To be continued... △ KIMBRA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

" HOSTS "
invaders must die

avatar : Rick Genest
messages : 121
date d'inscription : 12/05/2013

points rp : 0
localisation : New York
rôle/occupation : Éclaireur
humeur : Se questionne sur l'utilité de cette case


WHO I AM ?
▲ statut : compliqué
▲ inventaire:
▲ relationships :

MessageSujet: To be continued... △ KIMBRA   Sam 25 Mai 2013 - 15:14






To be continued...





17h24 - New York
Une ville ce n'est qu'une ville. Un défilement d'immeubles en bétons se dessinant chaque fois un peu plus haut, un peu plus vaste. Un paysage touché par la main de l'homme, qui de sa différence avec la nature du monde, devenait parfois étranger à Jagger. Ici la vie des humains n'était plus, exterminés jusqu'au dernier sans que personne ne s'en soucie. Ici c'était un autre monde où l'on apprenait à vivre comme on avait toujours rêvé de vivre. Si les façades ne reflétaient plus que la main mise sur la ville par les Hosts, les mouvements incessants des silhouettes fourmillant dans les rues montraient quelque part que les modes de vies humains n'avaient pas totalement disparus. Un manège étrangement apaisant pour lui qui sans regretter ce changement, gardait une sensation amère au fond de la gorge à la vue de ce spectacle qui n'invitait pas la présence de celle qu'il aurait aimé avoir à ses côtés pour lui donner à nouveau une vision autre de ce qu'il voyait de ses propres yeux. « Tu campes ici  ? » Une expiration fugace vint troubler l'architecture des immeubles qui paraissaient presque emprisonnés derrière la vitre fixant l'altitude. Jagger se serait endormi là si le temps ne s'était pas joué de lui et s'il ne l'avait pas contraint à sortir de ses pensées les plus lointaines. « C'est terminé  ? »  Ses avant bras se détachèrent lentement de la fenêtre pour s'abaisser docilement le long de son corps. L'homme qui s'adressait à lui se tenait à l'entrée de la pièce, arborant une position statique avec impatience. Il hocha la tête, brisant cet aspect de marbre qu'il laissait apparaître et indiquant au host qu'il pouvait désormais quitter les lieux. Le son de ses pas parcourant le sol brisa le silence qui embaumait la pièce. Arrivé à hauteur de son collègue, il prit simplement la peine de glisser ces quelques mots en guise de salut. « Ce n'est pas trop tôt. »




17h37 - New York
Plongé au cœur même des racines des tours de béton, Jagger se sentait presque insignifiant, capable de disparaître dans le quotidien de New York sans que personne ne le remarque. Une sensation sans doute bien trop ironique pour un homme exhibant les multitudes de scarifications que son corps avait subit pour arborer une apparence qui lui était propre. En mission il en oubliait presque ce détail, mais une fois rentré dans cette autre forme de réalité, les regards encore curieux qui se posaient sur lui l'empêchait de faire bonne figure dans la foule. Néanmoins les hosts arboraient des regards moins expressifs que ceux qu'il avait pu voir émaner des humains, lui permettant de vivre une vie plus sereine sans avoir l'impression d'être une attraction collective. Au fond son existence entière était devenue d'une banalité parfois apaisante même si il en venait à regretter les événements qui secouaient sa vie d'avant. C'était une fois passé les portes du grand bâtiment qui l'accueillait après chaque mission qu'il se retrouvait immergé dans le quotidien des habitants de New York et se réhabituait à marcher sans but précis dans la ville. Il n'y avait pas réellement de personnes qui l'attendaient ici, ni même de personnes au courant qu'il était rentré. Chacun faisait sa vie et il faisait la sienne sans se soucier de savoir si les autres se doutaient de sa présence ici. Ils finiraient par le savoir tôt ou tard.

Son attention fini par se poser sur l'accroche américaine qui était écrite sur le haut d'une des vitrines lumineuses des trottoirs. Le froid présent avait laissé place au mouvement, décourageant les passants un peu trop tardifs à se laisser aller au piège de s'asseoir quelques minutes. La chaleur des lieux ne reposait plus que sur les commercent ouverts qui exposaient une lumière rassurante malgré l'heure. Jagger se laissa aller à cet hypnotisant spectacle, s'invitant dans un des restaurants sous le regard furtif des personnes déjà présentes. « Ça faisait un moment que je t'avais pas vu. » La petite brune lui adressa un grand sourire tout en se soulevant de ses bras au dessus du comptoir. Venir la voir après s'être débarrassé de ses corvées auprès des hosts était devenu une forme de rituel. Si ce n'était pas pour le sourire de la jeune host au service, Jagger manquait rarement de mettre à bien cette habitude marquant son retour en ville. Il lui sourit à son tour avant de prendre sa commande, l'odeur de la viande sur les plaques de cuisson devenant presque douloureuse face à sa faim. Dana ne quitta pas son rictus devenu automatique alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine. Elle ne s'étonnait plus de le voir venir ici aussi tôt et s'en était accommodé avec amusement. Le regard sur sa montre elle se tourna vers lui. « Ce sera prêt dans dix minutes. »  




