Move, move ! (flashback feat Acacia)

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MessageSujet: Move, move ! (flashback feat Acacia)   Mar 3 Juin 2014 - 16:04

il n'y a rien de plus important que de protéger ceux qu'on aime comment faire une fois qu'ils sont partis si on les protège c'est pour ne pas que la mort ou la douleur ne les gagnent
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Lorsque mon supérieur est venu me voir pour me demander d'aller en repérage, je ne me fis pas prier, même si il me collait une petite équipe, nous nous séparerions bien assez tôt pour aller chacun de notre côté. J'ai l'impression que cela fait une éternité que je ne suis pas sorti, du coup – d'accord, trois petits jours. Mais je n'ai jamais trouvé le temps de sortir du camp tout seul, et j'en piétine d'impatience. Je prends conscience peu à peu que sortir du camp est devenu une sorte de drogue pour moi. Et ça me donne assez d'adrénaline pour tenir le coup sans ma sœur. Et qui dit drogue, dit bien sûr moment où il y a manque. Et c'est pour cette raison que je ne déserte pas la Cohorte, parce que j'ai besoin de ce manque autant de la drogue elle-même. Le manque me rappelle mes premières valeurs, celles qui me rendent bon, celles qui font de moi le vrai homme que je suis. Celui qui protège les autres. Mais je me rends aussi compte qu'il est de plus en plus loin.
Mon sac sur les épaules, je suis le premier arrivé aux portes du camp. Je suis prêt, mon arc en bandoulière, les mains dans les poches, je fais les quatre cents pas, bouillonnant de l'intérieur. Deux autres garçons arrivent, sûrement les autres éclaireurs, mais à peine ont-ils mis un pied à côté de moi que je franchis les portes et me mets en marche. L'un d'eux me rattrape en trottinant, il me détaille de la tête aux pieds, je vois son regard s'attarder la peau brûlée de mon cou. Les manches de ma veste recouvre celles sur mon avant-bras, et celles sur ma taille, mes hanches et mes cuisses ne risquent pas de servir de divertissement à qui que ce soit. Je lui lance un regard interrogateur et il se décide à ouvrir la bouche. ❝ Hé mec, sans vouloir t'offenser, pourquoi tu te trimbales avec tout ça ? On dirait que ton sac va exploser. ❞ Un léger sourire étire mes lèvres, un tant soit peu ironique, puis mon visage retrouve son masque de froideur. J'accélère alors encore un peu, et le garçon, qui peinait déjà à me suivre, abandonne la course. Si je m'amuse à garder avec moi en permanence toutes mes affaires, c'est à dire mon arc sans flèches, ma lampe torche alors que nous sommes en plein jour, mon briquet, ma boussole qui bon, là, est utile, et ma couverture de survie qui prend les trois quarts de mon sac à dos, et bien ce n'est pas pour faire joli. Mais d'une, parce que je pourrais me faire voler, de deux, parce qu'il se peut qu'il n'y ai plus de camp lorsque nous reviendrons, et de trois parce que dans l'urgence, nous pouvons avoir à survire plusieurs jours ou à jamais à l'extérieur sans pouvoir revenir au camp. Et cet idiot qui croit être plus efficace parce qu'il est plus léger, eh bah il est complètement con, déjà qu'à mon allure de croisière, je lui mets dix mètres dans la vue. Typique de l'homme qui a toujours eu l'habitude d'avoir ce qu'il voulait dans la vie, je le suspecte également d'être en sur-poids avant l'invasion. Alors maintenant, le manque de condition physique et de nourriture lui jouent des tours. Combien de fois j'ai eu l'impression de mourir de faim parce que je me privais pour ma sœur ? Combien de fois j'ai dû me battre parce qu'elle se mettait toujours dans des situations pas possibles ? Combien de jours j'ai dû rester éveillé à surveiller la maison pour ne pas que des sales mecs viennent roder et penser pouvoir profiter de ma mère ? J'ai peut-être vécu l'enfer avant même l'invasion. Et ça fait qu'au moins, la situation ne me paraît pas aussi désespérée que d'autres pourraient le croire. L'avenir en moins, bien entendu.
