers lui. Tout son visage n’exprimait qu’un unique sentiment : le regret. Devant son visage tuméfié elle ne pouvait que se sentir coupable. Elle était un poids pour lui, c’était évident… Mais elle essayait de faire des efforts, d’être moins maladroite… Mais le fait est qu’elle n’y arrivait pas vraiment. C’était égoïste de sa part dans un sens, mais l’amour qu’elle lui portait lui rendait inenvisageable de se séparer de lui.

Hunter voulait quitter la maison au plus vite, mais son état n’était pas au beau fixe et après sa crise Eileen était très faible. Autant dire que s’ils tombaient sur quelques traqueurs ils ne feraient pas long feu. La jeune fille leva ses yeux dorés vers lui.

« Si tu veux vraiment partir, j’ai juste une question à poser à Léon. » Tenant toujours la main de Hunter, la danseuse se tourna vers l’autre homme. « Pourquoi vous vous êtes battu comme ça alors que tu t’es occupé de moi juste après ? Enfin, je comprend pas... On doit être les trois humains à des kilomètres et on se retrouve à se taper dessus... »

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Sam 21 Déc 2013 - 13:37


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Reprenant la fiole je la secoue brièvement pour en inspecter le contenu. L’alcool commence  à se faire rare, à moins que vous tombiez sur les bonnes personnes et que vous possédez de quoi faire du troc. C’est ainsi que ça marche maintenant. Pour tout et n’importe quoi. L’alcool, les cigarettes, la nourriture, les armes, les cartouches. Peu importe la largesse de votre portefeuille, l’argent n’a plus aucune valeur de nos jours. On est revenu à l’ancien temps, obligé de chasser pour se nourrir, de voler pour notre survie. Mais avec un peu de chance, cette maison n’aura pas été totalement dépouillée me permettant ainsi de me ravitailler, pour ces moments comme celui-ci où l’alcool est plus que bienvenu. Résistant à l’envie de prendre une autre gorgée je range le flacon dans l’arrière de mon pantalon tout en observant le dénommer Hunter, que j’ai certes quelque peu amoché.

Haussant un sourcil à ses propos, je reste camper sur mes pieds sans bouger lui faisant face. Un sourire amusé se dessine légèrement sur mon visage devant cette colère flamboyante à mon encontre. Au fond sa réaction est plutôt compréhensible, en l’attaquant aussi sournoisement j’ai piétiné son égo, sa fierté et dieu sait qu’un homme ne supporte que peu c’est infamie. Moi le premier. En a résulté mon geste brutal d’ailleurs, n’ayant pas supporté que ce type braque son flingue sur ma tempe.
Alors que je m’apprête à rétorquer, j’observe la jeune femme aller à sa rencontre. En voyant leur proximité, leur attachement l’un envers l’autre qui est plus que visible, je sens un soupçon de jalousie m’envahir. Pendant tous ces longs mois passés seul, à éviter tout attachement d’autres se serrent les coudes, se réconfortent, se rapprochent. Pouvant ainsi toujours compter sur quelqu’un dans les moments les plus durs. Leur complicité ravive un peu plus cette envie qui grandit en moi depuis quelques semaines, retrouver la civilisation et mon humanité. A la question de la jeune femme je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils, soudain mal à l’aise. M’expliquer sur mes faits et gestes n’est pas dans mes habitudes mais ce regard d’incompréhension sur son visage me fait soudainement sentir coupable. Une nouvelle fois. Je sais qu’au fond elle a raison, que mon comportement qui a eu lieu quelques instants avant vis-à-vis de Hunter n’a aucune excuse valable. Mais il est terriblement difficile d’avouer ses torts quand on a un ego démesuré. Me passant une main dans les cheveux, j’affiche une légèrement grimace sur mon visage, peu enclin à me défendre. J’aurais bien besoins d’une nouvelle gorgée de ce whisky. Aussitôt dit, aussitôt fait. Avalant le liquide qui me brûle quelque seconde la gorge je fais les cents pas dans la pièce, sans le porter aucun regard. Voilà une des raisons pourquoi je suis toujours resté seuls, hormis quelques jours par ci par là mais rarement. Pour ne pas avoir à me justifier de mes actes, d’agir comme bon me semble sans avoir ce genre de reproche et de leçon de moral. Me stoppant, je lève les yeux dans leur direction en lâchant un soupire. « Je… j’ai perdu toute notion de socialisation. » lâchais-je en haussant les épaules, incapable de sortir de réels excuses même si celons moi c’est ce qui s’en rapproche le plus. Regardant un instant la fiole entre mes mains, je finis par la tendre dans la direction de Hunter. Une façon à moi de dresser le drapeau blanc et de signifier mes faibles excuses par un geste.