18h00 - New York
Une horloge lointaine sonna les dix-huit heures passées. Son retentissement semblait s'élever dans le ciel sans que l'on ne sache à qui elle pouvait s'adresser. Chacun ignorait ses appels, vacant à ses occupations sans se douter que quelque part dans la ville on cherchait à les prévenir du temps qui fuyait. Jagger leva la tête, arrêtant sa marche quelques secondes avant de reprendre son chemin. Il porta le cheeseburger qu'il tenait dans sa main à sa bouche, le goût atypique du sandwich lui rendant cette sensation familière qu'il appréciait et qui lui manquait parfois lorsqu'il était en mission. Le host arpentait les rues de son allure nonchalante, s'éloignant peu à peu du bruit engendré par les véhicules circulant sur les routes pour venir terminer sa course dans un petit parc faisant face au pont de Brooklyn qui se grandissait au dessus de l'eau à une distance éloignée d'où il se tenait. Le temps n'était pas empreint aux soirées tardives dans les rues et malgré le fait que l'après midi se terminait à peine, le lieu n'était habité que par quelques passants assez courageux pour admirer le charme masqué de la ville à cette époque de l'année. Jagger s'apprêta à s'asseoir sur un banc lorsqu'il aperçu une silhouette familière à quelques mètres de là. Immobile il l’examina un instant, avalant une autre bouchée de son sandwich. Elle avait beau se tenir dos à lui, il n'eut pas de mal à mettre un nom sur le visage qu'il apercevait de profil. Il avait passé énormément de temps avec elle à l'extérieur de la ville, mais n'en restait pas moins hésitant à venir l'accoster. La vérité était que les deux hosts ne s'étaient jamais vu en dehors de leur travail et qu'en la retrouvant ici, Jagger ne pouvait s'empêcher de la voir différemment. Il aurait put tracer son chemin et reporter à plus tard le moment où ils se seraient confrontés dans New York, seulement il n'éprouvait pas pour elle cette indifférence qui le poussait à parfois s'éloigner des autres. Il avait toujours apprécié être avec elle lors de leurs missions communes et l'avait finalement au fil du temps considérée comme une de ses alliées. Décidé il s'avança vers elle, se glissant dans son dos pour venir se poster à ses côtés. « Kim'.  »  Il lui sourit, se dévoilant un peu plus devant elle pour s'appuyer sur la murette face à eux. « J'ai l'impression que ça fait des mois qu'on ne s'est pas vu.  »  La vérité n'était pas tout à fait opposée à sa réflexion, leurs derniers moments ensemble remontant à des semaines déjà. Malgré ce temps écoulé, Jagger n'en restait pas moins serein face à leurs formes de retrouvailles, lui tendant son sandwich comme s'il avait une quelconque valeur pour lui en proposer un morceau. La scène restait étrange. Il avait beau se sentir familier avec elle comme ils l'avaient étés avant, il se força tout de même à inclure une formule de politesse destinée à ne pas brusquer les choses. « Comment tu vas ?  »

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

The stars and the planets. Are calling me -
My Tears Are Becoming a Sea


Dernière édition par Jagger A. Dawkins le Dim 29 Sep 2013 - 17:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

" HOSTS "
invaders must die

avatar : amanda seyfried
messages : 132
date d'inscription : 26/01/2013

points rp : 0
localisation : near new york
rôle/occupation : éclaireuse


WHO I AM ?
▲ statut : mariée, bien qu
▲ inventaire:
▲ relationships :

MessageSujet: Re: To be continued... △ KIMBRA   Dim 28 Juil 2013 - 5:05


alone in all the world.  (kimbra & jagger)


