The silence of the man ζ [PV Thomas]

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MessageSujet: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Dim 17 Fév 2013 - 10:35





The silence of the man
Thomas & Dawn




Je serrais les poings, immobile dans la neige. En la scrutant l'horizon devenait plus grise, le ciel déteignant sur elle son obscurité menaçante. La forêt entière semblait se mouver, assaillit par les millions de flocons qui descendaient du ciel en virevoltant pour s'éteindre silencieusement sur l'épaisse couche de neige qui recouvrait déjà le sol. Je priais intérieurement pour que l'hiver se termine et emporte avec lui la pâleur aveuglante du monde. La neige avait toujours été belle de derrière ma fenêtre. Seulement aujourd'hui elle n'était plus que le reflet d'un paysage froid et sans vie, absent de toute chaleur. Un flocon opportun se déposa sur mon cil, m'invitant à cligner des yeux et à baisser la tête vers le sol. La neige tombante avait l'avantage d'effacer mes traces, me rendant plus libre de mes mouvements. J'aurais souhaitée en profiter pour avancer encore, mais l'obscurité était telle qu'elle m'empêchais de faire un pas de plus, rendant ma vision trouble et amenant chaque arbre à se ressembler. Malgré cela j'étais parvenue à identifier une forme d'architecture au loin, une masse grise se dessinant au travers de la pluie cristallisée. J'hésitais encore, comme si le temps me le permettait. Mes vivres commençaient à manquer et la nuit qui s'annonçait était loin d'être propice à une sieste à la belle étoile. Une heure encore à passer entre les arbres et la solitude et mes nerfs lâcheraient définitivement. Avoir retrouvé Louis m'avait permit de repartir avec un certain soulagement et de retrouver une motivation que j'avais commencée à perdre au fil du temps. Tout cela même si l'arrivée surprise d'un de mes ennemis cachés avait rendue nos retrouvailles compliquées. Je n'avais aucune envie d'y repenser, et d'envisager l'éventualité absurde de rejoindre la cohorte dont il m'avait parlé. Les raisons les plus évidentes étaient la présence d'un homme qui voulait me tuer et d'une femme que j'avais quittée après une claque bien méritée sur le visage. Pour autant je ne pouvais m'empêcher de repenser au fait que Louis lui s'y trouvait, ainsi que d'autres personnes que je connaissais peut être ou avec qui j'avais encore une chance de ne pas passer pour une voleuse égoïste et fourbe.

J'échappais à toutes mes pensées en me concentrant sur l'horizon, espérant voir se dessiner devant moi une échappatoire à ce froid. Mes lèvres se pincèrent, mon corps se balançant telle une ombre au dessus de mes pieds. Tout ce cinéma était ridicule mais à rester ici sans un mot je m'imaginais presque disparaître dans une sensation agréable de la planète. Malheureusement mes pieds frigorifiés par l'immobilité qu'ils subissaient me ramenèrent vite à la réalité. Regardant furtivement derrière moi je finis par m'avancer en direction de l'étrange bâtisse que je croyais voir au loin. La longueur de mes cheveux sur ma poitrine s'était assombris avec l'humidité de la neige s’abattant sur eux. Heureusement ma capuche parvenait à me protéger un peu, les poils humides de la fourrure qui l'ornait laissant perler quelques gouttes au dessus de mon nez. Mes pas restaient lourds, heurtant la neige et ralentissant ma marche. Malgré tout je voyais la masse sombre que je convoitais se muer en quelques petites maisons rassemblées au milieu de nulle part. Elles paraissaient engloutis dans la neige, lampadaires et boites aux lettres prenant pied dans les centimètres de neiges recouvrant le sol. J'avais beau cherché la quelconque trace d'une route, celle-ci avait elle aussi disparue sous le manteau de neige, laissant les petites maisons sans vie abandonnées à elle même. Si l'ambiance restait lugubre, l'absence de lumière me prouvait que j'étais seule. Je pénétrais dans ce territoire inconnu, le cœur battant irrégulièrement alors qu'une forme de chaleur l'envahissait aussitôt. Ce n'était pas les grands immeubles de Philadelphia mais c'était quoi qu'il en soit une source de civilisation et de réconfort. Je sortis ma montre de ma poche, fermant alors les yeux comme dans un rituel avant de les rouvrir sur le petit objet. Je passais la date, me focalisant sur les chiffres les plus gros indiquant 18h00. Un sourire discret s'esquissa sur mes lèvres en même temps que je la rangeais au fond de ma poche. Mon regard se confronta à la petite maison face à moi. Elle semblait la moins ruineuse même si son allure restait tout aussi lugubre que celles des autres.

La fenêtre se brisa sous la pression de la planche en bois que j'avais prit soin de ramasser. Le bruit du verre se fractionnant résonna dans la pénombre dans un bruit sourd mais le silence reprit ses droits presque aussitôt le bruit passé. M'assurant qu'il n'y est toujours personne je pénétrais à l'intérieur avec soulagement. Une odeur de renfermé hantait les lieux, la pièce me laissant une amère sensation d'étrangeté. Je ressentais une forme de tristesse en me retrouvant face à cette vie mise à l'abandon. La pièce avait sans doute été chaleureuse et accueillante quelques mois auparavant. Aujourd'hui elle n'était plus que le décor sombre d'une pièce de théâtre aux allures tragiques. Les meubles se perdaient dans l'obscurité alors que les grands rideaux tombaient lacement sur le sol. J'abaissais ma capuche pour mieux observée l'intérieur, m'approchant de quelques placards pour espérer y trouver quelques objets. Je remplis mon sac de quelques objets divers comprenant une lampe torche et des allumettes avant de m'attarder sur la nourriture qui pouvait être encore mangeable après des mois passés ici. Autant dire qu'il ne restait plus grand chose à part quelques boites de conserves et des pâtes. Le rez de chaussé terminé je m'aventurais à l'étage, m’émerveillant un instant devant la salle de bain tout en regrettant de ne pas avoir accès à l'eau chaude. Malgré tout je profitais de quelques instants pour venir faire le tour des produits de beauté qui trônaient dans les placards, observant alors mon reflet dans le miroir avec une pointe au cœur. J'étais incapable de déterminé à quoi je pouvais ressembler, mes joues encore rougis par le froid et mes cheveux se terminant en mèches humides. J’ôtais mon manteau pour le laisser tomber au sol ainsi que mon sac. La poussière avait ternit la pièce et s'envolait à chaque geste que je faisais. Malgré tout je n'étais pas prête de repartir sans une douche aussi froide soit-elle. J'ouvris le robinet lentement dans l'espoir d'en sortir quelques gouttes d'eau. Un petit filet glacé s'échappa furtivement de la canalisation alors que je m'exclamais déjà :


« Oui ! »


