KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)

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MessageSujet: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Dim 17 Mar 2013 - 4:48


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Septembre, trois mois après l’attaque. En ce matin frais, Kimbra était une des seules déjà debout à cette heure. Elle avait toujours été matinale, se levant en même temps que l’on pouvait entendre le doux chant des oiseaux. Observant les alentours, elle ne vit bizarrement personne. Normalement, elle aurait du trouver Joshua qui montait la garde, mais ce crétin s’était endormi pendant la nuit, adossé à un arbre. Bravo sal con, pensa-t-elle en refermant la fermeture éclaire de la tente dans laquelle elle avait dormi avec quelques de ses coéquipiers. Déposant l’arme qu’elle avait dans ses mains sur le sol, elle enfila une veste noire un peu trop grande pour elle qui aurait l’avantage de la tenir au chaud jusqu’à ce que la température grimpe. Ce midi, il ferait moins froid. Se penchant pour ramasser son fusil, elle se releva ensuite et observa encore une fois les alentours. Et dire qu’elle allait peut-être passer une autre de ces journées ennuyantes où rien ne se produisait d’intéressant. Elle allait marcher, marcher, marcher encore. Puis un des membres de l’équipe d’éclaireurs avec qui elle était allaient tomber sur elle et allaient lui dire qu’elle pouvait retourner au campement, comme d’habitude. Routine monotone qui s’était un peu brisée depuis que ce cher Kellian était arrivé dans le groupe récemment. Charmant jeune homme de vingt-huit ans qui venait souvent la rejoindre lorsqu’elle était seule, pour parler, pour partager le petit déjeuner avec elle, pour patrouiller. Un coéquipier fort agréable, qui venait briser son quotidien sans artifice. Rangeant son arme dans son sac, Kimbra s’éloigna quelque peu de sa tente et elle approcha de Joshua avant de lui piquer quelques barres tendres et pommes de façon délicate. Oh, elle aurait pu faire autant de bruit qu’un géant qu’il ne se serait probablement jamais réveillé. Ce con avait mit la vie en danger de toute l’équipe, il faudrait qu’elle lui en touche un mot plus tard. Fallait bien que quelqu’un s’occupe de la discipline ici et la personne la plus adéquate pour faire cela, c’était bien Kimbra. Soupirant, elle donna un petit coup de pied sur la botte de Joshua, qui ne fit que pousser un ronflement un peu plus fort. Ridicule. Elle s’éloigna lentement du jeune host ainsi que du campement, s’enfonçant entre les arbres, dans la forêt encore endormie.

Elle n’eut qu’à marcher trente minutes avant d’arriver à l’endroit où elle voulait aller : en face d’elle se trouvait un petit lac entouré de rocher massifs. L’endroit était dégagé, elle aimait s’y rendre pour manger en paix, un peu à l’écart des autres. Cela ne faisait pas longtemps qu’ils avaient décidé de se poser ici, plus loin de Manhattan. Après tout, il fallait se rendre à l’évidence, patrouiller près de la ville, ce n’était jamais vraiment intelligent, puisqu’il fallait pouvoir arrêter les éventuels ennemis avant qu’ils n’atteignent leur cible. C’était pourquoi il y avait plusieurs équipes d’éclaireurs aux alentours de la ville, un peu éparpillés dans la région, pour patrouiller. Des explorateurs qui, des fois, partent à l’aventure, s’éloignant de la Grosse Pomme pour changer d’État, de région, pour voir du monde. Une fois de temps en temps, comme ça, pour le plaisir. Parce qu’être éclairer non-stop, c’est jamais vraiment plaisant. Et quand on était comme Kimbra et qu’on avait l’âme d’une aventurière, on partait souvent seule à la recherche de coins perdus pour se prélasser au soleil quelques heures sans se faire déranger. Les rayons du soleil miroitant dans l’eau calme de l’étendu d’eau firent sourire la trentenaire et elle prit finalement appui sur un tronc d’arbre pour monter sur un haut rocher : son rocher. À l’inverse des autres, ce roc solide avait le mérite d’être assez plat sur le dessus, ce qui permettait d’y déposer des trucs, de pouvoir se coucher sans avoir peur de tomber dans l’eau encore froide du lac. Sans grande peine, elle réussit à se hisser sur le rocher. Une fois debout, elle prit quelques secondes pour inspirer avant de finalement se mettre à la pointe des pieds et de s’étirer, allongeant ses bras le plus haut qu’elle pouvait. Une, deux, trois, quatre. Elle dut le faire au moins une dizaine de fois, comme ça, parce qu’elle en avait envie. Parce qu’elle avait mal dormit cette nuit, coincé dans une tente où il n’y avait que des hommes qui ronflaient aussi fort qu’un avion en décollage ou en atterrissage – au choix. S’assoyant finalement en tailleur, elle enleva son sac à dos de sur ses épaules et le posa sur ses genoux, l’ouvrant pour en sortir une pomme. Au même moment, des pas se firent entendre non loin d’elle. Relevant la tête doucement, un sourire aux lèvres, elle posa son regard vers l’endroit d’où provenait le bruit. Il y avait bien des chances que ce soit Kellian. Et puis, bon, si ce n’était qu’un humain, il n’y avait pas de quoi réellement s’inquiéter. Même s’ils étaient du genre à s’énerver trop rapidement et à tirer sur tout ce qui bougeait, ils avaient un minimum de bon sens. Du moins, elle espérait, étrangement. Mais, ce fut sans surprise qu’elle aperçut Kellian entre les branches des arbres. « Bon matin! » Phrase aux intonations joyeuses, signalant au jeune homme qu’elle était heureuse de le voir. Ce qui, normalement, était toujours le cas depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Il était de bonne compagnie. Rapidement, elle sortit une autre pomme de son sac. « Tu veux de quoi manger? » Sans attendre sa réponse, elle lui lança le fruit. Elle le savait, il allait l’attraper. Il n’avait pas des réflexes de merde.