« Ne sortez pas d’ici en pleins jour, c’est risqué avec tous ces hosts qui traînent. Rester ici, reposez-vous jusqu’à la nuit tombée. » Des ordres. Mon côté militaire ressort toujours dans ces moments-là. Après tout, nous sommes en guerre. Une guerre pour notre survie. Prenant mon sac à dos , je me redresse face à eux. Malgré mes réticences envers Hunter, je ne peux tout simplement pas les laisser partir comme ça, avec le danger qui les attend dehors. Ca ne ferait qu’ajouter à mes remords et ma culpabilité. De plus, je n’ai nullement l’envie de me retrouver seul, encore.
Mon regard change, se durcit. Une aura m’enveloppe, faisant ressortir mon autorité, ma force, mon besoin de contrôle. Mon mal être a totalement disparu, à présent déterminé. « Je vais sécuriser les lieux. Restez discret, et fouillez la maison pour chercher des vivres. Je m’occupe du reste » Rechargeant mon arme dans un bruit sec je passe devant eux pour aller fouiller le reste de la maison à la recherche de quelques objets qui pourrait m’aider à sécuriser les lieux, poser des pièges pour nous alerter.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 22 Déc 2013 - 17:51


Parfois, il regrettait l'époque où il n'y avait que lui, tout seul contre le monde, tout seul à se battre pour sa propre survie. Prendre ses décisions seul, choisir où il allait et quand, c'était ce qui l'avait sauvé tout ce temps. Maintenant qu'elle était là avec lui, il fallait redoubler de vigilance, de patience, arrêter de boire. Parce qu'il avait à présent une autre vie que la sienne à préserver, coûte que coûte. Il avait trouvé en Eileen une nouvelle raison de lutter mais de faillir aussi. Les semaines passants et malgré sa misanthropie ultra développée, il était parvenu à s’accommoder de sa présence, mais ce type là non. Lui, hors de question qu'il fasse la route avec eux. Ce type là en qui il n'avait évidemment aucune confiance et qui allait sans doute leur faire un sale coup dès que possible. A se demander comment Eileen parvenait à garder calme et sérénité dans une telle situation. Quand elle demanda à l'homme la raison de son geste, Hunter roula des yeux. Franchement, est-ce qu'on en avait vraiment quelque chose à faire ? Qu'ils se cassent d'ici vite fait en le laissant là et tout retournerait dans l'ordre bien vite. Il avait "perdu toute notion de socialisation", sans blague. Hunter retint un rire jaune. Quelle belle façon de dire que t'es juste un gros con.

Il lui tendit sa fiole ce à quoi Hunter se contenta de répondre d'un rictus dédaigneux sans bouger. Il pouvait se la carrer dans le cul sa bouteille de merde, il n'allait certainement pas picoler avec lui ni même boire tout court. C'était vraiment pas le moment pour replonger et laisser ce vieux vice le dévorer à nouveau. On pouvait pas se permettre d'être alcoolique dans un monde pareil, d'être en manque, de vouloir tout plaquer pour une bouteille, une nuit d'ivresse. On pouvait pas se permettre d'être amoindrie, de laisser l'alcool altérer les sens et le jugement, car c'est bien la seule chose qu'il leur restait.