Sans attendre je coupais le robinet pour me pencher dans mon sac et en sortir quelques affaires. J'allumais une bougie près du lavabo. Par réflexe je refermais la porte de la salle de bain à clef avant d'inspirer profondément en pénétrant dans la douche. Un compteur se mit en route automatiquement dans ma tête. Il ne fallait pas penser à la température de l'eau mais plutôt à la quantité qu'il devait rester de disponible. Je ne réfléchis pas plus longtemps, ouvrant l'eau pour me la passer sur le corps tout en me mordant les lèvres pour ne pas crier. Je sortis après quelques minutes en même temps que l'eau se coupait pour me précipiter vers une serviette, le corps tremblant encore. J'enfilais rapidement des vêtements sec avant de brosser rapidement mes cheveux et de les cacher sous la capuche de mon manteau. En regardant une nouvelle fois mon visage dans la glace je me remis à l'évidence que ce n'était pas une douche froide qui allait me redonner meilleure mine. Un sourire de satisfaction étira pourtant ma bouche. Un sourire qui se rompu presque aussitôt alors que le bruit de verre brisé retentit à nouveau. Il ne manquait plus que ça... Je pris mon sac à dos à la main avant d'ouvrir lentement la porte de la salle de bain et de partir m'enfermer dans une pièce au fond du couloir. Avec de la chance ma présence ne serait pas remarquée... A moins que l’intrus m'est entendu ou se décide à fouiller de fond en comble la maison, j'avais au moins la qualité d'être discrète et de pouvoir passer inaperçu. La pièce était un modeste bureau agrémenté d'une petite bibliothèque. La seule cachette qui s'offrait à moi était sous le bureau. En soupirant intérieurement je poussais un peu la chaise et me faufilait dans le petit espace. Mes yeux se fermèrent pendant que je serrais mon sac contre ma poitrine comme pour le protéger. Le silence était revenu mais je sentais au fond de moi que la présence était toujours présente quelque part dans la maison.

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Lun 18 Fév 2013 - 19:14





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L’hiver était la, bien la même, la température très basse, geler les mains et rougissez les nez. Il fallait également rajouter la neige qui tomber sans discontinue depuis plusieurs jours. En même temps cela n’aurais pas été un vrai hiver si il n’y avait pas eu de neige. Les enfants au campement étaient heureux. Ils courraient partout, fabriquer des bonhommes de neige, et faisait des batailles de boules de neige qui parfait atteignaient quelques adultes qui passer dans le coin et qui, inexorablement finissait par ce joindre a eux. Le campement était en gros un joyeux bordel, cela leurs rappeler la vie qu’ils avaient avant. Heureusement les soldats, eux veillaient toujours prés au cas où! Les envahisseurs, trainé un peux partout et une attaque ou quoi que ce soit de se genre pouvais toujours arriver. Il fallait rester prudent !

Une petite boule d'énergie rousse, partit en courant tout en éclatant de rire, elle se faisait courser par un homme, brun proche de la quarantaine et très séduisant. Sans aucun doute son père, qui en lui courant après l'appeler « Lili Reviens ici ! Viens mettre ton bonnet ! Lili !! » Mais rien à faire, la petite continuait de narguer son père, de rire et de se glisser entre les gens pour l'éviter. Elle tourna au coin d'une rue lorsqu'une puissante main l'attrapa par la veste. La petite n'eut d'autre choix que de s'arrêter, la moue boudeuse. Il fallut quelques secondes au père à arriver, à bout de souffle. « A Thom ! Merci, tu as réussi à l'arrêter, merci, Lili ne voulait pas mettre son bonnet ! » Le dénommer Thom leva les yeux au ciel tout en se gardant bien de ne surtout pas lâcher la crapule rousse qui lui servait de nièce. « J'avais cru comprendre oui... on t'entend de l'autre coter du campement Louis... ». Thomas était le petit frère de Louis, mais pourtant à cet instant on aurait pu jurer que c'était le contraire. Il se baissa alors vers la petite et plongeant son regard dans le sien, lui dit d'une voix qui se voulait autoritaire « Lili écoute ton père un peu ! Qu'est-ce que tu vas faire si tu es malade ? Alors, maintenant tu mets ce bonnet, tu fermes cette veste correctement... voilà... mets les gants aussi s'il te plait ». Thom laissa son frère vérifiait que la petite était bien couverte puis comme tout bon père il lui fit un bisou sur le front tout en la laissant partir jouer. Thom leva les yeux au ciel tout en se détourna de cette scène. Il ne supportait pas un tel élan de tendresse comme ça. Lui il ne pouvait plus le faire, on lui avait tout enlevé, il ne lui restait plus que ses frères, mais si il avait pu en donner un pour récupérer sa femme et son fils, il l'aurait fait. Louis après avoir regardé sa fille partir leva la tête vers son frère et lui fit un petit sourire gêné. Ce sourire là avait le don de mettre Thom en rogne, il lui tourna le dos et parti sans rien dire.

Thomas alla faire un tour à l'armurerie, récupéra une arme automatique qu'il accrocha à l'épaule, vérifia qu'il avait son couteau dans sa botte et tout en faisant un signe de tête aux hommes et femmes présents dans la salle ressortit dans le froid glacial de l'Ohio. Il respira un bon coup, leva la tête pour laisser quelques flocons glacer se poser sur son visage et fondre. Il avait besoin d'être seul, d'être loin de ce qui lui servait maintenant de famille. Il avait besoin de se sentir seul, de réfléchir, et pourquoi de remuer ses noires pensées. Depuis quelques temps ses escapades se faisaient plus nombreuses. Il partait comme cela en début d'après midi et revenait tard le soir ou carrément le lendemain matin. En général il marchait dans les bois, grimper aux arbres et rester la, à regarder le paysage, à écouter les bruits. Mais avec ce temps si, il ne pouvait pas rester dehors. Il ne fallut que quelques secondes à Thom pour savoir où il irait aujourd'hui : les habitations en ruines. Il lui faudrait pas mal marcher dans la neige, mais ce n'était pas un soucie. Cela faisait un moment qu'il voulait y jeter un coup d'oeil par là-bas ,mais il n'avait jamais eu la possibilité d'y faire un tour.

♣♣♣

La neige tombait de plus en plus, enveloppant les alentours dans un sorte de brouillard opaque. Il faisait sombre et la température baisser de plus en plus. Thomas avait fouillé une première maison, ou il avait trouvé un paquet de cigarette presque plein. La maison avait déjà été fouillé mais le paquet lui n’avait pas était pris… A dire vrai les gens préfères prendre de la nourriture. Il le mit dans sa poche, il n’avait n’y allumette n’y briquet. S’il continuait à fouillé les maisons autours peux être qu’il finirait par en trouver. Il sortit de la première maison lorsqu’il entendit un bruit de verre que l’on casser, un peux plus loin. Avec cette sorte de tempête impossible de voir d’où cela venait et il fallait rajouter a ça l’écho qui brouiller toute piste. Thomas fronça les sourcils. Il n’était plus seul et cela le faisait doucement ch*er. Il prit son arme et commença à inspecter les alentour discrètement, ce qui fut choses aisé avec la neige qui étouffer ses pas. Au bout d’un petit moment il fini par repérer une fenêtre au verre briser avec juste devant des empreintes de pas qui n’avait pas encore disparu. Tel un trappeur, Thomas constata que les traces en plus d’être fraiche (c’est le cas de le dire) étaient de petite forme, sans aucun doute une femme ou un enfant. Si on l’attaquer, il n’aurait pas de mal à la maitriser. Sur le qui vive Thom entra dans la maison par la fenêtre. Malheureusement pour lui, son pied écrasa des morceaux de verres qui, dans le silence de la maison semblaient énorme. Thomas jura intérieurement, lui qui comptait sur l’effet de surprise, c’était raté !