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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Dim 17 Mar 2013 - 10:36

Ta sœur. Tu leurs as laissé ta sœur. Tu l'as abandonnée en sachant pertinemment ce qui lui arriverait. Ca te fait mal au cœur de le penser, mais tu t'en veux. Tu t'en veux de sacrifier ton Avery, de la condamner à disparaître au profit d'un des tiens. Avery. Tu avais apprit à mieux la connaître pendant ces trois mois, tu l'avais défendue, protégée. Lorsque vous étiez seuls au début tu avais prit l'habitude de t'endormir tout contre elle. Contre ta sœur. Le nœud dans ta gorge refuse de se défaire, tu sais pourtant que tu as bien fait, tu es un Host, c'est ton devoir. Il n'y a pas de bons ou de méchants dans cette guerre, c'est une lutte pour la survie des deux côtés, tu devrais être fier d'offrir un corps comme cela à l'un de ton camp. Mais tu ne l'es pas. Tu culpabilises. T'entends encore ses hurlements quand elle s'est rendue compte que tu n'étais pas, plus, un humain, un allié. Tu vois encore les larmes lui monter aux yeux putain. Non, tu n'es vraiment pas fier de toi, loin de là. Tu regrettes d'être parti avec elle, si tu avais pu la laisser quelque part, les choses se seraient sûrement passées autrement, non ? Tu serres les dents et les poings, fixe le ciel pâle. T'as un peu froid allongé comme ça dans l'herbe mais tu te défends de bouger. Tu t'es éloigné du camp, passant sous le nez d'un guetteur endormi. T'avais voulu le réveiller d'ailleurs, c'est vrai quoi, quand on est de garde il est de notre devoir de vraiment rester éveillé merde, sinon c'est la vie des autres qui est en jeu. En plus de la sienne, car qui veut d'un type qui s'endort lorsque son tour arrive ? Personne. Lorsque tu avais trouvé ce groupe d'humain avec Avery tu avais souvent veillé de nuit, tu t'installais à plusieurs mètres avec ta lanterne et tu attendais. Parfois il y avait du bruit, tu distinguais des formes au loin, mais personne ne s'était jamais approché. Un jour, tu t'en rappelles comme si c'était hier, au début de votre vadrouille, un des types du groupe, Glenn, en avait choppé un d'Host. T'avais voulu le relâcher, faire quelque chose, mais une balle t'en avait empêché. Elle avait filé à toute allure pour venir se loger dans le crâne du nouveau venu. Ca t'avait fait un choc putain, un vrai choc. S'ils avaient su que tu ne faisais pas partie du commun des mortels comme eux, tu sais qu'ils t'auraient fait subir le même sort. Un flingue se serait collé contre ta tempe et la détonation t'aurai brouillé les sens. Ta tête aurait explosé sous l'impact et des centaines de petits morceaux de toi se seraient rependus par terre. Une mort digne ? Non, clairement pas.

Tes doigts s'enroulaient autour des brins d'herbe pour mieux les arracher. Un vent froid te brûlait le visage et les légères gouttes parsemant le sol humidifiaient ton pantalon, ta veste puis ta nuque. Le soleil entamait sa course dans le ciel, encore bas à l'horizon. Les étoiles tout en haut avaient finit de briller, laissant dans le ciel, un halo fantomatique, une maigre trace de leur existence. Tu voudrais partir d'ici, enfin, tu voudrais continuer ta route, retrouver Cassandra. Tu voudrais la serrer dans tes bras et embrasser son front, ses lèvres et son cou. Tu voudrais caresser sa joue et ses cheveux clairs, prendre sa main dans la tienne et lui murmurer "Je t'aime". Son nom s'échappe de tes lèvres entrouvertes et tu soupires doucement. Tu te refuses de la perdre, encore. Soudain un bruit attire ton attention, non loin de là, et tu reconnais Kimbra, une des Host du groupe. Tu souris faiblement, elle ne t'a pas vu. Tu la regardes grimper sur ce rocher qui surmonte l'étendue sombre du lac. Elle s'étire, se dresse sur la pointe de ses petits pieds. Tu te lèves à ton tour et te décide à aller te joindre à elle. Quelques mois plus tôt tu n'aurais sûrement pas osé, t'aurais eut peur de la déranger, mais tu as changé. Tu as évolué, t'es adapté. Tu n'as plus peur de t'imposer ou de faire taire les autres autour de toi. Tu dois avoir fait un peu de bruit car elle se retourne. Elle n'a pas l'air mécontente de te voir et te salue même.

"Tu es plutôt matinale, à ce que vois."

Elle te lance une pomme que tu attrapes avec facilité. Tu la remercie doucement avant de croquer dans le fruit.

"Le guetteur a l'air très préoccupé par la sécurité du groupe." tu lances en riant. "Il avait l'air de dormir comme un bébé quand je suis passé." Tu marques une pause pour avaler à nouveau un morceau de pomme. "T'es arrivée récemment ici, enfin, dans un corps je veux dire, t'es là depuis combien de temps ?" Tu ne sais pas si ta phrase a réellement du sens et tu t'installe à ses côtés, attendant patiemment qu'elle te réponde.