Douce civilisation.  Ou du moins, ce qu’il en restait.  Retourner à la Grosse Pomme après des semaines de déplacements, à user un peu plus ses bottes, c’était comme des vacances.  Un moyen de souffler un peu, de s’éloigner de ceux avec qui elle avait joué à l’éclaireuse, faignant de chercher une quelconque trace d’humain dans les parages.  Une fois de plus, ils étaient revenus bredouille.  Ils avaient au moins eu le mérite de faire une promenade de santé, seul réel point positif de cette aventure dénuée d’action et de péripéties.  Elle était heureuse de rentrer, heureuse de ne plus être coincée avec deux immatures et jeunes hosts qui l’avaient accompagnée.  Ils devaient apprendre avait été la raison première de ce départ dans les bois.  Kimbra avait toujours été douée et efficace dans ce genre situation.  Apprendre aux gens, elle en avait même fait une profession.  Elle avait été une jeune professeure d’histoire de l’Amérique remarquable et elle était là, maintenant, sur ce continent transformé par les hommes telle une conquérante.  Finit, les leçons d’histoire, finit, les traces de craies sur ses mains, finit, la cloche résonnant dans toute l’école pour annoncer la fin des cours.  Finit de tout, de ce métier, de cette vie paisible qu’elle avait eu sans trop se casser la tête, acceptant ce qui lui passait sous le nez, sans rechigner.  N’ayant jamais été une host difficile, remettre l’humaine dans le droit chemin ne fut pas une tâche trop ardue, bien que certains problèmes psychologiques la suivaient encore, même après toutes ces années.  Bang, bang, bang.  Des coups tirés d’une arme à feu, des coups peut-être mortels, des coups précis, des mauvais coups, simples bêtises d’adolescents ayant fait douze mort et une dizaine de blessés, dont l’humaine.  Et ce même bruit, qui hantait quelques fois ses rêves.  Un secret bien gardé, une implantation passée sous silence par Kimbra.  Les autres n’avaient pas nécessairement besoin de savoir la cause de telle ou telle chose.  Ils lui posaient beaucoup de questions sur ce qui lui était arrivée et elle restait toujours vague, ne donnant généralement aucun détail sur sa vie antérieure.  Cette curiosité maladive qui avait même réussit à rattraper les hosts et à les attirer dans ses filets avait quelques fois le don de l’agacer à un tel point qu’elle passait de la gentille à la méchante en l’espace d’une seconde.  Et l’instant d’après, elle redevenait souriante.  Ces sautes d’humeurs étaient espacées et on ne savait jamais vraiment quand elle pourrait décider de passer d’une émotion à une autre.  Ici, à New York City, elle pouvait se fondre parmi les hosts qui s’y trouvaient déjà, se camouflant telle une ombre, fuyant l’ennui qui la rattraperait.  Où aller ?  Que faire ?  Elle ne savait pas, elle errait tel un fantôme, voulant trouver quelque chose à faire, un endroit où aller.  Un peu de calme dans cette ville qui fut, jadis, l’endroit bruyant par excellence. Grosse métropole qui avait touché la fin de sa vie dès que les aliens avaient envahit la Terre. Et maintenant, certains erraient, d’autres obéissaient. La blonde aux yeux gris océan obéissait en errant. À droite, à gauche, dans les forêts avoisinantes. Une jolie éclaireuse en quête de quoi ? De la protection des siens ainsi que des humains.

Tâche sans véritable action qui semblait calme, pourtant. Ou était-ce seulement elle et la petite équipe avec laquelle elle voyageait qui n’avait tout simplement pas de chance ? Les périmètres qu’ils exploraient de jour en jour étaient dénués de forme humaine, un ou deux y trainaient de temps en temps. Comme une routine de vie qui s’installait encore une fois dans sa vie, parce que la routine qu’elle avait eu dans sa vie avant n’avait pas suffit. Un pas après l’autre, la trentenaire s’avança sur la rue asphaltée pour se diriger vers la verdure abondante, un parc faisant face au pont de Broolyn. L’endroit était désert, pas un chat, pas un signe de vie. Étonnante ressemblance avec ses sorties en forêt en tant qu’éclaireuse. Cela lui permit tout de même de laisser l’ombre d’un sourire se dessiner sur son visage pâle. Le silence des lieux l’apaisait, calmait son esprit, la rendait sereine. Il était bon de sentir le vent caresser sa peau et d’observer un paysage où les doux rayons chauds du soleil se laissaient doucement entrainer vers un repos bien mérité. Ils cèderaient le ciel à la noirceur et aux étoiles et elle resterait là pour le spectacle auquel, une année auparavant, personne n’aurait pu assister, faute d’avoir ce que l’on appelait la pollution nocturne. Il semblait que rien n’aurait pu venir la tirer de sa contemplation, mais c’est une voix d’homme qui la sortit de ses pensées. « Kim'. » Le diminutif de son prénom et le timbre de voix ne mentirent aucunement sur l’identité de la personne et c’est sans surprise qu’elle vit le corps tatoué de Jagger se poser près d’elle. Un petit sourire chaleureux aux lèvres, elle acquiesça d’un signe de tête à ce qu’il lui fit ensuite : « J'ai l'impression que ça fait des mois qu'on ne s'est pas vu. » C’était vrai, dans un sens. Combien de temps avaient-ils passé loin l’un de l’autre ? Des mois, l’utilisation du mot au pluriel était juste. Il était tout de même bon de le revoir de façon non officielle, hors d’une mission d’éclairage. « Comment tu vas ? » Une simple question qui ne prit aucun effort à Kimbra pour répondre. « Ça va, et toi ? Comme tu dis, ça fait un moment qu’on ne s’est pas vu. » Il était tout de même très étrange de le voir hors de leur « travail » et elle se demandait si le courant allait aussi bien passer. De toute façon, il savait qu’elle n’était pas la femme la plus bavarde du monde et qu’à certains moments, le silence était maître dans les conversations qu’elle entretenait avec les gens. Pourtant, avec lui, elle avait la parole plus facile et il n’était pas faux de dire qu’elle se sentait à l’aise en sa compagnie. « On est bien ici, c’est calme… » Un commentaire sur l’endroit, puis une autre question. « Qu’est-ce que tu viens faire ici, dis-moi ? » C’était avec les questions qu’on finissait par faire des conversations, après tout.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