Ils auraient pu en rester là sur cette pitoyable tentative foirée d’enterrer la hache de guerre. Mais non, comme si ce mec cherchait par tout les moyens de se rendre encore plus horripilant qu'il ne l'était jusque là, il s'essaya au rôle de moraliste en leur expliquant comment s'en sortir dans ce sale foutu monde. "No shit Sherlock... à se demander comment on a fait pour survivre tout ce temps sans tes lumières" rétorqua Hunter d'un regard narquois braqué sur lui, les lèvres étirées d'un sourire irrité. Ce genre de type, à se croire plus malin que tout le monde et persuadés d'être des leader naturels, ça l'avait toujours fait marrer. Malheureusement, il avait l'air profondément convaincu de son délire patriarcale; croyait-il vraiment qu'Eileen et Hunter allaient rester là avec lui ? Parce que soyons d'accord, c'était très bien de croiser des humains, mais ce type là n'avait pas vraiment prouvé sa bonne foi. Même une bonne poire comme Eileen devait s'être rendu compte de son comportement suspect. Hors de question de s'allier à un type pareil qui allait sans doute attendre qu'ils aient baissé leur garde pour les dépouiller de tout ce qu'il possédaient. Ce serait pas son coup d'essai, après tout. "Ecoute j'crois que t'as pas compris un truc assez important." répondit Hunter alors que l'homme s'en allait déjà on ne sait-où. "J'ai pas du tout intention de rester avec toi et t'as vraiment pas réussi à me convaincre du contraire. Alors tu sécurises ce que tu veux mon gros, mais t'es tout seul." tournant les yeux vers Eileen, il espérait vraiment qu'elle acquiesce, qu'elle prenne un peu parti dans cette situation ou n'importe quel être humain doté d'un minimum de bon sens aurait flairé l'embrouille. "Si tu veux pas me rendre mon arme, très bien. Donne-là à Eileen ou carre-là toi où je pense, ça m'est complètement égal." même en ces temps de fin du monde, il était profondément convaincu qu'ils seraient plus en sécurité sans ce type dans les environs. "Je reste pas avec un type comme toi, c'est toi le danger ici."

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Dernière édition par E. Hunter Bale le Sam 8 Fév 2014 - 14:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Dim 22 Déc 2013 - 19:28

Pan ! Pan ! T'es mort !

Eileen était prise entre deux feux. Elle avait terriblement envie de dormir dans un lit cette nuit, de prendre une douche et peut-être même de dîner un repas chaud. La jeune femme n’était pas très douée en cuisine, mais réchauffer une boite de conserve était totalement dans ses cordes ! En plus elle était certaine d’en avoir vu quelques une avant de tout faire tomber dans la cuisine… Mais Hunter ne semblait pas vouloir rester sous le même toit que Léon. Dans un sens la jolie brunette pouvait le comprendre, après tout il l’avait quand même bien amoché… Mais ils avaient tellement eu du mal à trouver cette maison que la quitter maintenant serait presque du suicide. Pourtant, si Hunter voulait partir, la danseuse ne protesterait pas. Elle lui devait la vie et c’était une raison suffisante pour lui obéir.

Léon répondit à la question d’Eileen et cela lui fendit le cœur. Combien d’hommes comme lui avaient été brisés, ne trouvant plus de solution que dans la violence ? La danseuse leva les yeux vers Hunter. Que serait-il devenu si leurs chemins ne s’étaient pas rencontrés ? Elle se doutait bien que les excès de violence dont il faisait preuve face aux aliens étaient déjà des séquelles de sa vie en solitaire… Malgré ça, malgré toutes ses blessures aussi bien au cœur qu’à l’âme, elle l’aimait.
Eileen se mordit la lèvre inférieure. Elle voyait bien qu’elle l’agaçait avec sa naïveté et sa manie de toujours positiver. Mais ce n’était pas de sa faute, positiver dans une telle situation était sa seule solution de ne pas virer totalement folle. La brunette commençait à espérer qu’Hunter se calme et décide finalement de passer au moins la nuit ici, mais l’argument que Léon avança raviva la colère de l’aîné. Tant pis pour le confort ! Elle n’avait jamais vu Hunter dans cet état, c’est qu’il devait y avoir une bonne raison.

La brunette s’avança vers Léon pour récupérer l’arme de son compagnon et les yeux dorés de la jeune fille croisèrent ceux de l’homme. Elle y vit tellement de tristesse… Lui aussi avait dû avoir de l’espoir, l’espoir d’enfin trouver un peu de compagnie. Eileen lui adressa un sourire triste et retourna vers Hunter. Cependant quelque chose attira son attention. Du mouvement dehors, des portières qui claquent. La belle sursauta et regarda tour à tout Léon et Hunter affolée. Il n’y avait pourtant personne dans le quartier. C’est pour ça qu’ils étaient venus dans le coin.