HJ : JE FAIS LA MISE EN PAGE SOOOOON :ga:

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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Lun 18 Mar 2013 - 4:53


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L’homme qui se tenait près d’elle, près du rocher, il avait probablement changé durant ces trois mois. Tout le monde avait changé, humains comme hosts, bien que les hosts avaient une condition de vie normalement meilleure que les humains. Les situations dans lesquelles ils se retrouvaient les faisaient évoluer, des fois pour le mieux, d’autres fois pour le pire. Kimbra n’avait pas échappé à cette règle. Si, avant l’attaque, elle ne s’était jamais vraiment souciée des autres autour d’elle, préférant s’occuper de ses affaires, maintenant, fallait toujours qu’elle y pense, à ses coéquipiers. Parce que, lorsqu’elle prenait le tour de garde, si elle finissait par s’endormir – petite pensée pour Joshua le con de service – ou faire une autre connerie du genre, elle pouvait mettre la vie de tous en danger. Aussi simple que cela. Elle avait apprit à être solidaire et, sans être mère Teresa, elle aidait son prochain quand elle le pouvait. Elle aurait même pu aider un humain. Parce que, c’était un peu con, cette façon de pensé, mais, si l’humain ne l’attaquait pas, pourquoi l’attaquer? En fait, pourquoi tout ce beau monde ne pouvait-il pas finir par cohabiter ensemble? Ce serait pas merveilleux? Si! Et comme ça, elle pourrait retrouver sa vie normale de louve solitaire. Sauf que la vie n’était pas aussi facile et c’était la guerre. Une guerre pour un monde déjà souillé par l’homme. Soyons clair, Kimbra ne détestait pas du plus profond de son être les humains, mais elle ne les aimait pas énormément pour autant. Bien qu’elle soit sur Terre depuis treize ans, elle ne saisissait pas encore très bien les subtilités des émotions humaines. Malgré tout, elle s’en sortait pas mal et elle était du genre à sympathiser avec n’importe qui susceptible de l’intéresser, même un humain! Humains qui n’osaient probablement plus s’approcher trop de l’État de New-York. Mine de rien, les rumeurs se propageaient rapidement au pays. Ils savaient que c’était risqué de venir traîner dans le coin, comme les Hosts avaient choisi Manhattan et ses environs comme quartier alien. Au début, bien des gens s’aventuraient dans les parages et être éclaireur par ces temps-là était une vraie partie de plaisir. Il y avait de l’action continuellement, au moins. Plus les mois avançaient, pourtant, moins ils croisaient la route d’humains, ce qui rendait le tout pas mal ennuyeux. Voilà pourquoi elle avait apprécié l’arrivée subite de Kellian dans leur groupe. Comme une surprise. Un changement dans sa routine. « Tu es plutôt matinale, à ce que vois. » lui dit-il avant d’attraper la pomme que Kimbra lui avait lancée. La jeune femme lui offrit un sourire et croqua elle aussi dans le fruit au goût plus sucré qu’amer. « Et toi donc! »

« Le guetteur a l'air très préoccupé par la sécurité du groupe. » Alors il avait vu Joshua encore endormi? Elle soupira de dédain en pensant au jeune homme blond, imprudent et chiant qui dormait encore contre l’arbre près du campement. Faudrait qu’elle lui parle, qu’elle le gronde, comme elle savait si bien de faire. Il n’y avait jamais vraiment eu de chef dans ce petit groupe, pourtant, tout le monde s’entendait à dire que Kimbra était la personne qui en avait le plus l’air. Et une des tâches principales d’un chef, c’était de remettre les gens à leur place quand ils se permettaient trop de fantaisies, comme dormir pendant son tour de garde. La jeune femme finit quand même par rire avec Kellian. « Il avait l'air de dormir comme un bébé quand je suis passé. » il ajouta, croquant à nouveau dans la pomme, comme le faisait la blonde à ce moment là. « Faudra que je l'engueule, plus tard, mais même si je lui en parle, il va faire comme s’il avait comprit et y va recommencer, parce qu’il est comme ça, ce crétin de Joshua. » Rien que de penser à lui en ce moment la rendait moins sympathique. Respires blondie, respires. Elle prit une grande inspiration avant de faire signe au jeune homme de la rejoindre sur le rocher. Il ne mit que quelques secondes à monter, puis il lui posa une question : «T'es arrivée récemment ici, enfin, dans un corps je veux dire, t'es là depuis combien de temps ? » Baissant la tête, elle garda le silence un moment, donnant l’impression qu’elle cherchait dans sa mémoire.

La vérité, c’est qu’elle s’en souvenait parfaitement, de son implantation. 20 avril 1999. Dans le corps d’une blessée par balle lors d’une fusillade. Pas n’importe laquelle : Columbine. Fusillade meurtrière dans une école où l’humaine allait. Quelle meilleure occasion pour faire des implantations sans éveiller les soupçons qu’à la suite d’un évènement pareil? C’était à se demander si chaque blessé avait été implanté ou non? Sans vraiment savoir pourquoi, ce souvenir était douloureux pour elle. Elle avait accès aux flashbacks de l’humaine, elle pouvait ressentir la détresse que celle-ci avait ressentit. Un tas d'émotions qu'elle n'arrivait pas encore à contrôler. On aurait pu croire qu'elle ne puisse pas utiliser une arme elle-même, mais non. Elle y arrivait. Ou, parfois, elle se levait le matin et elle n'avait qu'une envie, c'était de s'éloigner le plus possible de tous ces fusils. Ça allait et venait, c'était comme les montagnes russes, c'était des réactions que le corps de l'humaine avait enregistré pour toujours. Le mieux, c'était de tout ignorer, de repousser les flashs des évènements et de faire comme si de rien était. Si elle ne répondait que vaguement lorsqu’on lui posait la question sur son implantation, elle savait qu'elle allait se sentir plus à l’aise d’en parler avec Kellian si jamais le sujet déviait là-dessus. « Treize ans. Le 20 avril, en fait, ça en fera quatorze. » Relevant la tête, elle croisa le regard bleu du jeune homme. « Et toi? » Le ton de la conversation était léger, comme s'ils se connaissaient depuis des années et qu'ils ne faisaient que parler de choses basiques de la vie, sans s'inquiéter. « Tu exerçais quel métier avant l'invasion? » Interrogatoire qui pourrait durer des heures, malgré tout, cette perspective ne la déplaisait pas. Tout plutôt que de retourner s'ennuyer au campement. Croquant dans sa pomme, elle attendit silencieusement la réponse de l'homme.

