Freedom's way ▲ JAWN

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MessageSujet: Freedom's way ▲ JAWN   Ven 16 Mai 2014 - 14:07

freedom's way

Il est là, devant moi. Si loin que seule sa silhouette sombre transcende l’horizon. Mon cœur s’emballe à la vue de ce monstre noir galopant jusqu’à moi. J’ai peur mais je reste immobile, prête à affronter cette tornade venue des enfers. Une fraction de seconde je détourne le regard derrière moi pour observer la cause du sifflement perçant qui se perd entre les planches et les tuiles du vieux ranch. Ce n’est que le vent annonçant la venue de ce messie des enfers. Cette clairière dans laquelle je me trouve semble s’étendre de plus en plus sans que je ne bouge. Le monstre que j’avais quitté du regard surgit alors derrière moi, me plongeant dans son ombre effrayante. Fébrile je me retourne pour lui faire face. Le cheval se rue alors, hennissant si fort que je perds l’équilibre et tombe au sol.

Mes paupières s’ouvrirent sur l’obscurité, ma respiration saccadée animant mon abdomen avec une telle force que je me sentais soulevée du matelas. La nuit était claire mais restait froide et parsemée de brume. Sans mal je distinguais les formes grotesques de la pièce ainsi que celle mouvante sur mon bras. Je n’avais pas bougé, d’abord tétanisée par ce réveil brutal et maintenant par cette chose immonde qui caressait ma peau. Allongée sur le côté, mon bras relevé devant mon visage je pouvais la voir se diriger lentement vers ma main. Si lentement qu’elle paraissait presque immobile. J’avais à présent la chair de poule. Sans un bruit je remontais mon deuxième bras jusqu'aux huit pattes velues s’agitant sous mes yeux avant de brusquement projeter cette compagne indésirée hors du lit. Un soupir de soulagement me libéra alors de mon état immobile. J’avais brillamment évité la crise cardiaque devant l’apparition du pire insecte pouvant exister sur cette terre. A présent le plus dur allait être de me rendormir en sachant qu’elle était là, attendant patiemment que je sombre à nouveau pour continuer son inspection. Je me redressais finalement, m’emmitouflant chaudement dans ma couverture. Trois couches de vêtements ne suffisaient pas à me protéger du froid et j’avais les pieds et les mains frigorifiés. Être tombé sur le ranch m’avait tout de même permise de ne pas dormir dehors. Néanmoins la température ambiante ne dépassait pas celle de l’extérieur. Perdue au milieu de nulle part cette maison se mourrait peu à peu. Comme beaucoup d’habitations délaissées après l’invasion. J’avais fini par comprendre que le problème était le même peu importe l’état dans lequel je me trouvais. Je ne comptais plus les kilomètres parcourus. Seule ou accompagnée. Grâce à cet homme que j’avais rencontré, je savais depuis peu que la cohorte n’était pas loin. Malgré tout ce qui m’avait fait rejeter l’idée d’intégrer ce groupe de survivants, les mois passés m’avaient finalement fait prendre conscience qu’il était temps que je retrouve un semblant de socialisation. Louis, Maxwell et Thomas y étaient. Sans doute d’autres également. Mais jusqu’à présent je marchais sans résultat. Je me retrouvais ici au Texas et perdait peu à peu la piste que je suivais. Je me méfiais trop de Hunter pour continuer la route avec lui. J’avais imaginé pouvoir continuer seule sans l’aide d’un homme qui avait des problèmes personnels à régler, sans résultat.

Un son de cloche retenti dans l’obscurité. Une cloche de celles que l’on pouvait entendre dans les petits commerces lorsque quelqu’un ouvrait la porte. Un son mélancolique qui sonnait l’arrivée d’un visiteur. Mais celui-ci n’était pas venu ici pour faire ses courses. J’avais installé cette alarme improvisée ainsi que plusieurs autres ruses dans la maison pour me prévenir d’un éventuel visiteur. Il était hors de question que je me fasse avoir par surprise comme la dernière fois. J’avais espéré qu’elles ne serviraient pas mais j’étais tout de même satisfaite de savoir qu’elles avaient fonctionnées. J’avais répété avec soin l’évasion qui suivrait. Machinalement je me sortais du lit et attrapais mes affaires. J’enfilais mon manteau et mes bottes avec empressement, glissais mon sac sur mon dos et empoignait à deux mains mon arme de défense : la batte de baseball. Une réactivité digne d’un militaire. Seulement ce n’était pas une arme à feu dernière cri que je tenais sur mon épaule mais un morceau de bois taillé pour les jeux de balle. A pas de loups je me glissais hors de la chambre. Le couloir était grand et toutes les portes étaient fermées de façon à ce que personne ne se dissimule à l’intérieur. Je m’approchais de l’escalier et me penchais furtivement pour tenter d’apercevoir le hall. La pièce était vide mais la porte d’entrée grande ouverte. L’intrus devait s’être dirigé vers la cuisine ou le salon. Peu importait. Je n’avais plus qu’à dévaler les escaliers et courir vers l’extérieur. Sans plus attendre je m’apprêtais à mettre mon plan à exécution. Mais sortis de nulle part, la silhouette tant redoutée apparue dans le hall. Je restais dissimulée en haut des escaliers, derrière le mur du couloir. La deuxième clochette placée en bas des escaliers se mit à retentir, accélérant les battements de mon cœur. Cette fois j’étais déterminée. Je resserrais ma batte entre mes doigts et une fois qu'il eut monté les escaliers j’apparaissais devant lui dans un mouvement brusque pour le frapper sur le côté du bras. Je me sentis fière même si l’adrénaline me montait assez à la tête pour que je ne prenne pas conscience que j’étais en train de réellement me battre. Rapidement je tentais de faire suivre mon évasion mais passer s’avéra plus difficile. Je le repoussais tant bien que mal, me débattant pour qu’il perde l’équilibre quitte à tomber avec lui. Je me retrouvais finalement assise sur les marches, ma batte de Baseball arrachée des mains et les bras retenus au-dessus de moi. Me retenir seulement en me tenant par les poignets devait être d'une satisfaction et d'un comique presque indécent. C'était d'autant plus comique que j’enfonçais mes ongles dans ses bras dans l’espoir qu’il ne lâche prise sans que rien ne marche.