Nous choisissons un point où nous séparer et où nous nous retrouverons dans quatre heures. Le but étant de voir si les camps Host ont bougé ou non et repérer les lieux potentiels où il reste de quoi trouver des choses intéressantes. Je me dirige vers l'Ouest, vers les habitations en ruines. Le coin le plus prêt d'un camp Host. Je n'ai même pas réfléchi en proposant ma destination, et il est clair que les deux autres ne se sont pas fait prier. Mais plus je suis prêt du danger mieux c'est. Je trottine jusqu'à arriver à un coin où les habitations en ruines sont assez imposantes pour me camoufler, et alors je ralentis en commençant à longer les murs effondrés. Je ne pense à rien en particulier, mais seulement à ma mission, à observer, écouter. Comme toujours, je longe un mur à ma droite, ouvrant mon oreille gauche au reste du monde, aux bruits qui peuvent me parvenir, pour faire en sorte que mon oreille droite, quasiment sourde, ne soit pas un plus gros handicap qu'elle ne l'est déjà. Je me sens assez fière d'avoir réussi à faire en sorte que personne dans la Cohorte ne l’apprenne. Je ne me sens pas particulièrement en sécurité, essentiellement à cause du fait que je n'ai pas d'arme à proprement parlé, bien que le sol est jonché de pierres qui pourraient faire l'affaire. Mais je ne me sens pas particulièrement en danger non plus, parce que je me sais assez discret pour ne pas être repérable facilement. Au moindre bruit, je m'arrête net, le pied en l'air si il le faut, ou alors je m’accroupis, plonge derrière un mur, une porte, n'importe quelle chose pouvant me camoufler, et je regarde autour de moi. Parfois, un animal sauvage passe, et je me mets à saliver instinctivement en serrant les dents pour empêcher mon ventre de gargouiller. Parfois, il n'y a rien, juste des volets en dehors de leurs gonds qui claquent au vent.
Je ne vois rien, mais je sens la vie. Il y a des gens aux alentours. Et qui dit des gens, dit plutôt ces saletés d'extraterrestres. Je suis déjà arrivé à leur camp, je ne me souvenais pas qu'il était aussi proche. Je n'ai quitté le groupe que depuis une heure, et le camp depuis une heure de plus, et même si je suis rapide, en terme de distance, ils sont trop proches de nous. Je m'apprête à faire demi-tour et retourner au camp le plus vite possible, poussé par cet instinct de protection qui me caractérisait avant, ne pensant plus qu'à prévenir les autres, quand une ombre se dessine un peu plus loin et que j'aperçois du mouvement. Je me cache derrière une voiture abandonnée et vois une silhouette s'échapper de l'un des bâtiments et se diriger vers le camp. J'hésite. Et si c'était un Host ? Je ne sais pas pourquoi, mais mon instinct me dit que non, je l'ai toujours suivi jusqu'ici et il m'a maintenu en vie. Je regarde autour de moi, la rue est vide, mais je ne me fais pas d'illusion, un de ces visiteurs venus d'une autre planète peut surgir à n'importe quel moment. Le dos courbé, je rejoins la silhouette en courant, traverse la rue et l'attrape par le coude. Je la tire sans ménagement jusqu'au bâtiment le plus proche, défonçant la porte d'un coup de pied bien placé et la faisant s'accroupir à côté de moi, sous la fenêtre. ❝ Putain de... Non mais t'es débile ou quoi ? T'es attardé mentale ou un truc du genre pour aller par là ? ❞ J'ai déjà vu pas mal de ces gens qui pensent pouvoir vivre seuls à l'extérieur mais qui n'en sont pas capable, mais jamais l'un d'eux n'est désespéré au point d'aller vers un de ces camps de la mort. Je me tourne vers cette personne, prenant enfin conscience que c'est une jeune fille, et mes yeux marrons, furieux, croisent les siens. Je remarque au premier coup d’œil qu'elle ne doit pas être beaucoup plus vieille qu'Orphan l'année où je l'ai perdue. Quelque chose résonne dans mon esprit, comme une alarme, un signal d'alerte, mais je décide de l'ignorer.
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MessageSujet: Re: Move, move ! (flashback feat Acacia)   Mer 4 Juin 2014 - 16:14