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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Lun 18 Mar 2013 - 14:38

Joshua. L'imbécile qui s'était mis à pioncer au lieux de monter la garde s’appelait Joshua. Tu en avais connu des Joshua dans ta vie et tu commençais à te demander si ce prénom n'était pas spécialement réservé aux ânes. Tu te souvenais de l'un d'entre eux particulièrement, au temps où tu habitais encore le corps d'Alexander. C'était un rouquin au visage moucheté de tâches de rousseurs et au yeux verts émeraude et vicieux. Il avait l'air gentil jusqu'à ce qu'il commence à enfermer les premières années dans les vestiaires. Bizarrement, l'adolescent n'avait pas fait long feu dans l'établissement, et tout le monde avait été d'accord pour dire que ce n'était pas une grande perte.
Tu ris doucement et pose ton menton sur ton genoux. Depuis ton arrivée tu avais déjà eut l'occasion de voir la blonde faire preuve d'autorité et la perspective de la voir engueuler le jeune homme te faisais sourire. En la regardant, tu lui devines un certain agacement, elle respire plusieurs fois et tu en profites pour mordre dans ta pomme. C'est après avoir bien été certain de son calme que tu la questionnes sur son passé. Elle baisse la tête, sûrement pour mettre en forme sa réponse. Tu attends calmement, imaginant quelques scénarios. Elle te semble déjà pleine d'expérience et tu ne peux l'imaginer être arrivée récemment. Lorsqu'enfin elle te répond, tu te figes. 20 avril 1999. Tu la connais cette date, comme beaucoup d'ailleurs. Tout le monde se souvient de cette journée, de cette fusillade. Ta "famille" avait été grandement choquée ce jour là, Avery avait même pleuré. Tu grimaces et souffle calmement :

"Woh, ça doit pas être facile à vivre."

Que répondre d'autre ? Tu sais très bien que vous autres, Host, ne ressentez pas les choses de la même manière. Mais tu sais aussi que l'humaine dans laquelle Kimbra a été implantée a des souvenirs, des souvenirs auxquels elle a elle même accès. Comme tu pouvais t'y attendre, elle te questionne aussi, normal tu penses, ce genre de confidences sont souvent à double échange. Tu soupires et passes la main dans tes cheveux. Ils ont bien poussé depuis ton départ et les fines mèches te courent dans le cou. Tu réfléchis un peu, essaie vainement de toute résumer dans ta tête histoire de ne rien lui raconter d'incompréhensible. Les mots s'emmêlent dans ton crâne et finissent pas sortir, enfin. C'est sûrement l'une des premières fois que tu en parles à quelqu'un, de tout ça.

"Je suis arrivée ici en 1983 avec pour mission de décoder les comportements humains dans le but de facilité l'intégration des autres Hosts. J'ai connu trois corps, Kellian comprit. Au tout début c'était James, un gamin de neuf ans, ça a duré quatorze ans. Il s'est tué en tombant dans les escaliers." C'est étrange car tu n'arrives à dire moi, tu en parles comme quelqu'un que tu aurais pu observer et non comme une enveloppe dans laquelle tu aurais pu vivre. Parler de Jamy te rend inéxplicablement triste. Tu penses à son père que tu avais finalement laissé tout seul, à la tristesse que tu avais pu lire dans son regard en allant le visiter de loin avec Alexander. "J'ai ensuite intégré le corps d'Alexander, de douze à dix-sept ans. Accident de moto. Ce n'était même pas sa faute. Est enfin venu le tour de Kellian, à dix-huit ans. J'ai eut vraiment du mal avec lui, au début. C'était une loque, le genre de type malsain insupportable qui ne fichait rien de sa vie. C'est moi qui l'ait remis sur pied. Il ne s'est pas laissé faire au début, mais je ne pouvais pas me permettre d'habiter un humain comme lui."

Tu fais une pause et termine lentement ta pomme. Viens ensuite sa deuxième question qui te fais sourire.

"J'étais prof de maths. C'était bien comme boulot, ça me permettait d'étudier les comportements des adolescents et des étudiants. J'en avais sélectionné plusieurs avant l'invasion, ils auraient fait de parfaites enveloppes..."

Tu ne termines pas ta phrase. Ils auraient fait. Oui, ils auraient pu si tout ne s'étaient pas passé aussi vite. Si tu avais eu plus de temps tu les aurais emmenés.

"Tu faisais quoi toi ? officiellement je veux dire."

Car oui, il y a officiellement et officieusement. Officiellement tu étais professeur, officieusement tu ne faisais qu'étudier, étudier pour briefer les tiens. Mais elle, que faisait-elle ?