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MessageSujet: Re: Freedom's way ▲ JAWN   Ven 16 Mai 2014 - 21:00

Si vous vous amusez à étudier les groupes, vous remarquerez toujours la même organisation : un chef pour diriger et prendre les décisions, peut-être quelqu'un en dessous pour donner l'illusion d'un semblant de démocratie et une armée de suiveurs. Le problème des groupes est que parfois un élément se rebelle et décide un beau jour de briser toutes les règles établies. Il renverse les valeurs et défini un ennemie commun. Un ennemie à combattre. Tu avais très vite pressenti ton inévitable chute. Avant même que les rumeurs ne naissent au sein de tes rangs. Tu le sentais, le vent tournait et les critiques s'élevaient. C'est pour cela que tu avais quittés les tiens, leur volant au passage une bonne partie de leurs ressources. Tu t'étais tiré comme un voleur, essayant de mettre le plus de distance entre eux et ta personne. Avec le coup que tu leurs avais fait tu savais qu'un prix allait être mis sur ta tête. Tu étais mal. Sérieusement. S'ils arrivaient à t'attraper, ce serait dans le meilleur des cas une balle entre les deux yeux et dans le pire... Dans le pire tu ne voulais même pas l'imaginer. Pourtant tu n'avais pas peur. Un sourire narquois s'était dessiné sur tes lèvres et refusait de les quitter comme un amant le lit d'une femme.

Tes pieds foulaient le sol dans la douleur. La fatigue harassait ton corps et creusait ton visage. Tu n'avais pas dit un mot depuis ton départ. Pas un seul. Pas un cri, pas une plainte. Les jours étaient passés, indénombrables. Tes réserves s'étaient petit à petit épuisées et tu luttais désormais contre la faim et la soif. Tu aurais dû mourir. Ou plutôt tu aurais pu. Tu aurais pu si tu n'avais pas croisé ce petit groupe de survivants. Ils t'avaient menacé d'abord, tâtant le haut de ta nuque pour y chercher la trace d'une cicatrice. C'est là que tu avais prononcé tes premières paroles. Ta voix grave s'était brisée dès la première phrase, se réduisant à un gargouillis roque. On t'avait porté à boire. L'eau s'était écoulée dans ta gorge, salvatrice. Tu étais faible. Trop pour faire quoi que ce soit.
Tu restas parmi eux trois semaines. Ou peut être plus, comment savoir ? Ils te remirent sur pied et vous avancèrent ensemble vers l'inconnu. Le paysage changea tout comme le temps. Le froid faisait tousser les marcheurs rougissait vos joues. Tu avais ramassé la veste d'un type en chemin et la serrait contre toi. Avec la balle qu'on lui avait logé dans la poitrine tu te doutais bien qu'il n'allait plus en avoir besoin ce pauvre mec. Tu avais été le seul à le fouiller. Le froid l'avait conservé intact et l'odeur de putréfaction n'était que faible quand vous étiez arrivés. Heureusement, l'idée de te trimbaler une veste puant le cadavre ne t'emballant pas plus que ça.
Vous aviez ensuite continué votre route jusqu'à ce que tu avais supposé être le Texas. C'est ici que tu les avais laissés. Tu n'en avais tué aucun mais ne t'étais pas empêché de les dépouiller de leurs rations. Tu préférais marcher seul. Tes anciens compagnons de route ne te manquaient pas. Une journée de plus en leur compagnie aurait conduit à un sanglant massacre, tu le savais.