Quelques secondes après ça Thom, put entendre à l’étage des petits pas qui partaient se terrer dans un coin. Il monta les marches discrètement et arriver sur le palier il put voir du coin de l’œil une porte se refermer doucement. Le jeune homme soupira un coup et tout en gardant l’arme au point se dirigea vers la pièce du fond. Il posa sa main sur la poigné et la tourna doucement, sans faire de bruit puis il ouvrit la porte, la laissant grande ouverte, lui sur le seuil regardant tout en entier cette pièce. C’était un sorte de bureau, remplie de livre. Elle semblait vide, pourtant Thomas en était persuadé, il avait bien vu la porte se refermer doucement, il y avait quelqu’un. Il ne bougea pas, il savait qu’il n’y avait que lui et cet « intrus » dans la maison. Et cet « intrus » était coincé dans cette pièce sans autre sortit. Pas très fufute quand même. Thomas avala sa salive et dans un souffle : « Je sais que tu es la… sors… ne m’oblige pas à venir te chercher ! »


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Dernière édition par Thomas D. Leonard le Mar 19 Mar 2013 - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Lun 18 Fév 2013 - 22:29



Je retenais ma respiration du mieux que je pouvais, mon corps confiné entre les trois planches de bois qui me servaient d'abri. Chaque bruit, même le plus imperceptible, devenait une source de menace silencieuse. Il fallait avouer que j'avais été prise de court, mes membres encore engourdis par le massage de l'eau glacée sur mon corps quelques minutes auparavant. La maison mise à l'abandon s'était éprise de cette froideur, un vent glacial se faufilant sur le sol sans qu'on ne sache d'où il vienne. Il parvenait à m'échapper quelques frissons mais je tenais mon sac si fort contre moi que mon corps entier s'en raidissait. La porte s'ouvrit alors dans le noir, battant le vent avec légèreté et criant avec lassitude un grincement incertain. Faites qu'il n'aimait pas les livres... même si à mon avis il n'était pas venu ici dans l'espoir d'y trouver une quelconque lecture. Je ne savais pas pourquoi j'espérais encore passer inaperçue. Il m'avait peut être suivit jusque là sans que je ne m'en rende compte et avait patiemment attendu que je me coince seule dans une pièce sans la moindre échappatoire. Pourtant ce scénario fantasque que je m'inventais s'interrompit en même temps que l'homme rompit le silence qui nous séparait.


« Je sais que tu es la… sors… ne m’oblige pas à venir te chercher ! »


Sa voix suffit à me faire ouvrir les yeux avec surprise. Je n'eus pas besoin de le voir dans l'obscurité pour reconnaître le timbre de voix atypique qu'il employait. Sans le vouloir je souris, soulagée d'entendre cette voix familière mais tout à la fois mal à l'aise de me retrouver dans cette posture. Il m'était impossible d'imaginer que je me trompais. Louis et maintenant lui... Sans attendre je repoussais la chaise un peu plus pour ramper hors de ma cachette. Mes mains se tendirent au dessus de ma tête pour signaler ma présence et marquer ma vulnérabilité en même temps que je me redressais lentement face à lui. Je m'étais attendue à l'arme qu'il me pointait dessus comme Louis l'avait fait. Il ne lui avait sans doute pas mentionné le fait qu'il m'avait croisé quelques temps auparavant. Je savais que ce n'était pas l'amour fou entre eux et mon cas personnel était loin d'être le soucis premier Thomas. Je n'avais jamais vraiment osé lui parler, comme si j'avais eu un choix à faire entre lui et son frère. Malgré tout je ne pouvais pas le détester sans lui avoir jamais vraiment parlé. Il n'en restait pas moins que j'avais l'impression de ne pas savoir comment l'aborder, sachant de mon côté qu'il faisait désormais partit de la cohorte alors que dans sa mémoire je ne devais être qu'une retrouvailles hasardeuse venue du passé. Une fois debout j'ôtais ma capuche en prenant soin de garder mes mouvements en évidence malgré l'obscurité. Mes yeux avaient fini par s'adapter à celle-ci et je scrutais silencieusement l'homme qui se tenait devant moi. Qu'est ce que j'étais censée lui dire ? Lui demander comme une fleur si ça allait alors que rien ne nous avait jamais rapproché ?


« Ne tires pas c'est juste moi... Dawn. »


Au cas où il aurait oublié qui j'étais. Ma voix se voulait neutre, dénuée d'une quelconque preuve de ressentiment. J'étais loin d'être assez stupide pour faire la maligne devant une arme, peu importe qui la tenait. En l'occurrence l'homme qui la tenait n'était pas celui qui m'avait laisser transparaître le plus de sympathie et j'espérais au fond de moi qu'il n'était pas totalement déçu ou agacé de se retrouver à nouveau face à celle qui avait mit le nez dans ses affaires. Tout au moins pas assez pour me tirer dessus en me prenant pour une imposteur. J'avais toujours la possibilité de lui demander si Louis lui avait parlé du matin dans la forêt mais j'étais tout aussi persuadée que celui-ci ne l'avait pas mit au courant que lui raconter cet événement ne le mettrai pas d'une meilleure humeur. J'avais mieux fait de commencer par les choses simples. Je lui adressais un sourire faible en continuant comme si de rien était après quelques secondes.


« Mon sac à glissé sous le meuble j'essayais de le rattraper. »


C'était déconcertant à quel point mon excuse résonnait comme une évidence et avait été débitée avec tout le calme dont j'étais capable. Il restait bien sur peu de chance pour qu'il gobe cette histoire mais quelque part je ne l'avais pas inventée pour qu'il le fasse. Plutôt pour faire naître une pointe d'exaspération en lui et chercher à détendre à ma manière l'atmosphère. Même si je tentant d’apparaître comme détendue et calme, il n'en était pas moins que je n'osais faire aucun geste en sa direction, préférant attraper mon sac d'une main pour le relever au dessus de bureau et le lui montrer. Il était si différent de Louis, et en même temps il fallait avouer que son frère était un peu a part ce qui semblait le déranger. Mon regard ne voulait pas se détacher du sien, attendant une réaction de sa part avec hantise. En inspirant faiblement je prit la parole.