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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Ven 22 Mar 2013 - 4:38


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Son coeur se serra dans sa poitrine, le souvenir de la douleur que l’humaine avait ressentit était si réel que ça lui faisait pratiquement mal. Deux cicatrices sur son dos et sa jambe et l’autre à la jambe ainsi qu’une cicatrice sur la nuque : deux causées par les balles de l’arme qui lui avaient transpercé la peau, une autre causée par l’implantation. Ces deux évènements étaient liés, d’une certaine façon. Si l’humaine n’avait pas été présente lors de la fusillade, elle n’aurait jamais été implantée. Chaque personne avait son histoire, celle de Kimbra, l’on pouvait la lire grâce aux cicatrices sur son corps moins résistant. Entre la douleur du souvenir et l’agacement qui grandissait en elle, elle ne pu que prendre de grandes respirations dans le but de se calmer un peu. Guettant la réaction du jeune homme, elle le vit qui se figea quelques secondes après qu’elle lui ait donné la date de son implantation. Il se souvenait, alors. Certaines personnes n’auraient jamais comprit que le 20 avril 1999 avait été une triste journée pour les États-Unis, preuve que les humains finissaient toujours par oublier ces évènements, plus le temps passait. Comme pour le rassurer, elle lui fit un petit sourire en coin. Croquant à nouveau dans sa pomme, la jeune femme posa son regard sur le lac calme où une brume y flottait légèrement au dessus. « Woh, ça doit pas être facile à vivre. » Haussant les épaules, elle ne sut trop quoi dire à la suite de cette phrase. Sa fierté d’host en prendrait un coup si elle avouait que ce n’était pas facile à vivre, mais, sérieusement, pourquoi lui mentir? Il pouvait bien le savoir, elle savait qu’il ne dirait rien. Et puis, elle sentait qu’elle pouvait tout lui dire et qu’il ne la jugerait pas, qu’il l’écouterait sans broncher. Un peu ridicule, se dit-elle, pour une femme qui croyait ne jamais avoir besoin de personne dans la vie. Autant une petite part d’elle-même était agacée de voir qu’elle s’attachait lentement au jeune homme, une autre se sentait soulagée d’avoir trouvé un bon ami. Cherchant à nouveau ses mots, elle mit quelques minutes à répondre. Pendant ce temps, les deux écoutèrent le chant des oiseaux et le bruit du vent. « J’ai pas trop le choix, je fais avec. Mais, oui… c’est pas facile.»

Décroisant ses jambes, elle les allongea sur le rocher et, étirant ses bras par la même occasion, alla dénouer les lacets de ses bottes de randonnée avant d’enlever celles-ci. Bien qu’elles soient hautes, marcher avec trop longtemps pouvait lui faire mal aux chevilles et les porter inutilement ne ferait que lui faire mal un peu plus, ce qu’elle voulait éviter. Le silence était retombé entre les deux jeunes host suite à la question que Kimbra venait de lui demander, la même que le jeune homme lui avait posé quelques minutes plus tôt. Il devait réfléchir à la réponse qu’il allait lui donner. Qu’il prenne tout son temps, elle avait bien mit un petit moment avant de répondre à la première question qu’il lui avait posé. Qui plus est, ce n’était pas toujours un sujet facile. Finalement, Kellian prit la parole, brisant le silence apaisant de la nature. «Je suis arrivée ici en 1983 avec pour mission de décoder les comportements humains dans le but de facilité l'intégration des autres Hosts. J'ai connu trois corps, Kellian comprit. Au tout début c'était James, un gamin de neuf ans, ça a duré quatorze ans. Il s'est tué en tombant dans les escaliers. » 1983? Cela faisait-il si longtemps qu’il était ici? Elle avait sut dès la première fois où elle l’avait rencontré qu’il n’était pas un jeune host, mais elle n’aurait jamais cru qu’il avait passé autant d’années sur la Terre. Il avait seize ans d’expérience de plus qu’elle, ce qui était beaucoup. La blonde se sentit soudainement bien moins âgée qu’elle l’était. Bien que de trois ans son aînée en âge humain, il était clair que l’host était plus vieux qu’elle. «J'ai ensuite intégré le corps d'Alexander, de douze à dix-sept ans. Accident de moto. Ce n'était même pas sa faute. Est enfin venu le tour de Kellian, à dix-huit ans. J'ai eut vraiment du mal avec lui, au début. C'était une loque, le genre de type malsain insupportable qui ne fichait rien de sa vie. C'est moi qui l'ait remis sur pied. Il ne s'est pas laissé faire au début, mais je ne pouvais pas me permettre d'habiter un humain comme lui. » Kimbra fut étonnée par le nombre de fois qu’il avait dut être transplanté. Une implantation ainsi que deux transplantations par la suite, sa vie n’avait pas été de tout repos. Déposant ses bottes de randonnée à gauche d’elle, la femme offrit un sourire compréhensif au jeune homme avant de prendre la parole. « Ça n’a pas dut être facile, ces changements, ces adaptations. Mais t'as bien réussis, je trouve que Kellian parait très bien. » Ils plaignaient le sort de l’autre. En vérité, chacun d’eux avaient une histoire propre à eux qui était aussi dramatique l’une que l’autre. Quelques secondes plus tard, il répondit à la deuxième question qu’elle lui avait demandée.