Un moment s'était écoulé depuis ton départ, tu avais arrêté de compter. Vous ne pouvez même pas imaginer le sentiment qui t'avait envahi lorsque tu avais aperçu à la lueur de la lune une maison. Du moins tu imaginais, ne distinguant pas bien les formes de l'endroit. Sans prendre garde aux potentiels habitants, fuyant le vent glacial, tu t'y étais engouffré comme une ombre. Tu n'avais pas vu venir le bruit de la sonnette. Un occupant l'avait-il installée pour prévenir la venue d'intrus ou était-elle d'époque ? Tu n'allais pas tarder à la découvrir. L'obscurité était quasi totale lorsque tu étais rentré et bientôt quelqu'un s'était jeté sur toi. Malgré la fatigue tu n'avais pas perdu tes réflexes. Une femme sans doute. Ou peut être un gamin avec de longs cheveux et pas beaucoup de force. Il ne t'avait pas été très difficile de maintenir ton assaillant qui enfonçait maintenant ses ongles dans ta chaire. «Je crois que si tu ne te calmes pas tout de suite je vais être obligé de fracasser ton crâne à coups de batte de baseball.» lanças-tu d'une voix tranchante. Maintenant ses deux poignets grâce à ta main droite, tu passas l'autre derrière sa nuque. Sa peau était lisse. Tu fouillas dans la poche de ton jean et en tira un vieux briquet. Éclairant son visage tu eus un mouvement de recul. Tu l'avais déjà croisée cette blonde. Tu reconnaissais ses traits. C'est elle qui avait essayé de te jeter des cailloux pour aider le jeunot que tu avais dépouillé plusieurs semaines auparavant. «Comme on se retrouve. Je t'ai manqué ?» Ton sourire s’élargit. «Si je te lâches, essaieras-tu de me frapper à nouveau ?» Ton ton était arrogant.

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MessageSujet: Re: Freedom's way ▲ JAWN   Dim 18 Mai 2014 - 17:28

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«Je crois que si tu ne te calmes pas tout de suite je vais être obligé de fracasser ton crâne à coups de batte de baseball.» Je lâchais docilement prise à ses mots. Cette voix je la connaissais. Elle était depuis peu encrée dans ma mémoire et me rappelait avec mélancolie le visage de Charline. Elle me rappelait que je l’avais laissé entre les mains de prisonniers tous plus effrayants les uns que les autres. Je ne l’avais pas forcé à rester. Rester avec eux l’enthousiasmait, chose que je ne comprendrais jamais. J’aurais pu lui faire prendre conscience de sa naïveté et l’emmener avec moi. Seulement la voir ainsi tourner sa veste et préférer rester avec eux plutôt qu’avec moi m’avait blessé. Assez pour l’abandonner. Mais ce retournement de situation était peut être une façon pour moi de me racheter. Je laissais cet homme m’examiner, pensant à tort qu’elle serait là pour me sauver à nouveau la mise. La flamme de son briquet me fit reculer. Il prenait à son tour conscience que nous nous étions déjà croisés tandis que je me rassurais à l’idée que j’avais vu juste. «Si je te lâches, essaieras-tu de me frapper à nouveau ?» Cette satisfaction qu’il affichait sur son visage ne me fit ressentir que du mépris. Je ne pris même pas la peine de répondre à sa première question. « Ce serait malpoli de frappé ses vieux amis Jonas. » J’affichais l’air le plus innocent possible pour tempérer ma réponse. J’avais quelques doutes sur son prénom mais cela importait peu. Je ne pensais même plus à lui, trop impatiente de retrouver Charline. Une fois libérée je me redressais tant bien que mal dans les escaliers avant de me diriger jusque dans le Hall d’entrée d’un air déterminé. « Où est Charline ? » Sa présence me paraissait évidente. Elle devait être là quelque part. La dernière fois ils étaient arrivés comme des mouches pour retrouver un de leurs hommes. Mais en regardant par la porte entrouverte, je ne vis aucune trace des autres. La nuit était calme et la brume se mouvait dans l’horizon comme un voile épais devant mes yeux.

« Et les autres ?» Je me retournais vers lui avec un mauvais pressentiment. Un mauvais pressentiment vis-à-vis de Charline mais également vis-à-vis de moi. L’obscurité assombri mes pensées. Qu’avait-il en tête ? Je n’avais pas de mal à imaginer les fantasmes qu’un homme comme lui pouvait avoir à la vue d’un voyageur perdu sans personne pour l’aider. Je devenais folle. Je voulais qu’ils apparaissent. Tous ces taulards sentant la sueur, leurs cicatrices et leurs tatouages symboles d’une vie misérable. « Qu’est-ce qu’un chef de groupe s’il n’a pas quelques larbins pour lui ouvrir la braguette lorsqu’il a envie de pisser ? » Ça me mettait en colère de savoir qu’il était seul. Assez pour faire abstraction du fait qu’il aurait pu me briser les poignets avec une seule main. J’étais plus près de la sortie que je ne pouvais l’espérer. Prête à m’envoler et disparaître. Je me faisais confiance là-dessus. Il n’était pas né celui qui réussirait à m’arrêter. Je n’étais pas bonne en combat parce que cette technique ancestrale favorisait les plus forts et que rien ne m’avait apprêtée à me rendre forte. Mais je m’en sortais en gardant mes distances et en courant. Courir ou mourir. Ça aurait été un si bon slogan pour une chaîne sportive.

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