« C'est un truc de famille de me pointer une arme dessus ? »

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Dernière édition par Dawn E. Ambrose le Jeu 15 Aoû 2013 - 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Mar 19 Mar 2013 - 18:49





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Sa phrase eue l'effet escompté. Dans la pénombre ambiante se distinguait une forme qui émergeait de sous le bureau. Héhéhé le vieux Thomas n'avait pas halluciné, il y avait bien quelqu'un ici. Elle se trouvait au bout du canon de son arme et ça l'enchantât au plus au point ! Au moindre geste brusque il tirerait, bon sans doute pas sur la personne, mais juste à coter, pour lui montrer qu'il ne blaguait pas. Mais ça c'était avant que la silhouette se décide à lui répondre :
« Ne tires pas c'est juste moi... Dawn. »
... et merde... il la connaissait. Enfin quand il disait la connaitre... Il ne lui avait jamais vraiment parlé, en fait, les moments où elle avait été avec les frères Leonard, elle les avait surtout passés avec Louis. Une certaine amitié était d'ailleurs née, ce qui ne plut pas vraiment à Thomas. C'est vrai, c'est une gamine bon sang et on voyait bien que Louis ne la laissait pas indifférente. Du moins Thomas le pense. Après tout Louis n'est pas moche, lui non plus d'ailleurs... En fait, les frères Leonard sont pas mal tout court, alors Thom avait peur que Louis profite du moment. Cela ne c'était jamais produit. Du moins Thomas l'espère.

Il émit un sorte de grognement qui signifiait que, effectivement il se souvenait d'elle et baissa son arme. Il pénétra dans la pièce, il la connaissait certes, mais cela ne voulait pas dire qu'elle n'était pas dangereuse, enfin on ne sait jamais. Elle aurait pu être une host maintenant. Thomas resta sur le qui-vive au cas où.
« Mon sac à glissé sous le meuble j'essayais de le rattraper. »
Thomas leva les yeux au ciel et eu même un léger sourire. C'était une excuse digne de ses élèves lorsqu'il les surprenait penchés sur la table du voisin. Non c'était bien Dawn il n'y avait pas de toute là-dessus.

« Tu n'as pas besoin de te justifier Dawn... Après tout on ne sait jamais sur qui on tombe n'est -ce pas ? » Il fit un mouvement vers elle, l'automatique toujours au point lorsqu'elle lui demanda si c'était de famille de braquer les gens comme ça. Cela surpris Thom, après tout, la première fois qu'ils étaient tombés sur elle ils ne l'avaient pas menacé... Il remit l'arme sur l'épaule. Cette remarque la laissa songeur... Mais il ne s'y attarda pas plus longtemps. Thomas continua d'avancer vers la jeune fille la surplombant de toute sa taille, il voulait voir comment elle l'était et la faible lumière qui passait par la porte l'aida à mieux la voir. Elle n'avait pas vraiment bonne mine. Même si Thomas n'avait jamais été vraiment sympa avec elle, il ne pouvait pas s'empêcher de penser que c'était une jeune fille laissait toute seule sans personne et que ce n'était pas facile de vivre en ce moment. C'était son côté prof qui revenait au galop, c'était plus fort que lui. Il soupira un coup. « Tu n'as pas l'air bien.... Tu arrives à t'en sortir ? » Il ne quitta pas Dawn des yeux, puis se rappela qu'il avait quelques provisions dans le sac qui ne le quittait pas. Il l'ouvrit rapidement en tendis une barre chocolaté à la jeune fille, il en prit une aussi pour lui. « Prend, ça ne te feras pas de mal va ! »

Bizarrement la mauvaise humeur de Thom était partie en même temps que les premiers mots de Dawn. Il ne savait pas pourquoi, mais le fait était là. Il supposa qu'en réalité et dehors son air revêche, il était content de la retrouver et qu'au fond, il l'aimait bien.

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Dernière édition par Thomas D. Leonard le Dim 12 Mai 2013 - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Mer 20 Mar 2013 - 17:57



Ma phrase resta un instant en suspend dans la pièce. Ma remarque ne lui avait pas arraché un seul mot, me laissant alors disparaître en même temps que mes mots dans l'atmosphère. Je me retrouvais avec cette impression d'être face à un étranger tout en étant consciente qu'il n'y avait aucune raison pour qu'il en ai été autrement. Il n'était pas Louis et encore moins cette présence rassurante que j'appréciais chez son frère. Pourtant je ne pouvais m'empêcher de croire qu'il y avait quelque chose d'autre en lui que cette froideur à laquelle j'avais cru et redoutée au fil du temps. Après tout si nous avions instauré une certaine distance devenue naturelle entre nous, il ne s'était jamais montré directement violent ou menaçant vis à vis de moi et m'avait même adressé calmement la parole quelques minutes auparavant. Son silence était lui même apaisé par le fait qu'il avait retiré son arme de devant moi, la replaçant soigneusement sur son épaule. Louis et lui arboraient cette allure de soldats conquérants avec leurs armes, les mois d'errance et de survie les ayant apparemment endurcis au fil du temps. Je me sentis plus rassurée à le voir baisser sa garde, cette initiative de sa part me montrant qu'il avait une une certaine confiance en moi. Sagement je ne lâchais pas mon regard de ses mouvements, le laissant s'approcher tout en me sentant soudain minuscule à mesure qu'il avançait. J'aurai aimée pouvoir lire dans ses pensées et me sentir moins perdue et perplexe de le voir m'examiner comme il le faisait. Je me gardait de le faire à mon tour, trop occupée à suivre la direction de son regard en espérant deviner ce qui pouvait lui traverser l'esprit. Le soupire et la question qui suivirent me firent hausser les sourcils. Je n'avais jamais eu cette image de lui, me demandant si l'absence de Louis y était pour quelque chose ou si c'était tout simplement les circonstances et le temps passé qui le rendait presque inquiet et intéressé de mon état de santé. Il fallait dire que je n'avais pas échappée au manque de sommeil ni à la rareté de plus en plus fragrante de nourriture. Seulement qu'étais je censée répondre à ça ? Je me contentais de souffler pour ne pas faire durer son attente alors qu'il se détournait vers son sac.


«  Je suis encore là, ça pourrait être pire. »


J'eus à peine fini ma phrase qu'il me tendis une barre chocolatée avec empressement. J'hésitais une fraction de seconde avant de la prendre dans ma main et d'observer l'emballage en souriant. Le regard que je lui accordais suffit à le remercier. C'était le genre de nourriture qu'il était devenu rare de trouver et cela faisait des semaines que j'avais terminée ma dernière dose de chocolat. J'étais étrangement si impatiente de l'ouvrir que je me résignais à le faire, emprisonnant l'objet dans ma main pour le glisser dans ma poche. Décidément Thomas semblait plus apaisé et amical avec moi que ce que j'aurais pu imaginé. Si bien que je me retenais de ne pas lui poser une de ces questions embarrassantes qui devenaient présentes dans mon esprit, de peur de briser l'atmosphère sereine qui prenait lentement place.


«  Je la garde pour le dessert. »


Je lui souris directement. Je n'avais aucune envie qu'il croit que je refusais son présent par méfiance ou haine. Malgré cela je gardais aussi cette envie de lui poser la question fatidique du « pourquoi ? ». Cette question que je finirai quoi qu'il en soit par lui poser mais qui se tenait sagement à l'écart en attendant. D'un pas je me reculais de lui en attrapant mon sac d'une main, rompant la bulle invisible qui nous avait maintenue quelques secondes pour me mettre face à la réalité. Cette réalité qui me fit apparaître le bureau sombre et me fit sentir à nouveau l'air glacial s'engouffrant sans la pièce. J'étais venue ici dans l'espoir de m'abriter et de ne pas succomber aux températures extérieurs, et même si je n'avais aucune idée de ce que Thomas était venu faire ici, je me sentis soulagée de ne pas être seule la nuit entière. J'attrapais trois livres sur la grande bibliothèque poussiéreuse dans l'idée de faire un feu, agissant comme si je me retrouvais dans ma propre maison. Je les appuyais alors pensive contre ma poitrine, me tournant ensuite vers Thomas avec hésitation.