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Tapie derrière un arbre, les paupières mi-closes, elle laissa ses pupilles se perdre dans le décor merveilleux que lui offrait le petit matin. Cette lumière pale qui filtrait à travers la brume, alors que les végétaux sont encore endormis, couverts d'une délicate rosée. C'était comme si la nature leur riait à la gueule, comme si elle les provoquait de par tant de beauté alors que ses habitants n'étaient qu'un ramassis de crasse, de la peau sur un tas d'os, rampant dans la boue pour échapper à leur funeste destin. Quels espoirs avaient ils? pensa-t-elle soudain. Aucun, répétait ce murmure infernal au creux de son oreille, ce murmure constant qu'elle tentait d'oublier alors que tout sur cette foutu planète lui rappelait que sa faiblesse serait sa guillotine, que sa faiblesse serait son fardeau, qu'elle le portera jusqu'à la tombe et qu'elle tombera dans celle-ci la tête la première sans même avoir eu le temps de réaliser sa chute.  

Elle battit des cils, cligna fermement les yeux, tentant de chasser le sommeil qui embrumait son esprit et son corps, tachant de dissiper ce voile de fatigue qui passait devant ses yeux humidifiés. Sa carcasse rouillée lui hurlait de ne pas bouger, de rester pour encore une bonne dizaine d'année.  Mais la peur, la peur anima soudain ce pantin démembré, force inconnue qui la porta à se lever sur ses jambes tremblante, et à ramasser sa couche lentement, comme si elle allait réveiller ces monstres qui la guettait dans l'ombre qui envahissait encore un peu les lieux en cette heure matinale. Elle se saisit de sa boussole, l'astre solaire dissimulé par un épais voile gris couvrant uniformément le ciel, et pris la direction du Sud.  

Jour 312 - Je les vois partout, dans les ombres, dans les recoins. Je les vois dans les champs, je les vois sur les routes. Constamment je redoute ce qu'il pourrait me faire, si mes jambes un jour ne me portent pas assez vite pour échapper à leurs teasers.  J'ai peur, jour et nuit. Il faut que je fuis, jour et nuit. On ne peut que les fuir, les autres.  
les autres.  

***

Ils sont là, elle entendait leurs voix, comme des sifflements de serpents, qui passe, repasse devant le bâtiment où elle avait trouvé refuge. Elle se plaque contre le mur sous la fenêtre, tentant de faire sa respiration la plus silencieuse que possible. Ils étaient a quelques centaines de mètres pourtant, il n'y avait aucun moyen qu'ils ne l'entende. Mais la panique étouffait son esprit et ses sens. Un flot de doute l'envahissait, propulsé par la peur, l'angoisse, et elle s'horrifia devant ce fait indéniable: elle ne savait pas comment se tirer de là.  
Son expérience avec les villes n'avait déjà pas été des meilleures. Pourtant elle revenait toujours sous le regard des géants de bétons, pour une raison inconnue. Peut être qu'au fond, elle espérait encore trouver des gens? Son cœur accéléra autant qu'il le pouvait encore, se rappelant soudain du visage d'Eliot qui était devenu son bourreau, hantant ses journées et ses nuit en maître de ses pensées.  