«J'étais prof de maths. C'était bien comme boulot, ça me permettait d'étudier les comportements des adolescents et des étudiants. J'en avais sélectionné plusieurs avant l'invasion, ils auraient fait de parfaites enveloppes... » Un rire s’échappa de la bouche de Kimbra et elle passa une main dans ses longs cheveux blonds : non, mais quel hasard! À une matière près, ils avaient exercé le même métier. «Tu faisais quoi toi ? officiellement je veux dire. » Juste officiellement, rien d’officieusement. À croire qu’elle avait été implantée pour ne servir que de bon petit soldat lorsque l’invasion surviendrait. « J’étais prof d’histoire des États-Unis, j’aimais bien ce travail, pas trop chiant, pas trop endormant. Ça m’a permis d’en apprendre un peu plus sur les humains, même si je n’avais pas comme mission d’étudier leur comportement. » Prenant une pause dans sa réponse, elle prit la dernière bouchée de sa pomme et elle lança le cœur derrière elle, dans la forêt. Par la suite, elle s’allongea sur le rocher, fermant les yeux pour ne pas voir les rayons du soleil qui l’aveugleraient. « Est-ce que tu t’ennuies de ta vie "d’humain" quelques fois? » Elle avait levé les mains pour faire des guillemets avec ses doigts quand elle avait dit le mot. Laissant quelques secondes passer, elle ouvrit les yeux et bougea sa tête vers la droite, de sorte à observer Kellian assit près d’elle. « Moi oui, enfin, parfois. J’aimais bien ma vie, c’était calme, quoique dénué de sens, mais agréable. Ne rien faire, être seule, ne pas se déplacer chaque jour, ne pas risquer de se faire tuer parce qu’un idiot s’est endormi lors de son tour de garde… » Elle lui sourit. « Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. En même temps, j’adore mon peuple, je n’aime pas particulièrement les humains, mais j’étais bien en cohabitation avec eux, tout de même. » Pouffant légèrement, elle pianota sur la roche, se demandant si elle avait l'air ridicule ou pas. Et si jamais il la jugeait parce qu'elle n'avait pas détesté vivre comme une humaine?

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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Dim 24 Mar 2013 - 13:31

Non, effectivement ce n'était pas facile. Chaque nouveau corps apportait avec lui son lot atouts et de désavantages. Tu te souvenais encore de ta première implantation, de cette nausée qui avait refusée de te quitter au début, te rendant malade comme un chien. Heureusement Jamy venait de perdre de sa mère et tout ce que tu avais dû subir avant de réussir à t'adapter à ton enveloppe était passé inaperçu. T'avais du mal à t'y faire à ces restrictions que t'imposait son corps et sa tête. James n'était qu'un gamin après tout, tu n'avais jamais été préparé à ça. Mais le plus dur était de passer d'un corps à l'autre après tant d'années. Tu gardais en mémoire tous les passages de ton existence sur Terre et tu te devais de rester discret. Après la mort de James tu avais eut envie de l'aider, son père, t'avais eut envie de faire éclater la vérité au grand jour : il n'était pas tombé tout seul, quelqu'un l'avait poussé. Mais peut être par lâcheté, tu n'avais jamais réussit à le faire. Cet événement restait pour toi un traumatisme terrible et un témoignage de la cruauté humaine. Heureusement d'autres avaient réussit à te faire surmonter ton dégoût et tu avais pu découvrir d'autre traits de leurs caractères. Les humains restaient une espèce surprenante et pleine de ressources.

"Bof, j'ai eut du mal au début, mais on s'habitue. J'espère juste avoir plus de chance avec Kellian et ne pas avoir à changer de corps à nouveau."

Vous continuez à parler et un large sourire se fait une place sur tes lèvres lorsqu'elle évoque son ancien métier. Professeur. Comme toi. T'avais eut à l'apprendre l'histoire des Etats Unis lorsque tu étais arrivé, c'est vrai que c'était un sujet intéressant et tu comprenais totalement qu'elle ait choisit de l'enseigner.

"Ca devait être bien en effet." Tu marques une pause. "On en apprend beaucoup en les observant, en écoutant leurs conversations, celles de leurs parents et en étudiant leur comportement."

Tu aurais aimé lui donner l'une de tes analyses, décrire l'un de tes anciens élèves mais tu doutes que cela ne l'intéresse. Ton boulot de manque un peu, au fond. C'était calme, t'avais pas à t'inquiéter, Cassandra était près de toi et Avery jamais bien loin. L'invasion avait tout basculé, transformant brutalement ton existence. Tu avais commencé par perdre Cassandra et aujourd'hui c'était d'Avery qu'on te séparait. Mais contrairement à Cass, cette fois-ci, c'était ta faute. Entièrement ta faute. Elle s’ennuie un peu de son ancienne vie, t'avoue-elle et tu la comprends. T’acquiesce et te laisse glisser sur la roche. Le contact de la pierre encore froide te fait brièvement frissonner et tu croises tes bras derrières ta nuques. Tu fixes le ciel et passe ta langue sur tes lèvres.

"Je vois ce que tu veux dire, c'est un peu pareil pour moi. Si je devais prendre partie, bien sûr que je choisirais notre cause, mais sinon mon ancienne vie me convenait parfaitement. J'ai découvert en vivant ici de nombreuses sortes de personnes, des choses que l'on n'a pas la chance d'observer chez nous. Des gens biens, des gens mauvais..." Tu jettes un regard vers elle avant de continuer. "Tu sais, quand je bossais à l'Université, un jour j'ai vu un première année se faire pousser par un type plus âgé, la moitié de ses affaires s'était retrouvée par terre. Je commençais à me dire que ces élèves n'étaient qu'une bande d'enfoirés quand plusieurs jeunes se sont approché pour l'aider. Tu vois, je pense pas qu'ils soient foncièrement méchants..."

Tu ne vas pas au bout de ton raisonnement, tu ne peux pas pas te le permettre. Tu t'es laissé emporter par tes pensées, tes idées et tu en a oublié à qui tu t'adressais. C'est dangereux de faire partager son avis avec n'importe qui, tu le sais maintenant. Tu te tais donc, momentanément avant de changer de sujet brutalement.

"Tu sais quelle est notre destination aujourd'hui ?"