« Hunter ! Dehors ! C’est … Tu crois que ? »

Elle se précipita vers lui pour lui rendre son arme, espérant que ni lui, ni Léon ne se décident à repartir dans une bataille de mâle Alpha.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Sam 25 Jan 2014 - 11:06


Une maison abandonnée
❝ HUNTER - EILEEN - LÉON  ❞


Un simple rire s’échappe de ma gorge aux remarques, et au venin que Hunter me crache au visage. « Si tu penses être plus en sécurité dehors qu’ici, alors vas-y je te retiens pas mec ! Mais n’oublies pas que t’es pas seul dans l’histoire, que tu as une autre vie entre tes mains » dis-je en ponctuant ma phrase d’un geste de la main vers Eileen. Les lèvres pincées, je secoue la tête exaspéré par la tête de pioche qui me fait face. Je n’ignore pas que d’apparence je ne suis pas le genre de gars à qui on peut faire confiance, ça vient surement de l’allure de baroudeur. Et surement le cadavre qui git encore à l’étage en divers morceaux. Et le coup en traître que j’ai porté à Hunter. Les relations humaines n’ont jamais été mon ‘truc’, agissant bien souvent sous l’impulsivité, guidé par ma colère et ne réfléchissant à mes gestes que bien trop tard. Mais ce n’est pas pour autant que je vais me laisser envahir par une quelconque culpabilité.

Mes yeux se posent une dernière fois dans ceux de la jeune femme, provoquant par la même occasion un pincement au creux de mon cœur. Il y a bien longtemps qu’une telle douceur, une telle innocence ait pu m’atteindre, me brûlant au fer, me marquant aussi profondément. Une nouvelle lueur d’excuse illumine mes iris, tous comme les regrets qui m’assaillent. Sans ajouter un seul mot, lâchant un soupire, je me détourne de son emprise voulant quitter cette pièce au plus vite. Les au-revoir, les adieux… car il est certain que nous ne nous reverrons pas, pas de notre vivant tout du moins. Je n’ai jamais été doué pour cela. Comme n’importe quelle convention humaine. Il semblerait que la seule chose dans laquelle j’excelle soit la tuerie. Attrapant mon sac pour l’envoyer valsé sur mon dos, mon simple geste envers Eileen est de poser ma main sur son épaule avec une légère pression. La dépassant, sans même jeter un regard à celui qui l’accompagne je grimpe les escaliers, laissant derrière moi les souvenirs de cette rencontre.

Mais à peine ai-je franchis les premières marches que la voix de la brune porte à mes oreilles. Merde. Avec toutes ses conneries, mon attention envers l’extérieur et ses dangers me sont totalement passés à côté, sans même remarquer ni entendre l’arrivée d’intrus. « Qu’est-ce que je disais » grommelais-je. Le danger n’est pas ici, il est dehors. Et notre discussion plus qu’animé n’est certainement pas passé inaperçu pour qui passe dans le coin. Me retournant brusquement, et sautant les marches pour atterrir en souplesse sur le pas de l’entrée je dégaine mon flingue et me glisse furtivement contre le mur jusqu’à la fenêtre la plus proche. Jetant un œil discret, j’observe un instant l’extérieur pour m’aviser de la situation. Revenant sur mes pas, je fais une nouvelle fois face à Hunter. Qu’on le veuille ou non, on va devoir se serrer les coudes. « Trois. Pas d’armes, juste des battes de base-ball » lui rapportais-je à voix basse. Dans un hochement de tête, je me cale derrière la porte d’entrée puis pointe du doigt Eileen dans un froncement de sourcil. « Va te planquer » articulais-je sans qu’un son de sort de ma bouche. Mon regard est perçant, sévère. Elle doit être en sécurité, c’est tout ce qui compte. Et puis ils sont là. Un premier homme pousse la porte, puis un deuxième. Quand le dernier passe le pas de l’entrée, je m’attaque à lui en passant mon bras autour de son cou, mon autre main maintenant sa tête et mon genou frappant à toute vitesse à l’arrière de ses jambes pour le plier à mes ordres. Avec rapidité, je jette un œil à sa nuque. La marque. Elle est là. « HOSTS ! » criais-je à l’intention de Hunter. Et sans même que ma victime n’ait le temps de réagir mon bras l’étouffe un peu plus et dans un mouvement sec je finis de l’achever en lui brisant la nuque. Tout mon corps n’est qu’animosité, ma posture a changé. Bien plus dangereuse, pleine de haine et de dégoût.