don't you think it would be wonderful to get rid of everything and everybody ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

" HOSTS "
invaders must die

avatar : Rick Genest
messages : 121
date d'inscription : 12/05/2013

points rp : 0
localisation : New York
rôle/occupation : Éclaireur
humeur : Se questionne sur l'utilité de cette case


WHO I AM ?
▲ statut : compliqué
▲ inventaire:
▲ relationships :

MessageSujet: Re: To be continued... △ KIMBRA   Mar 30 Juil 2013 - 16:49


To be continued...



18h17 - New York
Chaque passant qui aurait tendu un peu l'oreille à leurs paroles n'aurait vu dans cette conversation qu'un enchaînement futile de banalités. Mais ceux qui ne participent pas au jeu qui se déroule devant eux ne sont-ils finalement pas que des ignorants ? Parler avec Kimbra avait toujours relevé d'un certain défi. Lorsqu'il l'avait rencontré pour la première fois, Jagger n'avait pas pu déceler tout de suite en elle la complexité de son caractère. Il ne pouvait pas même se vanter aujourd'hui d'avoir apprit à la connaître et de pouvoir deviner chaque réaction qui seraient engendrées de sa part aux mots qu'on lui adressaient. Mais malgré ça il s'était habitué à ce bout de femme atypique et prenait plaisir à rester lui même ignorant de tout ce qui pouvait traverser l'esprit de la host. Les êtres prévisibles n'avaient jamais étés d'un grand intérêts à ses yeux et côtoyer Kimbra s'était révélé plus attrayant que ce qu'il s'était imaginé au premier regard. Au delà de son attitude sans défaut concernant son travail, elle avait rendus les jours hors de la ville moins répétitifs et monotones que ce qu'ils étaient. Le froid glacial et la neige qui s'étendait à perte de vue dans les paysages mornes n'avaient plus étés qu'un détail insignifiant au cours de leurs missions. Un attrait qui les avaient poussés à tenter de se retrouver à nouveau ensemble. Peut être était-ce au fond ça qui rendait leurs retrouvailles à New-York si étranges. Au cours des jours qu'ils avaient passés à deux il y avait toujours eu, malgré le plaisir d'être ensemble, l'obligation de l'être. Seulement aujourd'hui, en cet instant à part, rien ne les incitaient à rester là, l'un avec l'autre. Chacun était libre de partir quand il le souhaitait et mettre fin à cette soirée sans qu'aucun ordre ne les lient. Il y avait également tous ces regards, qui même s'ils restaient rares, se portaient sur eux et les privaient de la solitude qu'ils avaient eu jusqu'à présent. A cette pensée Jagger se demanda s'il n'aurait pas mieux fait de passer son chemin. Pourtant il restait immobile, ne réagissant pas à la fraîcheur de la soirée et écoutant les paroles de Kimbra dans un sourire à peine perceptible. La réaction sereine de celle-ci lui fit ressentir du soulagement. Il ne s'était pas même posé la question de savoir comment elle réagirait en le voyant apparaître comme si de rien était devant elle et se rassurait de constater que la familiarité qu'il éprouvais avec elle ne s'était pas envolée aussitôt qu'elle avait prit la parole. « Je vais bien. »  Ces trois mots résumaient suffisamment son état d'esprit sur l'instant. Il les avaient soufflés comme pour s'assurer qu'elle soit seule à entendre sa voix tout en restant intérieurement pensif.