Le soleil commence à se lever, rendant ses couleurs au ciel. La grisaille disparaît et t'entend au loin la rumeur du camp.

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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Mar 26 Mar 2013 - 0:38


it's just, you know, my life isn't very interesting. (kimbra & kellian)


Elle essayait de s’imaginer ce que Kellian avait du ressentir à chaque transfert de corps. Il avait passé bien des années dans un même corps et pouf! Du jour au lendemain, on l’implantait dans un autre corps, un différent du précédant. Et il devait à nouveau s’habituer à cette enveloppe de chair et de sang. Il avait du s’adapter, refaire sa vie, comprendre l’humain. Trois fois plutôt qu’une. C’est dur, bien plus dur que de se faire implanter dans le corps d’une victime de fusillade. C’est plus dur parce que c’est comme recommencer sa vie à zéro. Kimbra, elle, bien qu’elle ait du s’adapter avec les troubles psychologiques de l’humaine suite au drame, n’avait eu qu’à évoluer, apprendre et s’adapter, pour ensuite mener une vie tranquille et sans grands artifices. Elle ne devait pas nier le fait que ce fut difficile pour elle : rester en convalescence pour que ses blessures guérissent, apprendre à ne plus craindre les lieux scolaires, apprendre à chasser sa peur des bibliothèques – lieu dans l’école où la plus grande partie du massacre était survenu – et, honnêtement, quoi de mieux que de devenir professeur pour vaincre à passer par-dessus ses craintes? Bien sûr, elle avait dut évoluer et prendre le contrôle plus rapidement de ce corps pour arriver à reprendre les cours. De plus, en étant professeur, l’on pouvait en apprendre bien plus sur les humains, leur façon de vivre, leurs habitudes. L’adaptation s’était fait plus aisément. Son choix de profession n’avait tourné que sur ces raisons. Et puis, pourquoi l’histoire des États-Unis? Parce qu’en apprendre plus sur ce pays la préparerait, inévitablement.

« Bof, j'ai eut du mal au début, mais on s'habitue. J'espère juste avoir plus de chance avec Kellian et ne pas avoir à changer de corps à nouveau. » Lui offrant un petit sourire, Kimbra haussa les épaules. On ne savait jamais ce que le futur pouvait nous réserver, mais elle espérait sérieusement qu’il n’ait pas à changer de corps encore une fois. C’était ne pas avoir de chance du tout. « J’espère pour toi aussi, il est temps d’avoir un peu plus de chance… » De la chance, c’était quelque chose de très humain ça. Cette expression qui mettait tout sur le dos de cette "chance". Soupirant, elle passa une main dans ses cheveux et ils changèrent de sujet pour parler de leur ancien travail. Tous les deux avaient été professeurs et c’était un point commun de plus. Il devait y avoir eu beaucoup d’host devenant enseignants. C’était un endroit rêvé pour étudier l’humain, pour saisir les subtilités de celui-ci et ainsi, pouvoir mieux interagir avec celui-ci. « Ca devait être bien en effet. » Elle hocha positivement de la tête : si, à la base, elle n’avait choisi ce métier que pour des mesures d’intégration, elle avait finit par aimer ce qu’elle faisait. Elle avait même ressentit une pointe d’affection pour certains de ses élèves et collègues. « On en apprend beaucoup en les observant, en écoutant leurs conversations, celles de leurs parents et en étudiant leur comportement. » C’était vrai, elle avait apprit énormément en compagnie des hommes. « C’était pas ma fonction ici, sur Terre, mais j’ai bien aimé autant en apprendre sur les humains, les observer. »

Fermant les yeux, elle respira l’air frais qui allait peut à peut se réchauffer à mesure que la journée allait avancer. Elle ne savait pas ce qu’ils allaient faire aujourd’hui. Peut-être reprendre leur chemin, peut-être rester ici, mais la deuxième option était moins probable : cela faisait quelques jours qu’ils séjournaient dans ce lieu et ils devaient bouger. C’était plus sécuritaire. Malgré tout, partir d’ici ne l’enchantait guère. Elle aimait bien cet endroit, le calme ainsi que la solitude qu’elle pouvait obtenir quand elle était près du lac. Kellian vint se coucher à côté d’elle et il prit la parole. « Je vois ce que tu veux dire, c'est un peu pareil pour moi. Si je devais prendre partie, bien sûr que je choisirais notre cause, mais sinon mon ancienne vie me convenait parfaitement. J'ai découvert en vivant ici de nombreuses sortes de personnes, des choses que l'on n'a pas la chance d'observer chez nous. Des gens biens, des gens mauvais... » Son ancienne vie aussi lui manquait, elle avait peur d’être la seule. Cela la rassurait beaucoup. «Tu sais, quand je bossais à l'Université, un jour j'ai vu un première année se faire pousser par un type plus âgé, la moitié de ses affaires s'était retrouvée par terre. Je commençais à me dire que ces élèves n'étaient qu'une bande d'enfoirés quand plusieurs jeunes se sont approchés pour l'aider. Tu vois, je pense pas qu'ils soient foncièrement méchants... » L’anecdote la fit sourire, ce genre de scène lui était familière. Elle en avait vu souvent, des élèves se faire pousser, se faire bousculer dans des cases, se faire frapper. À ces moments-là, elle avait trouvé l’homme horrible. Malgré tout, dès qu’une personne venait aider l’autre, son cœur s’attendrissait, à son grand étonnement. « Je pense comme toi, enfin… j’ai quand même toujours cette impression que certains sont mauvais… » Mais, qui ne l’aurait pas, après ce qu’elle avait vécu?