«  Tu peux m'aider à faire un feu ?...   »

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Dim 12 Mai 2013 - 16:34





The silence of the man.
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« Je le garde pour le dessert ». Cela fit sourire Thomas, comme si l'on pouvait encore utiliser ce genre de mot ou de phrase « pour le dessert ». C'était quelques choses de l'ancienne vie, quelques choses, qui quand on y pense manque. C'est bête, c'est pas non plus vital un dessert mais, au fond cela montrer qu'on ne manquait de rien et qu'on avait une vie « normal » qu'il n'y avait pas de Host dans le coin près à se jeter sur toi pour t'ouvrir le crâne et vivre dans ton corps. D'ailleurs que font-ils de notre cerveau ? Ils s'en servent comme d'un matelas? Ou alors il le mange ? Hum c'est une question à approfondir.
Dawn alla récupérer des livres pour allumer un feu... Des livres cela faisait tellement longtemps qu'il n'en avait pas vu. Quand la terre c'était fait envahir, il avait fallu fuir. Thom venait à ce moment là, de perdre sa femme et son fils. Il était rentré agars dans son appartement et avait commencé à faire ses sacs. Il n'avait prit aucun livre et il l'avait regretté plus tard. Il s'approcha de la jeune fille et lui pris les volumes qu'elle serait contre elle.

« Et si on prenait autres choses plutôt ? Ça fait longtemps que je n'ai pas vu de livre et si possible j'aimerais pouvoir en lire de nouveau »

Il tourna le dos à Dawn pour poser les exemplaires sur la table. Le premier bouquin avait une sorte de couverture en cuir vert avec écrit dessus en dorée Dracula de Bram Stoker. Le deuxième avait une couverture noire avec la même écriture dorée L'Odyssée Homère. Le dernier était beaucoup plus usé. La Bible. Cela n'aurait pas pu être une véritable bibliothèque s'il n'y avait pas eu un exemplaire de la Bible. C'était drôle que ce soient ces 3 là qu'ai choisie Dawn. Un combat contre un monstre, un parcourt initiatique pour montrer le côté humain du héros, et puis la foi ! En y réfléchissant bien Thomas n'avait jamais lu la Bible. Il ne venait pas d'une famille très croyante et pour lui Dieu n'était qu'une invention de l'homme. Mais avec le temps et les évènements venus il se disait que ça pourrait être une bonne idée. Ils les rangeait dans son sac. Puis se tourna de nouveau vers Dawn.

« Bon je pense que l'on devrait prendre plutôt du bois ou des magazines. J'en ai vu en bas. »

Il remit son sac sur le dos et sortit de la salle. Il avait rapidement repéré dans le couloir quelques portes. La première était une chambre. Elle avait été fouillée et le sol était recouvert de vêtement, livre et feuille. Il se baissa pour ramasser les liasses de feuille, ainsi que les quelques magazines de mode. Il prit aussi une des couvertures. Il retourna dans le bureau pour poser les feuilles ainsi que les magazines, mais aussi pour donner la couverture à la jeune fille. Il allait ressortir quand il se retourna sur le pas de la porte

« Tu as de quoi faire du feu ? Parce que je pense que nous aurons le temps de mourir de froid avant que j'arrive en allumer un en frottant des bouts de bois. »


Puis sans attendre de réponse il descendit au rez-de-chaussée pour récupérer du bois. La maison raisonné du bruit que faisait Thomas quand il cassait en morceau les chaises ou la table, heureusement dehors la tempête grondait et de ce fait étouffer les bruits. Il ne voulait pas manquer de bois pour la nuit. Les bras chargés de bois, il remonta les marches pour rejoindre Dawn.

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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Mer 15 Mai 2013 - 21:04



Je regardais son petit manège sans oser bouger. Il agissait comme s'il savait à l'avance ce qu'il devait faire, m'imposant ses idées et s'attelant à collecter les objets utiles de la maison avec une telle détermination qu'il semblait jouer la carte de la survie depuis toujours. Bien sur avec le temps ces gestes quotidiens utilisés en lieux inconnus étaient devenues habituels, mais sans doute était ce le fait de voir quelqu'un prendre les devants à ma place qui me mettait dans cet état de surprise et dans cette impassibilité presque gênante. Il revint dans la bibliothèque les bras chargés de matériaux pour le feu et d'une grande couverture qu'il me tendit. Je l'attrapais dans mes mains en la regardant un instant comme si je ne savais pas quoi en faire. La phrase qui suivit ses gestes me réveilla presque alors qu'il disparaissait une nouvelle fois dans le couloir. Sans attendre plus je dépliais la couverture devant moi, manquant de m'étouffer en inhalant la poussière qui s'envola soudain dans un nuage opaque. Heureusement le tissu n'avait pas prit l'humidité. Je déposais l'objet sur le bureau pour me concentrer sur le feu qu'il semblait vouloir que je fasse. Les couvertures de magazine qui s'étalaient sur le bureau me refaisaient presque découvrir un monde que j'avais fini par croire inexistant au fil des jours. Je me demandais si certains de ses visages encrés dans le papier étaient parvenus à échapper aux hosts eux aussi ou s'ils avaient disparus avec le reste des hommes... Une question qui resterait sans doute sans réponse.

Je préparais les délimitations du feu sur le sol, entassant quelques magazines les uns sur les autres avant de les faire prendre feu à l'aide de mon briquet. Ils brûleraient sans doute plus vite que les livres, mais Thomas avait paru tenir à ne pas détruire les ouvrages qui hantaient la bibliothèque. Sans doute que reprendre la lecture d'anciens écris était sa façon de se soulager de cette existence. Je me rendis compte que je n'avais jamais lu un seul vrai livre jusqu'au bout, finissant au bout des cent premières pages par me projeter directement au dernier chapitre. Je m'étais gardé de lui faire une remarque sur mes talents de lectrice et sur le fait que la chose me paraissait ridicule, sachant parfaitement au fond de moi que si le bois venait à manquer je n'allais pas redescendre seule en bas en chercher et que les livres y passeraient discrètement. Le feu s'alluma lentement, entamant un magazine pour fondre peu à peu la belle robe que portait la brune photographiée pour l'occasion. Entendant Thomas pénétrer dans la pièce je m'approchais de lui pour lui prendre quelques bout de bois et les positionner au cœur de la flamme qui s'intensifiait. Une fois certaine qu'il ne s'éteindrait pas je me retournais vers lui pour continuer un peu trop naturellement.