« On est bien ici, c’est calme… »  Jagger détourna les yeux furtivement autour de lui afin d'entrevoir un peu plus le calme qu'elle décrivait. Il avait toujours apprécié ce silence et cette solitude hantant parfois les lieux publics et lui donnant l'impression d'obtenir le privilège de profiter seul de la ville. La silhouette d'un homme se mouva alors dans le crépuscule naissant tout en restant assez loin pour ne pas venir interrompre la discussion qu'il devinait près de la murette. En croisant le regard sombre de l'homme tatoué qui se dessinait au loin, l'inconnu se contenta de sourire et de continuer sa route, prit en flagrant délit d'un crime qu'il n'avait pas commit. « Qu’est-ce que tu viens faire ici, dis-moi ? »  Sans une réponse de son corps Jagger reporta son attention sur Kimbra. S'il avait seulement eu la réponse à cette question. Ce n'était pas même lui qui s'était dirigé jusqu'ici, mais ses pas, qui au hasard s'étaient frayés un chemin vers une destination inconnue. A chaque fois qu'il retrouvait le quotidien de la ville il ne pouvait s'empêcher d'être encore un ou deux jours étranger à celle-ci, ne sachant par quoi commencer, son quotidien à lui s'étant assimilé aux expéditions qu'il menait. Là bas personne ne l'attendait vraiment et il ne devait rien à personne. Alors qu'ici il perdait cette indépendance et se retrouvait à nouveau confronté aux autres. Il ne détestait pas leur présence et se plaisait même à leur parler. Mais ce gouffre séparant ses jours ici et ses jours en mission était parfois difficile à traverser. Il se redressa un peu plus sur lui même en regardant au ciel comme s'il cherchait une réponse avant de répondre tout simplement. « Je viens justement profiter du calme. Je me décide encore sur ce que je vais faire ce soir. »  Il n'avait jamais été doué pour se porter sur un choix précis et il se retrouverait sans doute encore une fois à errer dans les rues en quête de quelques endroits familiers avant de rentrer chez lui. Mais l'heure n'était pas aux certitudes, la nuit venait à peine de commencer.

« Et toi qu'est ce que tu fais ici ? »  Il n'avait pu s'empêcher de lui poser la question comme si sa présence ici était plus anormale que la sienne. Il s'imaginait pourtant qu'elle était probablement venue  dans l'espoir de trouver un semblant de calme elle aussi et que sa réponse ne serait pas plus complète que la sienne. Du moins il aurait préféré qu'elle lui fasse part d'une réponse semblable qui lui laisserait entrevoir qu'ils avaient encore le temps. Du temps avant que le son fatidique de l'horloge ne les rattrapent et mette brusquement fin à leurs retrouvailles inattendues. Jagger échappa à son emprise en lui tournant le dos pour ainsi faire face au pont majestueux qui s'illuminait peu à peu devant lui. Ses grands câbles s'étendaient d'une rive à l'autre telles des guirlandes lumineuses suspendues dans le vide sans qu'il ne parvienne à les réellement les voir. « Si tu ne fais rien de particulier on peux toujours passer un peu de temps ensemble. »  Il tourna la tête au dessus de son épaule pour scruter sa réaction avant de de continuer doucement en se retournant vers elle. « Je suis certain d'avoir une tente qui traîne chez moi si les camping plein air te manquent. »  Si l'ironie ne se lisait pas directement dans sa voix, elle n'en restait pas moins présente, entravée par l'image lointaine de leurs nuits passées au milieu de nulle part, mais présente.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

The stars and the planets. Are calling me -
My Tears Are Becoming a Sea


Dernière édition par Jagger A. Dawkins le Dim 29 Sep 2013 - 17:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

" HOSTS "
invaders must die

avatar : amanda seyfried
messages : 132
date d'inscription : 26/01/2013

points rp : 0
localisation : near new york
rôle/occupation : éclaireuse


WHO I AM ?
▲ statut : mariée, bien qu
▲ inventaire:
▲ relationships :

MessageSujet: Re: To be continued... △ KIMBRA   Mer 25 Sep 2013 - 0:17


alone in all the world. (kimbra & jagger)