Et cette petite idiote avait filé droit entre les dents du loup, vers son gosier, tombée presque nez à nez avec un groupe de gens trop bien équipés pour être de simple survivant. L'armée? avait elle espéré. Non, les autres. avait rabâché la petite voix acharnée. Elle n'avait jamais été si proche d'eux, et elle doutait sincèrement qu'elle puisse s'en sortir cette fois ci. Son ange gardien avait il finit par l'abandonner? En avait elle jamais eu un? Elle tenta de ranimer son esprit affolé, cherchant une sortie, cherchant son salut des yeux, un quelconque échappatoire? Dans un élan d'espoir, elle sortie de sa cachette, lorsque les voix lui semblèrent assez loin et couru dans une direction aléatoire, le dos courbé et les pas furtifs.  

Soudain, elle fut tirée en arrière par une poigne de fer, et elle aurait hurler de terreur si elle n'avait pas eu le souffle coupé par la surprise. La silhouette la tira, elle voulu se débattre. Mais c'était inutile, comme si ces petits os maigres qui lui servait de bras pouvait se libérer de l'emprise de la grande main resserrée comme un étau autour d'eux. Il la traîna jusqu'au bâtiment le plus proche et la balança à l'intérieur. Elle tomba sur les fesses et contempla son assaillant d'un regard ahuri. Un grand gars bruns, les yeux bruns aussi, doté d'un joli visage sali par la poussière. Alors c'était ainsi, il allait  achever son agonie. Elle se questionna sur la méthode qu'il emploierai. Une balle dans la tête? Ou alors de manière plus traditionnelle, les mains refermées autour de son cou? Ou alors il l'emmènerai là où les autres vont, et qui sait ce qu'il adviendrait d'elle là bas.  

Il la ramena sous la fenêtre et la contraint à rester là, de toute façon, sa petite cervelle avait bien trop d'informations à gérer déjà pour initier une quelconque fuite.   ❝ Putain de... Non mais t'es débile ou quoi ? T'es attardé mentale ou un truc du genre pour aller par là ? ❞ gronda-t-il soudain, surprenant la jeune fille par la colère qui semblait émaner de l'inconnu. ❝Qu. . . quoi?❞ fut la seule réponse qu'elle réussit à former.  

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MessageSujet: Re: Move, move ! (flashback feat Acacia)   Mer 4 Juin 2014 - 21:45