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MessageSujet: Re: PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]   Sam 8 Fév 2014 - 19:28


Levant les yeux au ciel à la remarque du type, il devait tout de même avouer qu'il n'avait pas tord. Autrefois, il aurait pu se permettre de prendre une décision de ce genre aussi risquée soit-elle; aujourd'hui il y avait Eileen. Il ne pouvait prendre le risque qu'ils ne l'attrapent pour la transformer en l'un des leur. Pourtant, il restait persuadé qu'enfermés ainsi entre quatre murs ils se mettaient tous les trois en danger. Se parquer ainsi, c'était prendre le risque d'être tenu en siège par l'ennemi. De se retrouver cloîtré, piégés sans pouvoir sortir. Que feraient-ils si une armée entiere de fes choses débarquait pendant la nuit ? Tant au niveau du nombre que des ressources, ils seraient toujours en infériorité. La clé de la survie, c'était de bouger.

Tournant les yeux vers Eileen, il lui adressa un maigre sourire, tachant de cacher au maximum son agacement. Il n'aimait pas ce type, il aurait fallut être miro pour ne pas le voir. Il n'aimait ni cette manie qu'il semblait avoir de se prendre pour le leader, ni les regards qu'il pouvaient porter sur elle. A moins qu'elle ne décide de suivre ce mec seul, il devait rester avec elle pour l'instant, la cohorte comme objectif. "Je vais là où tu vas" lui dit-il avec calme. Ça ne l'enchantait gère, mais c'était comme ça.

Comme un écho à ce dont ils parlaient, des ombres, furtives, passèrent devant les fenêtres. Grimaçant, il se retint de lâcher un "je vous l'avais bien dis qu'on était pas du tout safe ici" qui lui brûlait la langue, évitant d'envenimer une situation déjà bien assez pimentée. Humains ou réels ennemis ? il ne savait pas, il savait juste que quelque soit le camp ils allaient devoir s'apprêter à défendre leur peaux. Il n'avait pas non plus totalement exclue l'idée que Léon pouvait s'avérer être un ennemi. Récupérant son armes des mains d'Eileen, le type lui souffla d'aller se mettre à l'abri ce qu'il approuvait, bien que cette manie qu'il avait de se préoccuper d'elle l'énervait au plus haut point. C'était pas le moment de râler ou d'être jaloux, il lui fallait être deux fois plus vigilant car la menace avait doublé, quadruplé même. "Trois. Pas d’armes, juste des battes de base-ball", il hocha du chef comme seule réponse, armant son flingue bien qu'il éviterait de s'en servir au maximum. Une détonation, c'était prendre le risque que d'autres ennemis les entendent.

Dissimulés jusqu'à ce que les trois parasités entre dans la pièce, Léon fut le premier à se jeter sur l'un deux, vérifiant s'ils étaient encore humains ou non. Des hosts. L'achevant dans un craquement sinistre, le corps retomba sur le sol dans un bruit étouffé. Furtif, rapide, le deuxième se glissa derrière Léon comme un prédateur sur sa proie, son taser près à frapper. "'ttension !" cria Hunter d'une voix rauque, se jetant sur lui pour l'immobiliser, un bras serré contre sa gorge. Le taser vint frôler la peau à deux reprises, manquant de lui administrer une décharge qui l'aurait sans doute mis hors d'état de nuire. Resserrant son emprise sur le manche de son couteau, il trancha sa chair d'un geste net, des perles de sang constellant sa peau. Une fraction de seconde s'était écoulée quand le troisième et dernier restant se rua sur lui, tué par Léon avant d'avoir atteint sa cible.

Trois corps avachis au sol tels des marionnettes désarticulées, c'était fini. Tournant les yeux vers son comparse, Hunter hocha du chef comme un "merci" à demi mots, essuyant le sang sur son visage d'un geste de la manche. "Il y en a peut-être d'autres. En tout cas, si c'est le cas, ils viendront par ici quand il se rendront compte que ces trois là ne reviennent pas. Il faut qu'on bouge."

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PAN! PAN! T'es Mort ! [ FLASHBACK, Eileen & Hunter]

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