Il y avait ce silence qui régnait en ces lieux qui apaisait la jeune trentenaire. Si la forêt était sa deuxième maison, maintenant, elle aimait errer dans le dédale des rues désertes de New-York City, surtout quand cela lui permettait de s’arrêter à ce parc. Il y avait quelque chose dans l’air, peut-être le fait d’être près de l’eau, du pont, qui faisait qu’elle se sentait dès l’instant en paix avec elle-même et une réalité quelque peu ennuyante. Ici, elle pouvait s’abandonner, ne plus penser à rien. Ne plus sourire, si ça lui chantait, ne plus rien dire, même. Ici, elle était seule et personne ne pouvait la déranger. Ou, du moins, c’est ce qu’elle aurait cru. Et Kimbra savait qu’elle n’aurait pas apprécié qu’on la dérange si la personne qui se tenait en face d’elle à ce moment n’avait pas été Jagger. Ils avaient passé assez de temps ensemble pour se connaitre un minimum et elle appréciait sa compagnie, bien qu’il était étrange de le voir en dehors du travail, si l’on pouvait appeler ce qu’ils faisaient comme cela. Avouer qu’elle ne savait pas vraiment quoi dire à ce moment n’aurait servit à rien, bien qu’elle ne se souciait pas de ne rien avoir à faire savoir. Il fallait croire que les questions de bases s’imposaient, depuis le temps. Il y avait des mois qu’ils ne s’étaient pas croisés, qu’ils n’étaient pas partie ensemble à jouer à cherche et trouve avec des humains. Elle qui ne se plaignait pas de cette solitude la réjouissait, pourtant. Il y avait un je ne sais quoi chez cet homme qui la rendait bien moins tendue et qui la distrayait sans cesse. Rares était les fois où elle avait seulement haussé le ton en lui parlant, plus rares encore étaient les fois où elle l’avait réprimandé sans raison apparente. Là où elle considérait souvent les autres simplement comme des collègues, elle le considérait plus comme étant un bon ami. Certes, pas celui qu’elle connaissait le plus, mais celui qu’elle appréciait tout de même beaucoup malgré les rares occasions qu’ils avaient pour se voir. Et maintenant, ils étaient tous les deux là, face à face, hors d’une forêt à perte de vue, hors du travail, probablement pour la première fois. Lui offrant un sourire, elle attendit qu’il réponde à sa question. « Je vais bien. », dit-il, et cela la rendit heureuse. Elle savait que ce serait plus facile de rester sympathique avec quelqu’un se sentant bien plutôt qu’avec quelqu’un n’allant pas bien. Il y avait cette fine marge dans son caractère qui pouvait la rendre un instant aimable comme tout et meurtrière l’instant d’après. L’host avait toujours été imprévisible et peut-être était-ce dû à ces résidus de traumatisme qu’elle avait hérité de l’humaine après avoir été implantée dans son corps criblé de quelques balles. Vivre comme avant n’était jamais facile, après une fusillade. Et dans le cas d’une host,  essayer de s’adapter au fonctionnement humain était moins facile. Il était rassurant, tout de même, de voir que Kimbra ne s’en était pas sortit trop mal et qu’elle avait acquiert de l’expérience après quatorze années passées dans ce même corps.

Tournant la tête vers le pont et vers le Brooklyn mort et silencieux, elle ne pu résister à la tentation de passer un commentaire sur cet endroit calme et paisible avant de le questionner sur sa venue ici. Peut-être ne faisait-il que passer, peut-être devrait-il partir quelques minutes plus tard, elle ne savait pas. C’était par curiosité qu’elle lui avait demandé, aimant l’idée d’en apprendre plus sur lui hors du cadre du travail. Lui aussi, porta son regard vers l’horizon, vers le ciel. Aucun des deux ne s’observait, mais c’était cela qu’elle aimait, entre eux. Pouvoir se parler sans prises de tête, pouvoir compter sur la présence de l’autre, ne serait-ce qu’un petit moment durant lequel ils parleraient de tout et de rien. « Je viens justement profiter du calme. Je me décide encore sur ce que je vais faire ce soir. » Ayant ainsi réponse à sa question, l’éclaireuse hocha lentement la tête en signe de compréhension. Alors, lui aussi aimait cet endroit. C’était quelque chose dont elle se serait doutée, mais elle n’aurait pas osé émettre cette hypothèse. Une autre chose dont elle se doutait, aussi, était qu’il allait certainement lui renvoyer la balle, lui poser la question. « Et toi qu'est ce que tu fais ici ? » Elle était tout de même facile à trouver, la réponse, bien qu’elle serait très certainement incomplète. Kimbra n’avait aucun but précis en venant ici, elle errait plus par envie, par curiosité. Le sourire toujours aux lèvres, elle détourna son regard du pont suspendu pour le poser sur son ami avant de lui donner une réponse. « Je trouvais l’endroit apaisant et la vue était vraiment jolie, alors je me suis arrêtée. » Aussi simple et brève que cela. Pas besoin de s’étaler sur des détails insignifiants à propos de ses états d’âmes ou de ses envies. Ça, il le savait. Au moins, se dit-elle, ça ne le changera pas de la Kimbra qu’il côtoyait pendant les semaines où ils faisaient équipe au travail. « Si tu ne fais rien de particulier on peux toujours passer un peu de temps ensemble. » La voix de l’homme s’était élevée dans ce lieu de silence et où le temps semblait s’être figé. La proposition qu’il venait de lui faire était surprenante, mais fort intéressante. Sans vraiment prendre le temps de réfléchir, elle lui donna une réponse positive : « J’aimerais beaucoup. »