« Vous avez l'air d'être sérieux comme soldats à la cohorte pour n'avoir rien pour allumer un feu.   »


Je ne savais pas si la réflexion ne faisait sur le coup rire que moi mais par mauvaise habitude elle était sortit toute seule. Il prendrait sans doute la remarque au second degré mais quand j'y repensais au fond de moi, les rares soldats que j'avais croisés avaient pour la moitié cherchés à me tuer ou en avaient ressentit l'envie. Je souris à cette idée même si elle ne me rendait pas toujours aussi sereine. Il fallait dire que face à leurs armes et leur équipement je ne faisais pas vraiment le poids. J'attrapais finalement la couverture pour la serrer contre moi, la simple sensation de contracter mes bras autour me rendant un peu de chaleur.


« Tu en as prit qu'une seule. »


Je la mit sur mes épaules l'air de rien, lui rendant un regard insistant pour lui faire remarquer qu'il ferait mieux d'aller en chercher une autre s'il en voulait une. Je ne savais pas s'il l'avait fait volontairement ou non mais je n'étais de toute façon pas même sure de me contenter d'une seule couverture. Pour ne pas qu'il prenne ma réflexion comme un ordre je me dirigeais moi même dans le couloir avant de pouvoir recevoir une réponse de sa part afin de partir en quête de nouvelles couvertures. J'en attrapais quelques unes dans les chambres, y ajoutant quelques coussins n'ayant pas subit le sort du temps pour finalement retourner dans la bibliothèque le corps entier chargé de masses de tissus tenant on ne sait pas comment. Après toutes les nuits que j'avais passé à dormir les fesses dans la neige et les mains dans mon manteau j'avais envie de profiter, au moins une soirée, de ce qui pouvait s'assimiler le plus à du confort. Je laissais tomber une couverture sur le sol avant de déposer le tout sur celle-ci, retenant ma respiration pour ne pas éternuer. Créer un aquarium de poussière n'était peut être pas la meilleure idée que j'avais eu. Je lui souris alors en lui faisant remarqué mon ingéniosité. Je ne savais pas pourquoi ce soir là paraissait différent. Pourquoi étrangement je me mettais à lui parler comme s'il était Louis ou Maxwell alors qu'il avait toujours été le seul avec qui j'avais eu le plus de mal à me rapprocher. Je crois qu'au fond ça me rendait presque heureuse de voir qu'on pouvait aussi se parler comme des personnes normales. Pourtant j'avais encore besoin de me prendre la tête avec des questions qui me paraissaient importantes. Sans m'asseoir je m'adressais à lui avec hésitation, brisant comme je l'avais prévu l'instant de calme entre nous. On ne m'avait malheureusement jamais apprit à poser les bonnes questions, au bon moment.



« Qu'est ce qui a changé pour que tu me parles aujourd'hui comme si nous étions des amis, alors que tu n'as jamais fait aucune démarche lorsque j'étais avec vous pour qu'on s'entende bien ? »

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Mar 22 Oct 2013 - 17:49

Arrivé en haut Thomas remarqua que la jeune fille avec réussi à allumer un feu, celle-ci devait disposer d’un briquet ou elle était extrêmement doué au « frottage de bois ». Du moins la chaleur commençait a ce faire ressentir et c’était le plus important. Au moins ils ne mourraient pas de froid cette nuit.  Dawn lui prit quelques bouts de bois qu’elle plaça au centre du mini brasier. Le reste Thomas, le posa à coté de sorte qu’il n’est pas besoin de se lever pour en rajouter. Il en avait monté assez pour pouvoir passer la nuit au chaud, si ce n’était pas le cas au pire il y avait toujours les couvertures et la chaleur humaine. A cette pensée Thomas regarda discrètement Dawn… Mais quel pervers il faisait ! Comment pouvait-il penser à ce collé contre elle, à respirer ses cheveux et à passer ses mains contre elle ? C’était une jeune fille qui venait à peine de rentrer dans l’âge adulte alors que lui, il avait connu une femme magnifique et un enfant tout aussi magnifique mais malheureusement tout deux partie trop tôt. En même temps… Thomas est un homme et même les meilleurs hommes peuvent flancher. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas touché une seule femme et il commençait a ressentir un certain manque au fond de lui. Thom secoua la tête, comment pouvait-il penser à ça ? Il devrait avoir honte, il devait penser à sa femme et son petit bout ! Et d’un froncement de sourcil balaya toutes ses pensées obscènes qui lui avaient envahie le cerveau, tel un mauvais porno !

La remarque de la jeune fille sur les gars de la cohorte fit doucement sourire le jeune homme. C’est vrai qu’elle piètre armer cela faisait, même pas de quoi faire un feu pour ceux qui partait en éclaireur… Thom se contenta d’hocher les épaules. De toute façons ce n’est pas comme si il l’avait déjà fait de passer une nuit comme ça sans feu n’y rien. Mais quand on était avec quelqu’un d’autre c’était toujours agréable de savoir qu’on n’était pas seul. Et puis bon faut pas ce le cacher non plus, un feu c’est cool, ça réchauffe, ça éclaire et si on a de quoi manger  c’est toujours mieux chaud. Un des multiples avantages. Heureusement pour eux ils n’avaient pas à ce faire discret. Le bruit de la tempête couvrait tout, et les volets clos empêcher de voir la lumière de l’extérieur. Car après tout, il ne fallait pas oublier, les hosts rodaient toujours malheureusement.  Dawn resserra la couverture contre elle et se rendit enfin compte que Thomas n’en avait pris qu’une seule. Comme il ne répondait pas, elle se leva pour aller en chercher, enfin c’était ce qu’il supposa. Dans l’instant ou il se retrouvait seul, Thom frissonna un coup et puis se rappela qu’il avait trouvé des cigarettes. Il sortit le paquet et pris une cigarette. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas fumé. La dernière fois c’était avant… avant tout cela. Il avait écrasé sa dernière cigarette devant l’hôpital ou sa mère était censé se trouver.

Il approcha la cigarette du feu pour l’alluma et tira une longue bouffé. Que cela faisait du bien ! Il expira lentement la fumer de ses poumons. Il se sentait bien la. Un feu, des couvertures un peux de nourriture et puis il n’était pas seul… Bon il était Dawn mais cela aurait pu être pire. Il aurait pu être avec ses frères et sa nièce. A dire vrai il avait plus que du mal a être avec eux. Cela lui rappeler les moments ou tout aller bien (enfin si on enlève leurs enfances bien sur) ou il avait une famille. Maintenant il était plus au moins seul. Du moins il se sentait seul, sans personnes sur qui compter, avec qui vivre tout simplement. C’était ça le plus dur en fait. Le vide qu’il avait au fond de lui et qui sans doutes ne ce fermerais jamais. Il faudrait qu’il réapprenne à vivre avec ça, mais pour le moment il n’y arrivait pas.

Dawn revint finalement les bras chargés de couverture et y avait même des coussins. Thomas ne bougea pas, il n’avait pas envie de lever ses fesses de la partie du sol qu’il avait chauffé. Elle jeta tout par terre ce qui fit monter un nuage de poussière et envahie rapidement la pièce.