il n'y a rien de plus important que de protéger ceux qu'on aime comment faire une fois qu'ils sont partis si on les protège c'est pour ne pas que la mort ou la douleur ne les gagnent
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Je donnerais tellement pour avoir ne serait-ce qu'une flèche, histoire d'avoir au moins l'air un minimum impressionnant face à une menace, quelle qu'elle soit. Certes mes poings sont très efficaces aussi, mais je suis sûr qu'une flèche ou deux, ça serait le top aussi. Et puis au moins, la flèche incite à un combat à distance. Alors que les poings obligent à se rapprocher, et je n'aime pas particulièrement les rapprochements, peu importe de quelle nature ils sont. Tout ça pour dire qu'avec mes seuls points et mon beau visage, je ne risquais pas de mener une mission de sauvetage avec de grandes chances de réussite. Et pourtant, voilà dans quoi je me suis lancé. Et en plus, je viens de m'enfermer moi même dans un endroit où je ne suis même pas sûr de trouver une issue de secours si jamais ces saletés viennent mettre les pieds là-dedans. C'est pourtant l'une des premières règles de survie dans ce bas monde, s'assurer que le lieu où on s'enferme a un deuxième point d'entrée ou de sortie en cas d'invasion. Combien de fois ais-je vérifié ce détail avant de m'installer avec ma sœur dans une maison ou une cabane abandonnée ? A croire que vivre avec la Cohorte m'a fait oublier quelques points essentiels. Peut-être que je devrais en faire une liste et la noter quelque part, je ne suis pas à l'abri de devoir retourner vivre seul dans ce monde sauvage. Je me maudis intérieurement de mettre mis en tête de sauver cette fille. Non, c'est idiot, c'est dans ma nature, de sauver les gens même si j'ai sale caractère. Mais je me maudis quand même.
Heureusement, la petite ne semble pas avoir la force de résister, et même si je sens qu'elle essaye de se débattre, je n'ai aucun problème à en faire ce que je veux. Ce qui veut dire dans le cas présent, la faire s'asseoir et rester calme. ❝ Putain de... Non mais t'es débile ou quoi ? T'es attardé mentale ou un truc du genre pour aller par là ? ❞ Je n'attendais pas forcément de réponse de sa part, mais alors que je l'observe du coin de l’œil et vois sa bouche s'ouvrir, je suis soudainement curieux de savoir ce qu'elle pourrait dire. ❝Qu. . . quoi?❞ Je hausse un sourcil. Ok, ça casse pas des briques. Peut-être que j'ai trop cru qu'elle allait me gueuler dessus comme ma sœur quand je la sauvais d'un sale pétrin. Ce que je viens de faire, la sauver d'un sale pétrin. Je me redresse et jette un coup d’œil dehors. La rue est déserte, et le fait que nous nous trouvions dans un immeuble m'empêche d'entendre distinctement les sons de l'extérieur. Impossible de savoir si ils restent sur place, s'éloignent ou se rapprochent. Je me rassois, m'adossant au mur et allongeant mes jambes devant moi. Je m’essuie le front avec la manche de ma veste. Je tourne la tête et fixe la princesse que je viens de secourir tel un preux chevalier... Elle a l'air toute fragile pour moi, et je ne peux m'empêcher de me radoucir. Dans la limite du possible, on va dire que mes yeux ne lancent plus des appels aux meurtres. Me pinçant les lèvres, je décide de vérifier, même si je suis quasiment sûr de moi, qu'elle n'est pas un Host. Pour se faire, rien de mieux que d'y aller franco. Je tends la main et la passe dans son cou, mes doigts effleurent la peau sur sa nuque, et constatant qu'elle est lisse, je la retire, un peu brutalement, certes. Je me sens un peu glauque, et une fois mon bras revenu vers moi, je me dis que j'aurai peut-être dû me montrer plus tendre et pourquoi pas lui demander. Bon, trop tard. ❝ Bon, petite. Tu m'expliques ce que tu étais en train de faire ? ❞ Mes paroles ne vibrent plus de colère comme ma phrase précédente, mais je ne peux m'empêcher de parler plus sèchement que d'usage. Mais je trouve son comportement tellement illogique que je me sens obligé de la sermonner. Qui est assez idiot pour se jeter dans la gueule du loup, de toute façon ? Je commence à regarder droit devant moi, et je ne peux pas m'empêcher de me sentir en position de faiblesse puisque je suis placé à sa gauche, ce qui fait donc que, d'une, elle doit avoir une vue sur mes brûlures dans le cou, mais de deux, et le plus important, si elle ne parle pas assez fort, je n'arriverais pas à l'entendre. Je me concentre le plus possible pour entendre sa réponse sans traduire mon comportement. Parfois, je me demande ce que ma sœur aurait fait si elle avait été là. A tous les coups, elle m'aurait supplié qu'on garde cette petite avec nous et elle l'aurait collée jusqu'à ce qu'elle accepte d’être son amie. Je n'ai pas cette chaleur avec moi. Elle était le feu et j'étais la glace, elle était la lumière, et j'étais la noirceur. Et c'est comme ça depuis le début, ça ne changera jamais. ❝ J'm'appelle Hæresis. Et j'suis pas un de ces satanés envahisseurs, si jamais tu te poses la question. ❞ Je dis mon nom presque en haussant les épaules. ❝ Tu peux vérifier si tu veux. ❞ Je lui lance un regard en lui montrant ma nuque avec mon index. Je me demande si j'aurais le temps de retourner au point de rendez-vous à l'heure fixée. Mais je connais la procédure si je n'y suis pas. Ils partent sans moi. De toute façon, que je sois avec eux ou non, je retrouverais mon chemin.
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