Cela leur permettrait de renouer un lien de complicité qui s’était fané au fils des mois où ils ne s’étaient pas parlé, encore moins vus. Le fait qu’ils ne soient pas en mission était encore plus plaisant. Enfin, un moment pour apprendre à vraiment le connaître, se dit-elle. Lui souriant, elle ne pu que rire à la blague qu’il fit après sa réponse. « Je suis certain d'avoir une tente qui traîne chez moi si les camping plein air te manquent. » Bien sûr, elle avait comprit le sous-entendu, l’ironie dans cette phrase. Peut-être que quelqu’un d’autre n’aurait pas pu comprendre, mais elle, oui. Faire allusion à leurs soirées passées dans une tente la faisait bien rire, la rendant joyeuse. « Tu me connais bien, Jagger. J’allais justement te proposer de partir à l’aventure et de dormir dans une tente cette nuit. » À nouveau, un rire s’échappa de sa bouche souriante et elle replaça une de ses mèches de ses cheveux blonds derrière son oreille, sentant le vent chaud contre sa peau elle aussi chaude. « Je dois t’avouer que la perspective de coucher ailleurs qu’à un endroit grouillant d’hosts me plait bien. » Retourner sur la base ne lui tentait guère, surtout à cette heure, la proposition de Jagger était donc tombée à pic. Peut-être étaient-ils sur la même longueur d’ondes ?

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


don't you think it would be wonderful to get rid of everything and everybody ?


Dernière édition par Kimbra H. B. Goodwind le Jeu 21 Nov 2013 - 21:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

" HOSTS "
invaders must die

avatar : Rick Genest
messages : 121
date d'inscription : 12/05/2013

points rp : 0
localisation : New York
rôle/occupation : Éclaireur
humeur : Se questionne sur l'utilité de cette case


WHO I AM ?
▲ statut : compliqué
▲ inventaire:
▲ relationships :

MessageSujet: Re: To be continued... △ KIMBRA   Lun 14 Oct 2013 - 15:57


To be continued...



18h31 - New York
« Tu me connais bien, Jagger. J’allais justement te proposer de partir à l’aventure et de dormir dans une tente cette nuit. »  L'entendre rire le rassurait. Il ne savait pas combien de temps encore il pourrait se féliciter de la voir ainsi. Sans doute ne restait -il que quelques secondes, quelques minutes avant que cet amusement ne devienne l'ombre d'une humeur plus sombre. Il lui était inutile de contrer le jeu guidé par son karma et il ne pouvait que lui sourire avec sincérité en réponse à sa joie. « Je dois t’avouer que la perspective de coucher ailleurs qu’à un endroit grouillant d’hosts me plaît bien. » Son sourire fut de courte durée et il cessa presque aussitôt d'afficher cet air béat sur son visage, la contemplant avec perplexité. Voilà où se trouvaient les limites de l'ironie : à l'endroit même où la folie débutait. Lui même n'avait mit aucun sérieux dans ses propositions et ne s'était jamais imaginé se retrouver prit au piège par ses propres paroles. Cela aurait pu être facile de couper court aux envies de Kimbra et de se replonger dans ce qui ressemblait à la réalité. Néanmoins une raison sans fondement l'empêchait de le faire, le contraignant à accepter de se soumettre intérieurement à ce pacte inconscient. Elle était son amie. Il ne connaissait certes aucun de ses secrets les plus sombres mais apparentait l'amitié qui les liaient au plaisir qu'il ressentait lorsqu'elle était à ses côtés. Il ne se sentait pas coupable de l'apprécier contrairement à Leïa. Un détail de sa nature ou le simple fait que cette fois ci personne ne lui reprocherais. Le temps finissait par effacer ces détails ingrats pourtant toujours présents malgré l'effort. Des détails qui devenaient finalement aussi insignifiants que le reste avec Kim'. Il gardait l'impression qu'elle partageait cet avis, le confortant dans ses propres idées. Elle aussi avait parfois envie de fuir ça. La ville, les hosts, les siens. C'était le cas ce soir là. Jagger avait fuit l'atmosphère oppressante des couloirs forgés par l'architecture de la ville, il ne s'était pourtant pas imaginé retrouver si vite le silence stagnant en dehors de New York. Il rentrait à peine de sa dernière mission mais ne s'imaginait pas passer meilleure soirée qu'une au milieu de nulle part avec Kimbra. « Pourquoi pas. On peux essayer. » Essayer de faire autrement ; de s'écarter du rang et de pour une fois faire taire sa raison. Il réfléchit quelques secondes, s'éloignant d'elle pour jeter l'emballage qu'il tenait dans les mains depuis trop longtemps déjà. Ses membres se détendirent alors pour s'étirer devant lui, des frissons aussi désagréables qu'agréables lui traversant l'échine. Il rattrapa le regard de la jeune host, se rapprochant d'elle pour capter toute son attention. « J'ai seulement besoin de faire un petit truc avant. On se rejoins dans une heure au même endroit ? » Il marqua une pause avant de continuer. « J'amènerais ma voiture. » Jagger se contenta alors de lui déposer une tape sur le nez de son indexe, au risque que son geste ne lui déplaise. Il ne lui laissa de toute façon pas le temps de lui reprocher quoi que ce soit, se détournant d'elle aussitôt son salut exprimé.