« A bes bravo… »

Ce fut plus fort que lui. Il toussa un coup mais la poussière partie aussi vite qu’elles étaient arrivées. Dawn resta debout et Thom remarqua dans son regard qu’une question aller arriver et pas forcément une des plus agréable connaissant la jeune fille. Il inspira une nouvelle bouffé de nicotine la recracha et gardant la cigarette a la bouche se leva pour commencer a faire un nid douillé.  Il tournait le dos a la fillette quand il entendit « Qu'est ce qui a changé pour que tu me parles aujourd'hui comme si nous étions des amis, alors que tu n'as jamais fait aucune démarche lorsque j'étais avec vous pour qu'on s'entende bien ? » Il le savait. LA question n’était pas des plus agréables. Il continua son manège quelques instant puis finalement ce décida à lui répondre. Il se tourna vers elle tout en tirant de nouveau sur sa cigarette.

« Les choses ne sont pas pareil depuis ce temps… de l’eau à couler sous les pond comme on dit. Et puis sérieusement, tu aurais préféré que je t’envoies boulet ou je ne sais pas… que je te tire dessus ? Vu les temps que nous vivons….»

Le vent souffla soudent beaucoup plus fort faisant trembler la vielle maison comme pour ponctuer sa dernière phrases. Ce n’était absolument pas une soirée à passer dehors.

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Ven 25 Oct 2013 - 22:46




« Les choses ne sont pas pareil depuis ce temps… de l’eau à couler sous les pond comme on dit. Et puis sérieusement, tu aurais préféré que je t’envoies boulet ou je ne sais pas… que je te tire dessus ? Vu les temps que nous vivons….» Que répondre à ça ? Je m'étais attendu à une autre réponse sans réellement savoir ce qu'il aurait pu dire d'autre. Sans compté qu'il n'y avait rien de rassurant à l'idée qu'il aurait pu envisager de me tirer dessus. Le vent violent qui se mit à souffler à la suite de ses paroles freina toute offensive de ma part. Autant faire l'impasse sur ces détails qu'il jugeait lui même sans importance... Que je les comprennent ou non. J'étais bien trop heureuse de revoir un visage familier pour m'appesantir sur nos querelles passées. « Tu es étrange Thomas. » Une vérité qui concluait assez bien mes pensées. Je détournais mes yeux de lui pour observer le couchage qu'il s’évertuait à mettre en place sur le sol. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres en même temps que je me blottissais un peu plus dans ma couverture. J'allais enfin passer une nuit au chaud. Cet hiver m'épuisait chaque jour un peu plus. Il était si beau de derrière la fenêtre de mon appartement, et si monotone et froid une fois dehors. C'est comme si l'on nous avait ôté la satisfaction de voir de la beauté dans la tristesse pour nous plonger dans un monde animal où la survie était le moteur même de notre existence. Nous pouvions nous plaindre inlassablement de ce que l'on nous avait prit, ou finalement atteindre une autre forme de bonheur. Une bonne blague que je me répétais pour tenir bon. Pour le moment ça marchait.

Je n'attendais pas qu'il ai finit correctement son aménagement intérieur pour venir m'asseoir sur les couvertures et me laisser tomber en arrière en fermant les yeux. « Tu vas finir par faire prendre feu aux couettes en les brassant devant ta cigarette. » Je rouvrais les paupières pour le toiser quelques secondes avant d'ajouter à contre cœur. « J'ai du riz dans mon sac si tu veux. » Traduction : Fais à manger femme ! Avec beaucoup plus de subtilité. Ça me faisait un peu mal de devoir entamer mes provisions alors que de mon côté j'étais seule à subvenir à mes besoins mais par bienséance et reconnaissance je me devais de faire une impasse sur mon cas personnel. Après tout lui et ses frères m'avaient beaucoup aidé il y avait déjà des mois de cela. « Dans la première poche. » J'en profitais pour quitter mes chaussures et mon manteau, me rapprochant le plus près possible du feu dans l'espoir de combler leur absence sans quitter ma couverture. Mes doigts engourdis brûlaient devant la chaleur émanant du feu et lançait des picotements dans ma chaire. Chose que j'oubliais peu à peu, mon regard perdu dans le feu. Après un instant dans mes pensées je m'asseyais face à Thomas pour l'observer, hésitante. Mes jambes se frayèrent un chemin jusqu'à lui pour venir se glisser contre les siennes et profiter de sa chaleur, de sa présence. Consciente que mon geste pouvait lui apparaître comme mal placé je m'adressais à lui pour changer de sujet. Un sujet qui n'allait pas lui plaire mais dont j'avais besoin de parler. « Je sais que tu n'es pas très proche de Louis mais... Je voulais juste savoir s'il n'avait pas de problèmes en ce moment à la cohorte ? » Il n'était pas la personne la plus indiquée pour répondre aux questions concernant son frère mais il était la seule personne susceptible de pouvoir m'éclairer et me rassurer dans l'idée que notre rencontre ne lui avait pas causé plus de problèmes que ça. Mettant toutes les chances de mon côté pour obtenir une réponse je regardais Thomas avec tout le désarrois que je pouvais exprimer. En espérant que ça marche. Chose moins certaine. Je n'osais bouger mes jambes, comme s'il oublierait que je les avaient misent contre lui en me parlant. La situation me gênait presque autant qu'elle pouvait le gêner lui. Parce que je faisais un pas vers lui. Mais également parce que j'avais ces pensées déplacées qui peu à peu prenaient place dans mon esprit. Le feu ne suffisait plus.

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Mar 14 Jan 2014 - 0:30

Il était étrange. La remarque de Dawn le fit sourire... Oui il était bizarre, il s'en rendait de plus en plus compte. Il avait déraillé après tout ce qu'il lui était arrivé et du coup, il s'était comporté bizarrement voir même comme un pauvre connard. Mais comme il l'avait dit a Dawn, de l'eau avait coulé sous le pont et ses idées noires se faisaient moins présente... même si des fois ça n'allai pas. Comme pour tout le monde vous me direz. Il tira une longue bouffée de sa cigarette, la fumée emplissait ses poumons et ça lui faisait le plus grand bien. Après quelques secondes il finit par se caler tranquillement sur son petit tas de couverture, comme un roi. Haaaa bon sang que ça faisait du bien d'être au chaud, à l'abri avec un bon feu, des couvertures à ne plus savoir quoi en faire, des cigarettes et une fille. Oui, il secoua discrètement la tête, il fallait qu'il se retire ça de l'esprit. Il ne pouvait pas se permettre de penser à ça quand même. Qu'est ce qu'il pouvait être con des fois, se devait être de famille. Il étouffa un rire. Oui il se sentait bien. C'est bizarre d'ailleurs comment ça marche les sentiments tout ça. Tu peux te sentir mal à en crever quelques minutes auparavant et puis vas savoir pourquoi, tu penses à une connerie, te gronde intérieurement et puis *pouf* tu es content. A non bien sûr Thomas ne se plaignait pas d'être content... il trouve juste ça cocasse et bizarre. Les humains sont vraiment étranges en fait.