Le silence retomba entre eux, le vent caressant leur visage, rafraichissant un peu l’air. Pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement rester ici pour toujours, seule au monde, comme elle le souhaitait toujours? « Tu sais quelle est notre destination aujourd'hui ? » Leur destination… Elle n’en avait aucune idée. Elle devrait en parler aux autres en rentrant au campement. « Je sais pas trop, faudra en parler pour voir si on retourne vers la ville ou si on s’aventure encore un peu dans les bois. » Un faible sourire apparut sur le visage de Kimbra. « Et si on restait ici tous les deux, on les laisse partir et on vit notre vie tranquillement ? » Elle avait lancé cette idée à la blague, mais, n’y avait-il pas une pointe de vérité dans tout ce que l’on disait, pensait? Un petit rire s’échappa de ses lèvres et elle tourna sa tête vers la droite pour observer Kellian qui était près d’elle. « J’aime être seule… » Comme pour justifier ces paroles, ou simplement pour ajouter quelque chose à la conversation. Elle ne savait quand même pas pourquoi elle était aussi franche avec lui.


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MessageSujet: Re: KIMIAN ■ are you happy or pretend to be? (flashback)   Sam 14 Sep 2013 - 21:29


Cette discussion te rendait mélancolique. Tu essayais de ne pas trop penser aux deux humains que tu avais habité avec de trouver Kellian. Ces deux personnes que tu avais appris à aimer au fil des jours. A connaître par cœur. Tu avais toujours ce même pincement au cœur en les évoquant. C'était comme titiller du bout de la langue une éraflure sur ton palais. La douleur n'était plus si profonde, mais tout de même, tu la sentais. Il t'arrivait de revoir leurs visages en rêve. Le souffle te manquait alors et de parfois, dans les cas les plus extrêmes ton corps se retrouvait secoué de spasmes. Les secousses finissaient par te tirer de ton sommeil et la sueur te collait la peau. Cassandra le savait. Elle avait cette manière si douce de te prendre dans tes bras, de te tenir comme ça pour te calmer. Et elle y arrivait. Elle posait ses lèvres sur les tiennes avec une tendresse infinie et tenait les mains fort fort fort. Elle les avait connus elle aussi. Chacun d'entre eux. Ses sentiments ne s'étaient jamais altérés malgré les apparences et la souffrance. Elle t'avait aimé pour de vrai, assez pour laisser de côté ta nature originelle. Elle avait su lire en toi la bonté et la faire grandir. Pire, elle t'avait appris à aimer. Aimer avec un A majuscule. A travers ses yeux tu avais découvert le monde d'un autre regard, apprécié les choses simples que tu ne connaissais alors même pas. La beauté. Le générosité de certain. Au fil du temps elle t'avait fait oublier le mal, enrayé les mauvaises personnes de ton horizon. Tu avais intégré l'idée du pardon, celle de l'erreur, aussi. Tu avais accepté. Petit à petit. Pas à pas. Tirant des traits sur ton carnet de vie. On t'avait poussé dans les escaliers lorsque tu habitais dans ton premier corps. Tu avais vu la scène comme au ralenti, t'en souvenais comme si c'était hier. Cassandra t'avait fait mettre ta rancœur de côté face aux événements qui t'étaient tombés dessus. Elle avait été là pour toi. Et tu ne l'étais plus.

Tu soupirais. L'air était frais contre ta peau, encore humide de la rosée matinale. Tu étires tes jambes face à toi et fais craquer les articulations de tes genoux. Tu es rouillé comme un vieil automate que l'on oublie de graisser. « Je pense comme toi, enfin… j’ai quand même toujours cette impression que certains sont mauvais… » Tu acquiesçais en silence et tournais ton visage vers elle. Ses cheveux blonds se mouvaient avec le vent, dansant sur ses épaules. Les mots restaient bloqués dans ta bouche et refusaient d'en sortir. Tu aurais voulu dire "oui", approfondir le sujet et l'agrémenter d'exemples. Tu aurais voulu parler. Mais tu n'y arrivais plus. Tu écoutais la brise, te concentrais sur ta respiration. La sienne aussi, un peu. Tu étais attentif au mouvements autour de toi, t'attendant à voir quelqu'un surgir de nulle part pour des raisons inconnues. Mais c'était calme. Infiniment calme. Vient alors ta question sur votre journée, ce qui arrivera aujourd'hui, vers où vous vous dirigerez. Elle ne sait pas. Ou peut être ne veut-elle pas te le confier. Après tout tu n'es là que depuis peu. Malgré tout tu la croyais. Tu la croyais parce qu'en quelques minutes elle s'était confié à toi et tu avais fait de même. Tu avais la sensation qu'elle était digne de confiance. « Et si on restait ici tous les deux, on les laisse partir et on vit notre vie tranquillement ? » Un sourire s'était posé sur tes lèvres, mince peut être, mais bien réel. C'était ce que tu voulais. Se pouvait-il qu'elle ait le pouvoir de lire dans tes pensées ? Tu riais en silence. Bien sûr que non. N'empêche que ses derniers mots te replissais d'espoir. Et l'espoir tu en avais besoin. Pour ta sœur en premier lieux, que tu venais de livrer aux tiens. Que tu venais de trahir au nom de ton égoïsme. Et pour Cassandra que tu avais perdu et sans doute pour toujours. « J’aime être seule… » Tu frottes brièvement ton visage avec énergie. « Ça me déplairait pas je te l'avoue. J'aimerai pouvoir te dire "deal" mais il y a tant de choses à prendre en compte. Où est-ce que tu irais si tu avais le choix ? Qu'est-ce que tu ferais ? Tu essaierais de récupérer des humains pour les mener aux autres ? »

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