Appartement Jagger
Jamais il n'avait marché aussi vite jusqu'à chez lui. Lui qui passait la majorité de son temps à se déplacer d'un pas lent. Pourquoi ne l'avait-il pas invité à le suivre jusque chez lui ? Il n'en avait pas la réponse. Il n'était finalement pas prêt à la faire pénétrer dans cet environnement à part qui reflétait l'image de qui il était. Des jeux vidéos prenaient encore la poussière sur le meuble télé, la disposition des meubles n'ayant pas changée depuis l'invasion. Il n'était pas mélancolique lorsqu'il franchissait le seuil de la porte mais se sentait au contraire étranger à cet aspect de lui qu'il finissait par laisser de côté en mission. Il avait plusieurs fois pensé à réaménager l'appartement voir à déménager. Mais comme chaque résolution elle ne faisait qu'être remise à plus tard pour finalement être abandonnée sous le poids de toutes les autres. Jagger se dirigea jusqu'à la salle de bain en même temps qu'il ôtait ses vêtements pour se glisser sous la douche. Le rituel le plus jouissif qu'il mettait en place une fois rentré de mission. Il laissait l'eau coulé plusieurs minutes en fermant les yeux, profitant d'une intimité qu'il était heureux de retrouver. Mais ce soir là il y avait Kim'. Il se contenta du nécessaire, s'habillant à nouveau aussitôt après sa douche pour préparer un nouveau sac et le remplir de ce qu'il jugeait utile. Il avait prit l'habitude de ces campings quotidiens et attrapaient chaque objet avec automatisme, se munissant malgré ça de biens moins solennels que lors de ses missions d'éclaireur. Il ne pu s'empêcher de sourire en pensant à l'idiotie de la chose. Comme s'il ne passait pas assez de temps dehors dans le froid. Heureusement les températures venaient à se réchauffer depuis quelques temps. Peut être ne s’avouait-il tout simplement pas qu'il aimait cette vie. Ses affaires emballées il reprit le chemin en direction de la sortie, laissant le temps en suspend. Ce n'était que quelques heures.


19h35 - New York
Ce n'était plus le moment de faire demi tour. Cette décision en elle même n'avait rien de dangereuse. Elle renfermait pourtant un soupçon d’excitation à l'idée de changer les règles du jeu. Il espérait qu'elle soit là et qu'elle n'est pas décidé au dernier moment de changer d'avis. Il se retrouverait alors bête avec sa tante de poche et son sac à dos de randonneur. Une hantise qui disparue en même temps que la silhouette de Kimbra se dessinait un peu plus loin. Il s'avança jusqu'à elle avant de baisser la vitre. « Tu as une idée d'endroit sympa et tranquille ? » Il se comportait comme si de rien était, comme si toute cette mise en scène était normale. Il ne faut quoi qu'il en soit jamais tenir tête à ses envies les plus spontanées et tourner la question dans tous les sens jusqu'à savoir ce qui l'avait pousser à en venir là ne ferait que lui faire regretter ses choix.



J'espère que c'est pas trop nul >o<

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

The stars and the planets. Are calling me -
My Tears Are Becoming a Sea
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: To be continued... △ KIMBRA   

Revenir en haut Aller en bas
 

To be continued... △ KIMBRA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» what we do in life echoes in eternity (seetah.)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Invaders :: La région the no man's land :: New-York City-
NAVIGATION
MÉTÉO
-9°C
FÉVRIER 2014
PUB
TOP