Il y eut un petit moment de silence, lui assis face au feu en train de finir sa clope et elle allongée sur ses couvertures. « J'ai du riz dans mon sac si tu veux. »... ça voulait bien dire ce que ça disait. Il était temps de faire un peu à manger. Thomas s'enroula une couverture autour de lui et dans un soupir se leva. Les femmes n'étaient plus ce qu'elles étaient. En plus Dawn rajouta que le paquet de riz se trouvait dans la première poche... elles étaient vraiment incapables de faire quoi que ce soit toutes seules. Il descendit discrètement les marches et alla dans la cuisine. Il avait repéré quelques ustensiles de cuisine quand il était rentré dans la bâtisse. Il pensait même se souvenir d'une vieille casserole. Il fouilla quelques instants dans le noir les débris et tomba effectivement sur une casserole. Il le savait, il ne c'était pas trompé. Il la récupéra et se dirigea vers la fenêtre par où il était rentré. Il sera un peu plus sa couverture. Dehors avec la nuit il faisait beaucoup plus froid. Il passa discrètement la tête par l'ouverture et sorti rapidement il fit quelques pas et ramassa la neige qu'il fourra dans la casserole. Il se dépêcha de re-rentrer pris du bois dans le salon et monta l'escalier quatre a quatre. Il n'avait qu'une envie ce caler contre le feu et s'imbiber de chaleur, comme un lézard en été.Il se remit sur son tas de couverture et se réchauffa les doigts. Il n'était pas parti longtemps et pourtant il était frigorifié. Il mit la casserole sur un petit tas de braise qu'il avait séparé du feu, et regarda la neige fondre et devenir de l'eau chaude. Il s'écoula quelques minutes, ou le froid avait définitivement quitté son corps las. Dawn bougea alors pour se mettre face à lui et glissa même ses jambes contre lui. Il eut un frisson de surprise. Avoir ses jambes comme ça, contre lui, c'était la première fois qu'il était aussi proche d'elle. C'était bizarre, Thom se sentait bizarre. Il n'osait pas lever les yeux vers elle. Un gars de presque 30ans tout gênais par le contacte des jambes d'une jeune fille de 22ans... Quand même Thomas !

Et puis comme pour faire oublier son geste elle lui parla de Louis... Thomas finit enfin par lever les yeux du brasier pour les plonger dans ceux de Dawn. Il soupira un peu. Elle voulait savoir s'il n'avait pas de soucie à la cohorte ? Comme si cela l'intéressait de savoir ça, comme si ça lui faisait quelques choses. Loin de la même. Louis l'énervait au plus haut point. Toujours la tête dans les nuages, toujours ailleurs, toujours a courir après sa fille. En y pensant bien, il ne comprenait toujours pas pourquoi il s'était porté volontaire pour être un soldat. C'était Louis il ne fallait pas chercher après tout.

« Non ça va. C'est un grand garçon tu sais. Il se démerde.... Tout ça.. »

Il n'en savait rien et pourtant il se voulait rassurant... Mais que lui arrivait-il bon sang ? L'eau commençait à bouillir et il se détacha de Dawn pour aller récupérer le sac et par la même occasion le riz qu'il mit à cuire. Il sortit de son propre sac du pain un peu sec et son couteau de sa botte. Il n'osa pas revenir se coller contre Dawn, pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquer.

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MessageSujet: Re: The silence of the man ζ [PV Thomas]   Mar 13 Mai 2014 - 23:34



« Je vois. » Louis était un sujet à éviter. Je l’avais su avant même de poser ma question et sa réponse n’avait fait que confirmer cette vérité. Néanmoins cette réponse aussi évasive soit elle m’avait rassuré. Elle avait eu le mérite, à défaut de ne pas avoir été donnée avec enthousiasme, d’être sincère. J’épuisais à chaque minute mes sujets de conversations. Nous n’avions rien partagés jusqu’à présent et je ne connaissais de lui que ce que ses frères m’avaient appris. Brutalement il se redressa, m’abandonnant seule devant le feu, mes jambes livrées à elles même. Lorsqu’il se rassit je compris qu’aller chercher à manger avait été pour lui un moyen de gentiment me repousser. Un coup de maître. Silencieux et efficace. Je rabattais alors mes jambes vers moi, creusant plus encore le gouffre entre nous. Un gouffre qu’il avait commencé à la petite cuillère. Il avait peut être mal interprété mes gestes. Ou était-ce moi qui cherchais à m’innocenter ? J’avais fait un pas en avant il en avait fait deux en arrière. Moi qui m’imaginais que ces instants passés ensemble nous permettraient de mettre fin aux malentendus qui avaient voilés notre relation. Je ne savais pas même combien de temps il resterait. Il trouverait sans doute le moyen de fuir sous peu. Lui avait la cohorte, je n’avais, par choix stupide, que moi-même.

« Je croyais que les soldats de la cohorte se déplaçaient généralement à plusieurs. Pourquoi es-tu seul ? » Et surtout pourquoi restait-il ici avec moi, comme si personne ne l’attendait. Il était vrai que je ne connaissais que très peu de choses sur lui. J’en savais pourtant une que tout le monde aurait mis d’accord : Il ne se rendait pas compte de la chance qu’il avait de pouvoir être avec sa famille. Avec Louis et Maxwell qui malgré la mésentente constante entre eux étaient restés soudés. C’était stupide de sa part de ne pas reconnaître ça et de ne pas passer outre ces raisons mystérieuses qui les empêchaient de se parler. Au final Louis avait toujours évité le sujet et malgré ma curiosité je les respectais assez pour accepter ce choix. J’aurais beaucoup donné pour être à sa place. Aveuglément certes mais quitte à choisir être bien entouré dans ce monde est le fondement même de la survie. « Laisse tomber je te pose beaucoup trop de questions. » C’était tout moi. J’accaparais la conversation pour servir ma curiosité sans même me demander si je ne devenais pas lourde. Je pris cette fois les choses en main pour ne pas avoir à me tourner les pouces pendant qu’il s’afférait à brasser de l’air. Calmement et comme si j’étais seule je m’emparais de la casserole de riz pour préparer soigneusement deux assiettes. Qu’est-ce que je détestais le riz. Ca n’avait pas de goût, comme à peu près tout ce qui pouvait se conserver en ces temps durs. Pourtant j’adorais la sensation de manger. C’était comme si mes journées entières étaient rythmées dans l’attente de l’heure du repas. Je me tournais finalement vers Thomas et m’accroupissais à ses côtés pour lui tendre son assiette avant de lui souffler : « Peut-être que l’on n’est pas fait pour parler. » Je lui souris doucement pour alléger cette nouvelle révélation. Mais ce sourire simple s’évanouis soudain. C’était cette façon qu’il avait de me regarder. Je n’avais que très peu affronté son regard, même avant ça, notamment parce que nous évitions le contact. Ce soir-là rien ne m’incitait à détourner les yeux et tout au contraire me poussait à rester là. J’avais les joues aussi brûlantes que lorsque je m’étais penchée au-dessus des flammes. Ils étaient rares ces moments où je perdais mes moyens. Je ne savais pas toujours quoi faire mais la solution qui se présentait à chaque fois était de foncer tête baissée. Seulement là je le connaissais à la fois trop sans le connaître assez pour savoir quoi faire. Me relever oui mais j’étais à présent trop près du feu. Eloigne toi.

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